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Pitchfork Music Festival Paris #1



A l'occasion du Pitchfork Festival, on fait une petite rétrospective des artistes à voir, une occasion de vous parler de leur actualité discographique avec pas moins de 16 chroniques. Hé ouai c'est que ça ne plaisante pas chez Ears Of Panda. Aujourd'hui on vous parle de la soirée du jeudi.


Pitchfork Music Festival Paris #1 - 31 Octobre 2013

Only Real - Days in the City EP [Luv Luv Luv]

Après un premier single en mode Venice Beach (Backseat Kissers), les sales gosses sont de retour avec un EP, Days In The City, qui creuse le sillon entre guitares surf ensoleillées et chant rappé. On a beau trouver ça à la limite du mauvais goût les chansons sont suffisamment cool pour se laisser prendre au jeu. Entraînant et revigorant tout est une question de fun chez ces gamins. Une sorte de King Krule en plus marrant en somme.

Note : 7/10
Date de sortie : Octobre 2013


Faut s’attendre à quoi en live : Leur prestation au Midi Festival était à l’image de leur musique : cool et fun. On n’en attend pas plus ce qui est déjà pas mal, une parfaite entame pour cette belle première journée.


Iceage - You're Nothing [Matador]

Ils viennent défendre You're Nothing sorti cette année et déjà chroniqué ici.

Faut s’attendre à quoi en live : C’est que c’est pas des rigolos, c’est des punks, des rageux. Donc ça risque de dépoter en live et tant pis si il y a des fausses notes.






Blood Orange - Cupid Deluxe [Domino] prévu le 18/11

Seul le premier single a pour l’instant été dévoilé. Chamakay reprend la même recette que Losing You, le tube de Solange (la sœur de Beyoncé Bitch !) qu’il a coécrit, soit un son pop mâtiné d’électro baignant dans une ambiance des iles. La chanson est assez réussie mais est beaucoup moins excitante que celle de son élève la faute à Caroline Polachek (Chairlift) qui en fait des tonnes niveau vocalise.

Faut s’attendre à quoi en live : Vu la grosse hype autour de Devonte Hynes en ce moment, le public devrait se la donner au premier rang. Il paraîtrait que le 1er album était bon, on reste de notre côté assez dubitatif. Néanmoins le garçon a de l’expérience, le set devrait être carré et le son suffisamment bon de quoi nous faire passer un agréable moment.



No Age - An Object [Sub Pop]

Eux qui nous avaient habitués à l’excellence, les Californiens reviennent avec un album mineur car moins percutant dans leurs moments de fougue, moins beau dans leurs moments d’accalmies. An Object s’avère finalement plus brouillon comme s’ils avaient voulu après le grandiose Everything in Between revenir à un son plus brut. Pour cela, le son est saturé tout du long et la voix est noyée dans un léger brouhaha qui dessert parfois les compositions. Avec An Object, No Age propose parfois un noise rock sans énergie voire sans envie qui nous laisse un peu perplexe. Dommage pour le groupe qui était certainement au top du genre. Néanmoins on retrouve encore quelques brûlots et pas mal d’idées qui méritent qu’on s’attarde sur leurs chansons.

Note : 7/10
Date de sortie : Août 2013

Faut s’attendre à quoi en live : Ça devrait envoyer très certainement du steak en espérant qu’ils iront piocher dans leur précédents disques afin de concocter une setlist Best-of. Le groupe à un répertoire tel que la plupart des groupes peuvent les envier.


Mac Demarco - 2 [Captured Tracks]

Citation : "Au-delà du songwriting impeccable, la réussite de 2 réside dans sa décontraction. Comme son cousin éloigné Ariel Pink, Mac Demarco véhicule à travers sa musique l’image d’un glandeur éclatant. Capable d’enregistrer une merveille pop en trois minutes sans forcer, Demarco compose ainsi 11 titres avec nonchalance, on se fait balader dans cette musique à la cool qui accompagnera aussi bien nos moments de glande, la clope au bec, que nos pérégrinations estivales dans la vieille bagnole de nos parents."
Cette très belle citation est tirée de moi même lorsqu'on plaçait son album à la 46ème place de notre top album 2012.

Faut s’attendre à quoi en live : Il parait qu’il joue plus vite, il parait que c’est bien et que c’est cool à l’instar de l’image qu’il véhicule depuis qu’il s’est fait connaitre. Qui plus est le jeune homme arrive en fin de tournée, les chansons devraient en toute logique être bien rodées. On s'attend donc à un grand moment en perspective et pourquoi pas même à notre coup de cœur ?


Savages - Silence Yourself [Matador]

Elles viennent défendre Silence Yourself sorti cette année et déjà chroniqué ici.

Faut s’attendre à quoi en live : On avait trouvé ça sympa à la route du rock en pleine journée, super excitant à Porto en soirée. Qu’on se le dise la musique de Savages s’apprécie une fois la nuit tombée. Niveau horaire, cela devrait donc être juste pour apprécié la nervosité de leur set qui a cependant avoir l’air de gagner de l’ampleur après avoir passé l’année à tourner un peu partout dans le monde.



