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Lundi 13 mai : Bibio - Silver Wilkinson

A l’écoute de son septième album studio, une question se pose, faut-il encore attendre quelque chose de Stephen Wilkinson? La rencontre avec ce musicien talentueux remonte à 2009 avec Ambivalence Avenue, un formidable kaléidoscope où l’artiste Anglais brassait les genres avec intelligence. Le résultat était extatique et promettait un avenir radieux pour le musicien. Seulement voilà, avec Mind Bokeh sa musique s’est radicalisée, ce qui faisait son charme avait disparu et laissait place à un disque se concentrant principalement sur le mariage entre les guitares et la musique électronique. Le résultat n’était pas catastrophique mais était beaucoup moins ludique.

Silver Wilkinson n’est pas une catastrophe mais on en n’est pas très loin. Wilkinson a toujours essayé de nouer ses deux passions, la musique électronique et la guitare. Sur son dernier disque, le deuxième prend une place prépondérante à quelques exceptions près mais on pourrait tout de même qualifier Silver Wilkinson, d’album folk. S’il cherche à créer une ambiance aérienne et vaporeuse, c’est surtout l’ennui qui pointe rapidement le bout de son nez avec des mélodies rarement enivrantes. À tout à l'heure, le premier single nous avait pourtant donné espoir en combinant inspirations orientales, folks et électroniques mais il s’avère être le seul morceau dans cette lignée.

Alors y a bien deux trois titres électro qui se baladent sur le disque mais excepté You qui se détache surtout parce qu’il est coincé entre deux chansons merdiques, là encore, on ne peut pas dire que le musicien fait preuve de prise de risque ou de talent. Tout comme Mind Bokeh, Bibio conclut le disque en beauté, bien que le résultat soit beaucoup moins bluffant que l’électro acoustique St Christopher. Non, You Won't Remember... est juste un titre (folk) mignon comme tout.

Silver Wilkinson est un disque complètement inoffensif, sans passions où Bibio se complait dans des compositions folks sans envergures bien loin de ses ambitions d’antan. A moins de sortir un single solide, pas sûr qu’on s’attarde sur son prochain disque, et encore À tout à l'heure est la preuve qu’il ne faut pas se fier à ça tant ce morceau est loin de l’univers morne du disque.


Sortie le : 13 mai 2013
Label : Warp
Un titre en écoute dans le lecteur à droite

Pour :
Hop Blog
...

Couci couça :
...

Contre :
...

P.S : Ears Of Panda a une page facebook et il se passe pleins de trucs dessus donc si tu veux passer à l'occasion c'est ici : CECI EST UN LIEN : CLIQUE DESSUS 

Mercredi 2 juin : Born Ruffians - Sole Brother

En 2008 si on m’avait pointé un revolver dans la bouche et prié de ne garder qu’un album pour l’été, mon choix aurait été rapide : Red, Yellow And Blue s’imposait comme le disque incontournable, et pas seulement en période estivale, mais sur l’année entière voire même l’un des meilleurs disque de la décennie (carrément !). S’imposant dans le trio de tête de mon top de cette année , ce trio fraichement signé par le prestigieux label Warp avait tout pour eux alors : Une fraicheur, des tubes à profusion et surtout de l’énergie à revendre qui était leur principal atout. Sans sacrifier au grand jamais la cohérence qui parcourait chacun de leur titre, chaque membre du groupe s’évertuait à donner le meilleur d’eux même entre le bassiste Mitch Derosier jouant le plus vite possible en se bousillant les doigts à chaque note et qui s’égosillait la voix à la moindre occasion pour accompagner ses amis, ou Steve Hamelin comme un fou derrières ces fûts, toujours à la limite de l’audible et laissant libre court à son imagination débordante quand il s’agissait de composer des rythmiques fun et complexe à la fois. Et puis au milieu de tout ça il y avait le garçon prodige, ce « little garçon » intransigeant avec sa guitare quand il s’agissait de jouer des hymnes pop et possédant un talent vocal hors pair, un Animal Collective à lui tout seul. De ce Red, Yellow And Blue il n’y avait rien à jeter et là (excuser moi l’expression mais…) c’est le drame. En pleine tournée, le batteur jette l’éponge laissant les deux autres comparses dans la panade, le groupe est au bord du gouffre alors que l’avenir leur souriait à pleine dents. S’en suit une période de doute qui débouche sur un petit miracle où les ados se retrouvent enfin. Plus réunis que jamais ils se lancent alors dans la suite de leurs aventures attendues alors comme des messies par le Panda. Oui mais voilà, cette période noire du groupe semble avoir eu des conséquences importante sur eux. D’ados ils sont devenus des vieillards fatigués, on ne parle même pas de l’âge adulte mais bien celui du cinquantenaire ventripotent, la preuve en est avec Luke Lalonde au visage d’enfant portant fièrement ces petites lunettes rondes de doyen du village.

