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Lundi 24 janvier : Gang Of Four - You'll Never Pay for the Farm

Le début de l’année 2011 a été marqué par deux grands noms du punk. A ma gauche, Wire, auteur de l’album Pink Flag, tuerie dans le genre punk rock qui sera suivi par deux disques à peu près équivalent. Par la suite, ils disparaîtront avant de faire deux come back, l’un en 1987 et l’autre en 2003. De l’autre côté, nous avons Gang Of Four signataire du culte Entertainment! qui servira d’influence majeure à toute la génération Franz Ferdinand, Bloc Party et toute cette clique. Comme leurs compères, ils ont disparu avant de faire leur « grand retour » deux fois... L’une en 1991 et une autre en 2005 pour un album best-of constitué de deux parties distinctes. La première consistait à une relecture de leurs standards par Gang Of Four eux-mêmes, tandis que la deuxième partie laissait place aux jeunes pousses qui revendiquaient leur influence. La suite, on la connait, ils ont été super content de se retrouver blah blah blah, ils ont pris plaisir à jouer blah blah blah, ils ont besoin de pognon blah blah blah… Bref, Gang Of Four s’est reformé et a sortit un nouveau disque avec une pochette qui concourt déjà pour l’horreur de l’année…

S’il n’y avait que la pochette qui était une horreur… Oui, vous voyez où je veux en venir, le contenu… Il n’est pas bon du tout... Pourtant, ils ont essayé de répéter ce qui faisait la réussite de leurs premiers opus, Content est un véritable retour aux sources. Un retour aux sources qui prouve que ce n’est pas toujours bon de regarder dans le rétroviseur, que vouloir recréer la magie d’antan en se disant « ha c’était mieux avant » peut-être une grossière erreur. Pourtant, tout y est, les guitares incisives sont là, la voix sèche et directe aussi mais le groupe est complètement à côté de la plaque. Faute de mélodies réellement marquantes, les deux têtes pensantes nous ennuient, et puis, qu’est ce que c’est mou ! Un comble pour ceux qui ont signé des titres comme Damaged Goods! Return The Gift, l’album fait uniquement de relectures, avait le mérite de redonner un peu de puissance à des titres qui avaient perdu de leur aura avec le temps. Ici, on ne sauve rien, surtout pas quand le groupe se la joue djeuns et ché-bran en utilisant des vocoders comme sur le titre I Was Never Gonna Turn Out Too Good… Pour être honnête, je ne l’ai écouté que trois fois en une journée, mais cela m’a amplement suffi pour savoir que je n’y reviendrai pas. Bon, on se donne rendez vous en 2021 et on fait le point pour le troisième come back?

En écoute, aujourd’hui, You'll Never Pay for the Farm qui entre dans la danse avec une guitare heavy avant de continuer dans un truc sans grand intérêt...



Extrait de l'album : Content
sortie le : 24 janvier 2011
Label : Yep Roc
Myspace
En écoute dans le lecteur à droite

Pour :
...

Contre :
Sound Of Violence
Playlist Society
Derrière la fenêtre
...

Les oubliés de la semaine #1

D’autres albums ont été écoutés et on n'en a pas parlé faut de temps. Une injustice qu’il faut vite réparer avec une petite rétrospective de 4 disques qui ont animés mes dernières journées.

Delphic - Acolyte [Polydor]
Désigné comme étant la musique du futur par un certain magazine, ça ressemble plus à une escroquerie qu’autre chose. Entre Friendly Fires et Metronomy, ce groupe n’atteint ni la grâce des premiers ni le talent pop des seconds. Nous les vendant comme l’un des fers de lance d’un renouveau de la scène de Manchester qui avait connu son heure de gloire dans les années 80 avec New Order en tête, la presse s’affole et brasse le vent devant Delphic qui devrait vite être oublié à l’heure des bilans de fin d’année. 2/10
Myspace

Adam Green - Minor Love [Rough Trade]
Ça fait 5 ans qu’Adam Green est sur une pente descendante sacrément casse gueule, avec Minor Love, l’ex-leader des Moldy Peaches retrouve un regain de forme qui lui permet sans doute de signer son meilleur album depuis Friends Of Mine. Plus posé et plus mature que d’habitude, c’est aussi son album le plus sobre délaissant des orchestrations qui par le passé pouvaient faire grincer les dents. Loin d’être essentiel, Minor Love est comparable a un vieil ami revu par hasard : On se remémore les moments passés avec un sourire au coin des lèvres, on apprécie l’instant présent, et puis chacun reprend sa route ne sachant pas vraiment si on se reverra un jour futur avec une pointe de gâchis entre les dents. 7/10
Myspace

Ok Go - Of the Blue Colour of the Sky [Capitol]
La dernière fois qu’on les avait vus c’était sur un tapis roulant à faire une danse rigolote avec en musique de fond quelque chose de beaucoup moins fun et inventif. Pas de bol la musique était de leur cru et ça ne donnait pas vraiment envie d’aller plus loin. Aujourd’hui ils reviennent avec Of the Blue Colour of the Sky une agréable surprise qui contient son lot de chansons pop/rock énergisante. Une fois passée cette production désagréable un poil trop aseptisé dans le but de charmer les masses, on a entre les mains un disque fun et décomplexé qui ne restera pas dans les annales mais qui nous fera passer quelques bons moments au coin de sa cheminé avec une bière dans la main. 7/10.
Myspace

Laura Veirs - July Flame [Bella Union]
D’une constance à toute épreuve, Laura Veirs signe une nouvelle fois un très beau disque de folk sans jamais faire tomber l’auditeur dans l’ennui en variant les styles. Il faut dire que cette guitariste commence très fort avec les deux premiers titres d’une riche émotion dont July Flame qui possède d’ores et déjà une place dans le top chanson 2010. Convoquant tour à tour des instruments aussi varié les uns que les autres, son 7ème album témoigne qu’elle n’a rien de perdu de son talent pour nous transporter dans cet univers enchanteur et poétique. 8/10
Myspace

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