Mount Kimbie - Cold Spring Fault Less Youth [Warp]

Après que le monde soit tombé en pâmoison devant un premier album réussi, on est beaucoup plus réservé avec ce deuxième disque qui peine à retrouver la magie d’antan. Bien sûr quelques titres arrivent encore à provoquer en nous des émotions mais on est globalement gêné par cette tentative un peu vaine, cet appel du pied permanent afin de nous émouvoir au risque de tomber dans la surenchère . Cold Spring Fault Less Youth a trop tendance à vouloir nous prendre par la main, à maniérer sa musique au point de mettre en doute leur sincérité. Tout est ici question de ressenti mais on sera finalement resté de marbre face à leur électro beaucoup moins aventureuse et plus lisse que par le passé.

Note : 5/10
Date de sortie : Mai 2013

Faut s’attendre à quoi en live : Honnêtement au vu de ce qu’il nous attend et de ce qu’on aura vu, ça sent la pause bouffe, Cependant leur set était plus que convaincant cet été, bien qu’ils prennent leur temps, Mount Kimbie avait fini par conquérir le cœur des festivaliers du Midi. On ne pourra malheureusement pas compter sur la présence de King Krule cette fois ci.


Darkside - Psychic [Other People / Matador]

Nicolas Jaar est doué certes mais on ne s’attendait pas à une telle claque face à Psychic, une œuvre ambitieuse qui puise sa force dans l’ambiance qui se dégage tout au long de l’album. Durant 45 minutes, Dave Harrington  et Jaar nous embarque dans une virée nocturne hypnotique, portée par 7 compositions brillantes rappelant parfois le dernier Liars mais en plus réussi ne nous détrompons pas.  Avec ses allures de classic rock, Darkside réussit à moderniser leurs compositions par des rajouts électro du plus bel effet. Classe, excitant et enivrant, Psychic est un concurrent très très sérieux au titre d’album de l’année.


Note : 8/10
Date de sortie : Octobre 2013
                      
Faut s’attendre à quoi en live : On s’est gardé la surprise et on a fermé les écoutilles, on se doute qu’ils seront sûrement que deux sur scène mais paraît-il que les lives qu’on peut voir d’eux sur Youtube sont très très bons. Ça sent le concert de la soirée…


The Haxan Cloak - Excavation [Tri Angle]

2013 sera peut être l’apogée du label Tri Angle qui n’a cessé de grimper ces dernières années, en témoigne cette année Forest Swords et surtout The Haxan Cloak dont Excavation pourrait devenir l’étendard, le sommet de la discographie du label. Sa musique qui en laissera très certainement sur le carreau plus d’un a le mérite de proposer quelque chose de rarement entendu. Certes Bobby Krlic privilégie l’ambiance aux mélodies, mais quelle ambiance! La pochette donne le ton, Excavation est un voyage au cœur des ténèbres, sombre et horrifique. D’emblée Consumed nous met mal à l’aise avec ses basses qui n’ont pour seule volonté que de vous comprimer, vous renfermez sur vous même. La musique peut parfois être une expérience déroutante ou dérangeante, une expérience différente qui finira par vous procurer du plaisir justement car elle propose quelque chose qui se dégage de toutes les autres sorties. L’horreur a trouvé sa bande son idéale et Excavation s’impose comme un concurrent très très sérieux au titre d’album de l’année (bis).

Note : 8/10
Date de sortie : Avril 2013
                    
Faut s’attendre à quoi en live : A un set live du gugus pardi ! En espérant que le volume sera suffisamment fort pour nous comprimer violemment les poumons. Ce sera très certainement un concert atypique et un moment fort du festival qui devrait pas mal départager.


The Knife - Shaking The Habitual [Rabid]

Ils viennent défendre Shaking The Habitual sorti cette année et déjà chroniqué ici. Encore un concurrent très très sérieux au titre d’album de l’année (re-bis).

Faut s’attendre à quoi en live : A du playback! Leur tournée en a dérouté plus d’un puisque le groupe effectue plus une sorte de performance à travers des danses plutôt que de jouer de leurs instruments. Nous avons trouvé ça plutôt cool en mai dernier, on y a vu une façon de vivre un concert différemment mais on s’est dit aussi que l’expérience devrait être plus enrichissante en festival. Ça tombe bien, on pourrait bien assister à concert des plus jouissifs si le public joue le jeu.

Verdict : Le jeudi soir s'annonce comme la meilleur soirée du festival avec un trio final qui a sorti des albums parmi les plus marquants de cette année. Au delà de ce trio, la soirée s'annonce festive avec peu de groupes évoluant dans un univers mollasson avec une majorité de groupes rock.


Mercredi 18 mai : Holy Ghost! - Dynamics

Excepté quelques singles on est toujours passé à côté du duo Holy Ghost! qui semble depuis leur début vouloir reprendre le flambeau délaissé par LCD Soundsytem il y a 3 ans. Comme leur modèle, ces gars là sont New Yorkais et cherchent à tout prix à faire danser la jeunesse branchée de la Big Apple. C’est donc sans surprise que l’on apprend que Nick Millhiser et Alex Frankel sont sur le label DFA fondé par James Murphy qui est aussi le fondateur de LCD Soundsystem. Bon, cool, on est super avancé mais sinon ?