Et pourtant, rien ne préparait à une telle débâcle. En témoigne leur participation au coffret Warp qui célébrait les 20 ans de leur label où le trio s’était lancé avec talent dans une reprise regroupant deux titres du gourou Aphex Twin. Pourtant, face à l’album Say It, la gueule de bois se pointe rapidement… Si Oh Man n’annonçait pas forcément une telle baisse de régime mais plutôt une entrée timide, les espoirs sont rapidement plombés par Retard Canard, titre Ô combien inutile, aussi répétitif que mollasson. L’album n’est pas autant mauvais, car Born Ruffians se rattrape en fin de disque avec les sympathiques Come Back et Nova Leigh sans pour autant retrouvé la fougue de leur jeunesse ou avec les deux meilleurs titres du disque. What To Say de prime abord décevant qui finit pourtant par dévoiler une certaine mélancolie qu’on n’avait pas forcément aperçu chez eux depuis leur début et Sole Brother sommet de l’album qui rappelle peut être les moins bonnes chansons de Red, Yellow And Blue mais ce qui est encore un niveau au dessus de la grande majorité des compositions de la plupart des groupes. A l’écoute du disque, on peut se demander où sont passés les divagations rythmiques qui ont laissé place à une batterie naviguant à une cadence de croisière ou encore les jeux vocales aliénés au charme incroyable. Ni bon, ni mauvais, Say It est surtout une erreur dans une discographie parfaite. On aurait encore aimé apercevoir en eux ce soupçon de folie enfantine mais au lieu de ça, les Canadiens jouent la carte de la maturité. Pour la suite, on leur souhaite de retrouver le chemin de la fontaine de jouvence car Say It est indéniablement la déception de l’année.



Extrait de l'album : Say It
sortie le : 01 juin 2010
Label : Warp
Myspace
En écoute dans le lecteur à droite

Un avis totalement contraire ici

Mardi 27 octobre : Langhorne Slim - Say Yes

Le mois d'octobre touche à sa fin les sorties discographique palpitantes aussi, petit à petit on verra la liste des disques à paraître se réduire avant de connaitre une nouvelle croissance à la mi-janvier, peut être la faute à la presse spécialisée qui commence à sortir ses tops annuels 1 voir 2 mois pour certains avant la fin de l'année alors qu'ils peuvent être de formidable coup de projecteur pour certaines personnes (genre El Guincho grand absent de 2007 alors que son album tenait sacrément la route). Nous y voilà dans les deux derniers mois de cette année 2009 qui s'est écoulé à une vitesse folle, si je n'ai pas parcourut avec beaucoup d'intérêt les sorties de cette semaine (à part le Devendra Banhart qui n'est pas franchement son meilleur, enfin c'est ce qu'il se dit en tout cas...) on va devoir se retrouver à faire les fonds de tiroirs pour trouver une chanson digne d'intérêt, hier, j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouver, aujourd'hui elle est là, vous sourit, oh l'album est peut être mauvais (ça y est j'entends des voix scandalisés s'élevaient au loin...!) mais on ne s'épanchera pas dessus pour se concentrer sur Say Yes chanson positive peut être poussive par moment qui possède parfois de bonnes idées, plus d'un sera sûrement agacé par le titre phare du nouvel album de Langhorne Slim mais chez moi ça passe, et on va pas cracher dessus en ce début de semaine pourrave.



Extrait de l'album : Set Be Free
sortie le : 27 octobre 2009
Label : Kemado
En écoute dans le lecteur à droite

Jeudi 22 octobre : Miles Benjamin Anthony Robinson - Gold And Grey



Ma chronique :





Extrait de l'album : Summer Of Fear
sortie le : 20 octobre 2009
Label : Saddle Creek
En écoute dans le lecteur à droite.

Voila qui ne devrait pas plaire du tout à l'arc en ciel