Sinon, Dynamics, leur deuxième album studio, réussit quelque part à capter l’esprit de DFA, on trouve dans ce disque un mélange entre disco, électro et pop qui a fait les beaux jours du label. Peut être un peu trop lorsqu’on entend la basse de Dumb Disco Ideas pas très loin du Summer Song de YACHT qui est aussi sur DFA! Mais bon, ça on s’en fout, car Holy Ghost! ne fait que reprendre les trucs et astuces de la maison New Yorkaise avec des basses bondissantes, des guitares tendues et des synthés un peu cheap mais pleins de charme. Le plus dérangeant dans Dynamics reste qu’il ressemble à trop de groupes sans jamais réussir à les égaler. On pense à LCD Soundsytem bien sûr, Neon Indian, Empire Of The Sun, Cut CopyOui certains se disent en lisant ces noms que ça ne vole déjà pas haut (même si on n’est pas d’accord) et bien oui, on descend encore d’un cran avec eux.

Bien que quelques titres soient de grandes réussites, on navigue la plupart du temps dans des compositions sans réels éclats comme ce Dumb Disco Ideas franchement réjouissant au départ avant de déchanter quand on voit que le titre s’allonge sur 8 minutes sans réellement se renouveler au point de nous fatiguer. Car oui Dynamics est usant avec sa positive attitude et sa volonté de vous faire danser à tout prix et tant pis si c’est pute, laid ou si ça déjà été ressassé des dizaines de fois. Holy Ghost! vit encore en 2003 et ne réjouira sûrement que les nostalgiques qui n’ont pas su passer le cap du Dance-punk popularisé à l’époque par Radio 4 et consorts.

Heureusement quelques titres s’élèvent de la masse comme le fragile I Wanna Be Your Hand et sa mélodie japonisante ou Okay qui est pour le coup un vrai tube. Pas étonnant, c’est le plus calqué sur LCD Soundsystem... Tout ça pour dire qu’on s’en fout un peu de ce groupe qui ne fait que remuer le couteau dans la plaie. On en revient toujours à la même chose, ça ne vaudra jamais la bande à Murphy qui nous manque terriblement. Revenez bordel.


Sortie le : 17 septembre 2013
Label : DFA
Un titre en écoute dans le lecteur à droite

Pour :
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Couci couça :
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Contre :
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Les oubliés de la semaine #4

On les a écoutés, on n'en a pas parlé, l'erreur est réparé! Et classés par ordre de préférence s'il vous plaît! Et comme on a pleins de trucs en retard on va faire ça à thème. Cette semaine c'est une spéciale déception : 6 groupes qui ont trusté les tops il y a un temps mais qui déçoivent un peu (beaucoup) cette année…

Jamie Lidell - Jamie Lidell [Warp]

Houlà ça date! Il faut remonter plus précisément à la date de création de ce blog pour trouver trace de notre bon vieux Jamie Lidell, plus précisément le 18/01/2009, le troisième post publié sur Ears Of Panda qui était consacré au top albums 2008. A la 24ème place on retrouvait donc Jim son troisième album studio consacré à la soul et au funk teintés d’électro. Jim était un savant mélange des genres réjouissants qui foutait tout simplement la patate avec de bons gros tubes à la clé (Hurricane, Another Day…). Compass étant passé à la trappe (sorti en 2010), on arrive directement au sobrement intitulé Jamie Lidell. L’Anglais de 39 ans continue dans cette même lignée bien que l’électronique prenne une place plus importante avec une influence 80’s plus prononcée. L’album a beaucoup de problèmes, on a tout d’abord l’impression que Lidell se répète malgré des tentatives assez vaines en terme d’innovations. Il y aussi un trop-plein dans ce disque, trop d’instruments, trop d’effets qui finissent par nous user. Enfin, ce cinquième album est tout simplement mauvais dans le fond. Les compositions ne restent pas en tête et l’ennui finit par s’installer malgré toute la bonne volonté du monsieur. On retient quelques pistes intéressantes comme Why_Ya_Why aux accents Tom Waits, où les quelques chansons qui semblent avoir puisé leurs influences chez Prince.

Note : 05/10
Date de sortie : Février 2013
Un titre en écoute à droite

Wavves - Afraid Of Heights [Mom + Pop]

De leur début très “Fuck off” avec des compositions noisy sans réelles mélodies, Wavves a lentement, mais sûrement, glissé vers un son plus pop jusqu’à King of the Beach, une célébration de la drogue, de l’alcool, de l’été… Bref, du punk idiot façon Blink-182. Un album génial qui avait fini 12ème de notre top album 2010. Afraid of Heights continue dans cette lignée pop on est donc peu étonné de voir le producteur de Santigold derrière. Pourtant, l’album n’est pas plus lisse que son prédécesseur, le son se veut simplement moins surf et plus classique. Si Afraid of Heights déçoit c’est surtout qu’il est moins cool à tous les niveaux que King of the Beach. Leur quatrième album est au fond plus sérieux, plus sombre et plus adulte alors qu’on voit en Wavves deux gamins un peu cons, champions du monde de la fumette et de la défonce. Leur nouvelle image ne leur sied guère finalement et on regrette le temps où le groupe donnait l’envie furieuse de nous ruer vers la plage.

Note : 06/10
Date de sortie : Mars 2013
Un titre en écoute à droite

Telekinesis - Dormarion [Merge]

A ma grande surprise, 12 Desperate Straight Lines s’était retrouvé 9ème du top album2011. Pas de recettes miraculeuses, ni d’ambitions démesurées puisque Telekinesis c’est une guitare, une batterie et une basse au service d’un son pop rock simple. Mais bordel ce disque a fait mouche, on était addict à toutes les compositions. Ca envoyait du gros son, c’était efficace… Que demander de plus? Dormarion est quelque part sa suite logique, on retrouve le même esprit avec quelques touches de synthés mais qui ne bousculent en rien l’ordre des choses. Bon c’est quoi le problème alors? Dormarion est tout simplement, moins fort, moins efficace… Ca reste sympathique mais comme ses deux disques sont identiques autant écouter le plus réussi.

Note : 06/10
Date de sortie : Avril 2013
Un titre en écoute à droite

Yeah Yeah Yeahs - Mosquito [Interscope]

Sans aucun doute la plus grosse déception. Yeah Yeah Yeahs c’est un disque tous les trois/quatre ans, autant dire que l’attente est grande ! Surtout, Yeah Yeah Yeahs, c’est une carrière irréprochable en particulier Fever To Tell (dans le top 20 des plus grands disques de la précédente décennie) et It's Blitz! 28ème du top albums 2009 mais revu largement à la hausse depuis. Le premier point décevant est que pour la première fois un disque de Yeah Yeah Yeahs ne surprend pas, Mosquito reprend les sonorités électroniques du précédent en combinant avec le rock sombre de leur Ep Is Is. Surtout il y a deux grosses fautes de goûts, à tel point qu’on se demande comment ils ont pu penser que ça pourrait être cool de mettre ça sur disque. A moins que ces deux chansons soient pour la beauté du LOL, un peu comme cette pochette dégueu… Area 52 qui parle donc… d’extraterrestre possède un riff merdique sur lequel Karen O chante la même mélodie. C’est moche et ça manque totalement de finesse. La palme revient à Buried Alive qui tient à peu près le coup sur les couplets mais qui se termine sur un grand moment de rigolade pendant les refrains avec l’intervention du rappeur Dr. Octagon qui nous rappelle les grandes heures du Nu metal soit un des genres les plus dégueulasses que la musique ai inventé. Heureusement il y a des compositions telles que Sacrilege, un premier single envoûtant qui vous colle des frissons dans la nuque jusqu’à son final en apothéose avec chœurs gospel et tout le toutim.

Note : 06/10
Date de sortie : Avril 2013
Un titre en écoute à droite

Phoenix - Bankrupt! [Glassnote]

10ème du top album 2009, Wolfgang Amadeus Phoenix a été le début d’une longue et belle histoire peuplée de réussites pour Phoenix qui s’est même vu recevoir un Grammy Award (équivalent des victoires de la musique), une première pour un groupe Français. Aujourd’hui, Phoenix est une tête d’affiche solide dans tous les festivals où il passe pour défendre un Bankrupt! qui est tout de même un cran en dessous. Il est amusant de voir que Phoenix et The Strokes, frères ennemis, prennent la route similaire des synthés. Pour les premiers, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère quitte à aller jusqu’à l’écœurement. On frôle d’ailleurs sérieusement le point de non retour en rappelant tous les groupes putes qui les copient pâlement (Pony Pony Run Run…). Néanmoins on est loin du désastre et les Versaillais arrivent encore à déballer quelques belles mélodies et quelques compositions catchy qui permettra à Bankrupt! de passer l‘été (quand il arrivera).

Note : 07/10
Date de sortie : Avril 2013
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Born Ruffians - Birthmarks [Yep Roc Records]

Très gros coup de cœur 2008 (3ème dans notre top), on avait très déçu en 2010 avec leur deuxième album Say It. Birthmarks était un peu la dernière chance pour les Canadiens et confirme finalement que le groupe a encore quelque chose à dire sans que l’on doit s’attendre à un second Red, Yellow & Blue qui était un album pop parfait à la joie communicative. On avait certainement mis trop d’espoirs sur leurs épaules alors que Born Ruffians n’est qu’un petit groupe sans prétention. Birthmarks n’est finalement qu’un très sympathique album qui fait le job, on a de bonnes mélodies mais jamais de grandes chansons. Il en sera sans doute de même pour les prochains qui seront la promesse de passer un agréable moment sans jamais perdurer dans le temps.

Note : 07/10
Date de sortie : Avril 2013
Un titre en écoute à droite

P.S : Ears Of Panda a une page facebook et il se passe pleins de trucs dessus donc si tu veux passer à l'occasion c'est ici : CECI EST UN LIEN : CLIQUE DESSUS.













Les oubliés de la semaine #3


On les a écoutés, on n'en a pas parlé, l'erreur est réparé! Et classés par ordre de préférence s'il vous plaît! Et comme on a pleins de trucs en retard on va faire ça à thème. Cette semaine c'est une spéciale pitchfork : 6 albums qui ont obtenu le précieux Best New Music. Sérieux ça vaut vraiment le coup ou pas?


Autre Ne Veut - Anxiety [Mexican Summer]

Arthur Ashin est New Yorkais, en tout cas il n’est pas Français et on peut s’en douter puisque « Autre ne veut » ne veut justement pas dire grand-chose dans notre langue.  Découvert avec Anxiety, son deuxième album, il marche dans les pas de How To Dress Well (pseudo derrière lequel se cache là aussi une seule personne) en proposant un disque entre R’n’B et expérimentations électroniques. En gros c’est du R’n’B de blanc, fait pour les gens qui n’écoutent pas du R’n’B. Mais le genre a le vent en poupe donc on va en bouffer dans les années à venir. Si le garçon séduit aux premières écoutes, on sature vite face à sa musique qui en fait des caisses. Trop de synthés, de manières, un trop plein qui finit par fatiguer l’auditeur. On préfère de loin How To Dress Well, beaucoup moins abordable mais bien plus intéressant dans le genre.

Note Pitchfork : 8.5/10
Note réelle : 5.4/10
Date de sortie : février 2013
Un titre en écoute à droite


Waxahatchee - Cerulean Salt [Don Giovanni]

Pochette 90’s, musique 90’s? Yep. On pourrait rapprocher Waxahatchee de Torres, déjà chroniqué ici. Toutes deux composent des chansons rugueuses possédants peu d’arrangements, le but étant de mettre en avant la guitare. On est assez étonné par les très bonnes critiques que se coltine Katie Crutchfield (oui là encore une seule personne se cache derrière ce nom de groupe) mais il faut croire que hormis le R’n’B de hipster (oups j’ai dis le mot interdit), le revival 90’s a le vent en poupe. A ce rythme là on va bientôt ressortir les jeans trop larges et trop troués. C’est chaud. Anyway, Cerulean Salt reste un disque très sympathique, jamais indigeste grâce à ses chansons qui durent rarement plus de 3 minutes. On se dit quand même que ça a beau être cool, ça manque un peu consistance…

Note Pitchfork : 8.4/10
Note réelle : 7.1/10
Date de sortie : mars 2013
Un titre en écoute à droite


Rhye - Woman [Republic / Innovative Leisure / Loma Vista]

On avait été séduit par The Fall, très beau titre qui pompait tout à la ritournelle de Sébastien Tellier, et on avait hâte de voir de quoi allaient être capable le duo Californien sur le long format (enfin ils vivent en Californie mais c’est moitié Canada, moitié Danemark leur histoire). Ca commence plutôt bien avec Open, meilleure chanson du disque, qui fout une belle claque dans la gueule avec des cuivres tout en nuances, une jolie ballade mi joyeuse, mi mélancolique. Problème, plus on avance dans le disque et plus on s’emmerde, excepté sur le disco Hunger qui fait trémousser le popotin malgré la voix morne du chanteur. Ou de la chanteuse ? Si j’ai bien compris c’est Mike Milosh qui chante mais le mec a vraiment une voix de meuf alors je suis perdu. Sinon l’album reste chouette, c’est très distingué et ça on aime bien, pas trop sirupeux, pas R’n’Besque bobo du tout comme on le craignait, non, juste une belle collection de chansons mais chiantes par moment quand même.

Note Pitchfork : 8.5/10
Note réelle : 7.2/10
Date de sortie : mars 2013
Un titre en écoute à droite


Youth Lagoon - Wondrous Bughouse [Fat Possum]

Trevor Powers (oui encore un mec tout seul) s’était fait remarqué en 2011 avec The Year Of Hibernation, un formidable premier album lo-fi qui contenait un nombre impressionnant de chansons au piano belle à se damner. Wondrous Bughouse est la confirmation que le garçon a du talent à revendre bien que l’on ressort quelque peu déçu du disque. L’album se veut bien plus expérimental que son prédécesseur sans être inabordable hein. Chaque chanson possède une mélodie bien distincte mais l’album est moins propice à lâcher une larmichette. Cependant, Powers s’est donné du mal sur ce disque en multipliant les chansons à tiroirs, nombreux sont les titres 2 en 1 comme si le garçon s’était retrouvé avec une vingtaine de compositions et s’était décidé à les assembler ensemble. Wondrous Bughouse fourmille aussi de détails, de sons curieux échappés des 60’s, on a l’impression d’être dans un magasin de jouet animé dans lequel des sons surgiraient de partout. Sympa mais pas la claque prévue non plus.

Note Pitchfork : 8.7/10
Note réelle : 8.0/10
Date de sortie : mars 2013
Un titre en écoute à droite


Grouper - The Man Who Died in His Boat [Kranky]

Ce n’est pas fait exprès mais Grouper est aussi le projet d’une meuf qui est toute seule. Liz Harris donc, une artiste indé de chez indé condamnée à ne jamais rencontrer le succès si elle continue à faire les disques qu’elle fait. En même temps elle doit s’en foutre pas mal puisque c’est le genre à avoir le respect éternel de ses compères (les artistes qui n’ont pas de succès sont toujours très appréciés). Liz Harris a en tout cas signé un joli disque entre ambient et folk. C’est aérien, vaporeux et rêveur, on se laisse bercer par ses chansons qui rappellent quelque part Julianna Barwick en plus accessible tout de même. D’ailleurs chose amusante à faire, vous prenez n’importe quelle chanson de Barwick et n’importe laquelle de Harris et vous les jouez en même temps le résultat sera loin d’être bordélique. A tous les coups y a un bootleg intéressant à faire là.

Note Pitchfork : 8.3/10
Note réelle : 8.1/10
Date de sortie : février 2013
Un titre en écoute à droite


Iceage - You're Nothing [Matador]

Récemment Iggy Pop déclarait qu’Iceage était le seul groupe punk réellement dangereux. C’est pas faux, après la reconnaissance survenue avec leur premier album il y a deux ans, les Danois continue dans la même lignée avec ce disque violent, puissant et forcément réjouissant ! You’re Nothing n’est pas pour les âmes sensibles ça tabasse tout du long, les riffs pleuvent au milieu du bordel ambiant (ce batteur a clairement une dent contre ses cymbales) mais ils possèdent tout de même de réelles mélodies de quoi faire pâlir n’importe quel groupe. Plus que du punk dangereux c’est peut être même l’avenir du punk qui est là, ces gars là ont en tout cas ont tout compris avec le nihiliste You’re Nothing. A consommer avec modération tout de même, la migraine guette.

Note Pitchfork : 8.6/10
Note réelle : 8.5/10 (Best New Panda)
Date de sortie : février 2013
Un titre en écoute à droite

P.S : Ears Of Panda a une page facebook et il se passe pleins de trucs dessus donc si tu veux passer à l'occasion c'est ici : CECI EST UN LIEN : CLIQUE DESSUS.



Mardi 7 juin : Battles - Africastle

C’était avec un sentiment d’excitation mélangé à une certaine forme de crainte que l’on attendait ce disque. De l’excitation d’abord car leur premier album Mirrored était une petite bombe rare dans son genre. Porté par des chansons comme Tonto et surtout Atlas, une des meilleures compositions des années 2000, Battles avait construit un disque fou, complexe et totalement jouissif. Composé par quatre brillants musiciens, chacun venait porter une pierre à un imposant édifice qui prenait forme au fil des minutes. C’est avant tout Tyondai Braxton, chanteur et spécialiste des boucles instrumentales, John Stanier, batteur métronomique et roi des contres tempo, ainsi que Ian Williams, pionnier du Math-Rock avec les légendaires Don Caballero que reposait ce groupe à l’alchimie parfaite.

Seulement, à l’août 2010, Braxton se casse et la crainte nous empare. Mine de rien, il avait prouvé avec son album solo Central Market toute la folie et l’ambition qu’on avait perçu en lui. Avec ses allures d’orchestre électronique sous acide, il avait créé une œuvre surprenante et aussi imprévisible que Mirrored. Qu’allait donc devenir Battles avec deux bras et une voix en moins ? La réponse est ici, avec ce Gloss Drop pas glop.

"Plus c’est long, plus c’est bon" pouvait on dire à propos de Battles à la sortie de Mirrored, on aimait cette façon qu’ils avaient d’étirer les morceaux en longueur jusqu’à la chute qui n’en était que plus explosive. Le trio a pourtant quelque peu laissé cette idée de côté pour se concentrer vers un format et un son plus pop (mais pas trop, faut pas déconner). En témoigne les invités vocaux qui s’adaptent comme ils peuvent aux rythmes. Il y a ceux qui obtiennent la mention honorable (les bondissant Aguayo et Yamantaka Eye), et ceux qui échouent soit à cause d’une composition fade Kazu Makino sur le très plat Sweetie & Shag), ou par une interprétation totalement foiré (Gary Numan qui ne cesse de beugler de manière insupportable).

Gloss Drop marque surtout un manque cruel d’idées, les titres s’enchainent et l’ennui pointe rapidement le bout de son nez. La batterie, bien que toujours prodigieuse, semble plus en retrait pour cacher un jeu moins inventif et jouissif. Cet album qui se voulait plus récréatif n’arrive pas à nous emporter par son manque de limpidité. Battles nous a à l’usure, pas à force de taper du pied, mais par le côté répétitif de leur musique où tout fini bien trop souvent en une déflagration sonore indigeste.

Si l’on a entre les mains un successeur honteux de Mirrored, Battles n’a pas perdu pour autant son âme en signant une nouvelle fois une œuvre atypique. De plus, quelques morceaux arrivent toujours à nous provoquer un plaisir auditif notamment les trois premiers titres, mais c’est beaucoup trop peu pour parler d’un disque réussi. L’excitation a disparu dans les esprits (trop) torturés des membres du groupe pour ne laisser que la crainte, hélas, confirmé ici. A l’avenir, on cherchera notre plaisir dans les projets solos de Tyondai Braxton, qui on espère, sera plus convaincant que ses petits camarades.

En écoute aujourd’hui, Africastle, une ouverture pleine de promesses non tenues.




Extrait de l'album : Gloss Drop
sortie le : 06 juin 2011
Label : Warp
Myspace
En écoute dans le lecteur à droite

Pour :
Tasca Potosina
Funk You Dear
Esprits critiques
Pinkushion
Novorama
Mowno

Couci couça :
Spot Mag
Playlist Society
...

Contre :
...

Jeudi 3 février : Hercules & Love Affair - Painted Eyes

De nos jours, la roue tourne à une vitesse hallucinante. Il y a 3 ans, Hercules & Love Affair bénéficiait d’une médiatisation conséquente et méritée pour leur premier album. Il faut dire que la présence d’Antony Hegarty et les critiques dithyrambiques avaient suscité un engouement considérable autour du groupe mené par Andy Butler. Aujourd’hui, l’éclairage s’est considérablement assombri, peut être parce que le premier single My House est loin d’atteindre la perfection de Blind, ou tout simplement parce que le revival disco/house c’est marrant deux minutes mais on en a vite fait le tour… Bref, Hercules & Love Affair a en tout cas décidé d’évoluer dans leur son en mettant en retrait le disco pour mieux développer l’aspect House de leur musique. Adieu les cuivres lascif de Hercule’s Theme et les violons qui nous donnaient une furieuse envie d’enfiler nos rollers et faire quelques moulinets avec nos bras sur la piste. A quelques exceptions près (l’entrainant Failing), le son est bien plus lourd et rentre dedans. Agrémenté de synthés pas forcément désagréables mais mille fois entendus par le passé, le parti pris d’Hercules & Love Affair déçoit et lasse rapidement.

Cependant, la plus grosse déception vient des titres plus posés, on pense notamment au diptyque Boy Blue / Blue Song, représentant le versant chiant du groupe qu’on ne connaissait pas encore. Les New Yorkais devraient pourtant savoir que l’auditeur ne vient pas chercher des pseudo-titres tire-larme chez eux. Si cette volonté de se diversifier est honorable, le challenge est complètement raté. On évitera de s’épancher sur les trois derniers titres, insupportable. Enfin si, sachez que vous aurez le droit dans l’ordre au ringard Step Up qui invite un Kele Okereke maniéré, une house 90’s teutons risible (Visitor) et en guise de conclusion, It’s Alright qui côtoie le néant musicalement.

Blue Songs reste un semi échec car il garde tout de même quelques bons titres, les quatre premières chansons font preuve d’un savoir faire indéniable quand il s’agit de faire remuer nos popotins tout comme I Can’t Wait, le titre qui précède les trois catastrophes cité au dessus et qui fait écho à l’irrésistible Summer Song de YACHT. Hercules & Love Affair revient en petite forme, on espère que la suite sera plus endiablée que ce pâle blue Songs

En écoute aujourd’hui, Painted Eyes qui une fois lancé rappelle quelques bons souvenirs, le temps où les New Yorkais faisaient jaillir de leurs doigts un disco excitant et novateur.




Extrait de l'album : Blue Songs
sortie le : 01 février 2011
Label : Moshi Moshi
Myspace
En écoute dans le lecteur à droite

Pour :
SWOMMB


Mitigé :
Adiktblog

Mardi 2 novembre : Brian Eno - Paleosonic

Après un arrêt obligatoire suite à un pc (oui je dis bien pc) qui avait décidé de ne plus marcher me revoilà avec dans les oreilles le nouvel album de Brian Eno qui lui ne doit pas connaitre de problèmes de PC. Le mec… (Transition à la con bonjour). Small Craft On A Milk Sea est donc la suite directe du pas top Another Day On Earth sortit il y a déjà 5 ans. Entre temps on aura eu le droit à de multiples rééditions, raretés comme on est en droit de s’attendre face à un artiste aussi réputé. Surtout il y aura eu une collaboration avec son poto David Byrne il y a deux ans dont quelques écoutes ne seraient pas volées pour ce disque charmant comme tout. Bien sûr, on n’est pas là pour ressortir toute la discographie assez dantesque de Brian où l’on peut compter 25 albums solos sur wikipedia depuis 1974 sans compter tous les albums où il a collaboré et tout ce qu’il a produit pour le meilleur (Talking Heads) et pour le pire (U2 2.0).

Pourtant, toutes ces années n’auront pas suffit à ce personnage pour épuiser son inspiration. D’ailleurs, pour son grand retour, Brian Eno a mis les petits plats dans les grands. Epaulé par Leo Abrahams (inconnu) et surtout Jon Hopkinsauteur d’un formidable Insides l’année dernière. Signé chez le très renommé et pas moins excellent label Warp, Brian Eno avait tout pour faire un disque fracassant. Oui, mais non. Oui parce que l’on ressent le travail accompli avec des titres accrocheurs et percutants aussi plaisants qu’excitants et non, pour des raisons bien plus nombreuses.

Tout d’abord, il y a la construction du disque : bancal comme pas possible. Une entrée douce, un milieu de disque violent et une fin très atmosphérique, très expérimentale et très lente surtout, de quoi faire sombrer n’importe qui dans un ennui profond. Une fin surtout qui représente quasiment la moitié du disque puisque les chansons qui ne font pas la dentelle sont au final assez courtes. Small Craft On A Milk Sea est finalement un disque très exigeant ou les longues plages ambiantes me laissent totalement de marbre. A l’image de Late Anthropocene qui connait très peu de variations durant les huit minutes qui viennent clôturer ce disque laissant un goût amer.

Je ne doute pas que certains y trouveront leur compte (enfin ils seront peu quand même) mais suite au teasing fait par cet artisan en matière d’électronique qui nous faisait découvrir tour à tour Horse et 2 Forms Of Anger, deux grandes réussites qui peuvent vaguement rappeler le travail effectué par Flying Lotus. Excepté quelques titres remplissant leur objectif, c'est-à-dire poser une ambiance en dévoilant une once de beauté (Small Craft On A Milk Sea ou Emerald And Stone), les titres « lents » sont rares à produire cet effet. Dommage car à trop vouloir jouer les avants gardes on en perd parfois l’essentiel : les mélodies.

En écoute aujourd’hui Paleosonic qui n’est peut être pas le morceau le plus turbulent mais qui laisse entrevoir ce dont un vieux bonhomme de 62 ans est encore capable de faire aujourd’hui.


Extrait de l'album : Small Craft On A Milk Sea
sortie le : 02 Novembre 2010
Label : Warp
Myspace
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Mercredi 13 octobre : Belle And Sebastian - I Want The World To Stop

Les jours se suivent et se ressemblent sur Ears Of Panda, en effet, après Antony & The Johnsons, le nouvel album de Belle And Sebastian possède les mêmes défauts et les mêmes qualités que SwanligtsWrite About Love est sans aucun doute du bel ouvrage qui contient de belles musiques pop mais derrière tout ça c’est un peu vide… Cela fait déjà 14 ans que le groupe Écossais nous gratifient de leurs albums pop avec une recette bien à eux et, chose étonnante, avec un sommet artistique qui intervient 10 ans après leur début avec The Life Pursuit. Pas courant de nos jours, surtout pour un groupe médiatisé dès leurs débuts. Write About Love en est donc la suite, et en quatre années, on ne peut pas vraiment parler de remise en question. Les Écossais nous font du Belle And Sebastian pur et dur, mais tout comme Antony, le tout manque cruellement de magie.

Il y a des chansons qui nous chatouillent leurs oreilles avec leur pop qui sans déborder d’originalité ont la signature de Belle And Sebastian mais cela ne m’a pas suffit, j’en voulais plus. Le tout reste beaucoup trop sage et appliqué et laisse planer le doute d’une lassitude au sein même du groupe. .. Quelques lignes plus tard, l’inspiration me quitte déjà comme elle l’a fait en studio avec eux, il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à en dire, tant leurs compositions n’apportent rien à leur carrière. Pas de bravoure pas de faux pas, un disque comme un autre…

En écoute aujourd’hui, I Want The World To Stop la plus grande réjouissance de ce disque terne.




Extrait de l'album : Write About Love
sortie le : 11 octobre 2010
Label : Rough Trade
Myspace
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Pour :
Tasca Potosina
Brainfeeders And Mindfuckers
Volume

Contre :
HOP

Jeudi 3 juin : Teenage Fanclub - Dark Clouds

Quand on tient un blog, ce n’est pas toujours facile, de se plonger dans les vieilleries discographiques, heureusement, certains groupes dont la gloire et le prestige les ont quittés depuis un moment continuent à publier au fil des années de nouvelles compositions pour montrer qu’ils sont toujours bien vivant. Alors non, je ne connaissais pas Teenage Fanclub, si on m’avait demandé il y a un mois de quoi il s’agissait, j’aurai sûrement répondu un groupe de jeunes Anglais vaguement branchouille qui feraient du rock avec une pointe d’éléctro pour le style quoi. Que voulez vous quand on a 23 ans, on peut difficilement avoir son premier émoi musical avec un album comme Grand Prix leur plus grand succès qui a déjà 15 ans. Car à 8 ans, on se penche rarement sur l’indie pop Anglaise ou quoi que ce soit d’ailleurs. C’est donc avec 20 années de retard que je tombe sur ces vieux de la vieille et découvre une pop des plus classiques. Ils ont un son un peu Anglais sûrement à cause de la production mais pourtant il y a chez eux un son typiquement Américain, il n’y a qu’à écouter The Fall aux allures de ballade dans les plaines du Middle West que seuls ces bon vieux papys du rock qui ont participés à Woodstock en 69 sont capables. On pense un peu aux Byrds aussi… Bref des influences à chercher Outre-Atlantique qui sont pourtant servis par quelques notes de piano ou de violons qui renvoient au pays des rosbeef, ce qui est plutôt étonnant pour un groupe…Ecossais.

Dans ma tête Teenage Fanclub avait aussi une connotation agressive ce qui fait en fait ma deuxième fausse idée à propos de ce groupe plus doux qu’un agneau. Du début à la fin Shadows est un disque d’une politesse extrême. On n’en sort pas brusqué, ni agressé mais emporté comme dans une balade champêtre. La voix m’a même fait penser à la voix la plus douce qui est existé c'est-à-dire Elliott Smith la tension dramatique et la tristesse en moins…

Sans aucun doute, Shadows est un disque mignon mais ce débordement de bons sentiments finit par peser ! Teenage Fanclub, c’est un peu ce mec souriant, gentil, toujours calme mais qui est une vraie tête à claque ! Il y a parfois cette envie qui démange, de les secouer vivement ainsi que leur donner un aller retour bien senti pour essayer de les réveiller en vain… Heureusement l'élégance de certaines chansons rattrapent le tout on pense à Baby Lee et son joli refrain, la rêveuse Sweet Days Waiting, le troublant The Past ou encore Dark Clouds qui malgré son introduction au piano un peu cul-cul gnangnan possède cette beauté fragile. Ces quelques titres sauvent le tout faisant passer ce disque de mauvais à indifférent et qui a au moins le mérite de nous donner envie de se plonger dans leur âge d’or à l’époque où la Britpop était reine.

En écoute dans le lecteur à droite
Extrait de l'album : Shadows
sortie le : 31 mais 2010
Label : Merge
Myspace



Mon ignorance vis à vis des Teenage Fanclub doit jouer... Les autres apprécient :
Music In Belgium
Soul Kitchen
Benzine Magazine
Gonzaï