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Top albums 2009 : 10ème - 1er.

10 : Phoenix - Wolfgang Amadeus Phoenix [Loyauté]



Avec Wolfgang Amadeus Phoenix, Phoenix obtient enfin la consécration tant mérité, pour cela il aura tout de même fallu qu’il regroupe sur leur dernier album dix tubes potentiels. Du grand Lisztomania dont on a déjà tout dit hier à Armistice parfaite synthèse de ce que le groupe applique depuis leur début, c’est à dire ce mélange entre la pop, le rock, l’électro et pourquoi pas le funk à base de rythmes syncopés et de guitares nerveuses. Voilà le genre d’albums dont aurait pu se lasser très vite mais jusque là il tient bon, on espère alors que cet album trottera encore longtemps nos têtes pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de nos pieds qui sautilleront longtemps sur ces hymnes estivaux.

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09 : Dirty Projectors - Bitte Orca [Domino]



5 mois est sûrement le temps qu’il m’aura fallu pour trouver une quelconque forme de plaisir à l’écoute de cet album. Dès le départ quelque chose clochait, reconnaissant à l’album de grandes chansons, il m’était pourtant impossible de l’écouter d’une traite en ayant l’impression de me taper 1h de musique casse-tête. Il n’en est rien et je ne remercierai jamais ma persévérance pour avoir insister des mois durant car me voilà récompenser. Car ici, le plaisir est loin d’être instinctif, Bitte Orca est sûrement le disque le plus « cérébral » de l’année. En une quarantaine de minutes Dirty Projectors proposent des chansons alambiquées où les guitares ne cessent de faire le grand écart, semblant se balader sur le manche et ne suivre aucune lignes mélodiques, on plaint Dave Longstreth pour se souvenir de ces quelques chansons. Cependant on ne le remerciera jamais assez pour ce voyage inconnu aux chœurs enchanteurs.

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08 : The Hunches - Exit Dreams [In The Red]



Depuis le début de ce nouveau millénaire, le rock Garage est de retour, alors qu’on croyait ce courant disparaître à nouveau avec la mort des plus grands (Strokes, White Stripes), des petits nouveaux (Black Lips, King Khan) ont su donner un troisième souffle à ce courant à grand renfort de sauvagerie et de riffs bien senties. En 2009, c’est pourtant les anciens Hunches qui remportent la palme du meilleur album rock garage et même rock tout court. Collectionnant les riffs de guitares comme d’autres des papillons, ces jeunes gens de Portland démontrent en 12 titres toute la sauvagerie dont ils sont capables. Crasseux, violent, noisy, tout simplement un disque qui vous fait sentir vivant. Exit Dreams est un grand bol d’air frais, un témoignage de ce que devrait être plus souvent le rock et le dernier album d’un groupe qui nous manque déjà.

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07 : Clark - Totems Flare [Warp]



Cela fait maintenant 8 ans que Chris Clark s’est mis au service de la musique électronique, peu à peu trouvant un style unique faisant la part belle aux basses saturés et aux beats généreux. 2009 serait elle l’année de la consécration ? On veut bien le croire puisque Totems Flare regorge d’effets de surprise et de découvertes sonores. Construit comme un gigantesque labyrinthe musical, Clark s’égare dans son monde et nous avec ne sachant jamais très bien où l’on va atterrir. Tour à tour atmosphérique, oppressant ou mélodique, l’Anglais ne cesse de modifier la structure et la forme pour obtenir 11 êtres difformes mais terriblement attachants.

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06 : Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]



Une nouvelle fois, Vic Chesnutt revient entouré du groupe A Silver Mt. Zion. Pour un At The Cut mémorable. N’étant pas seulement un casting de luxe, Vic et la bande se complètent et si l’Américain peut apparaître seul par moments, le reste du temps, ces Montréalais lui donne ce souffle dramatique pour donner à ces chansons une tout autre dimension. A l’image d’un Coward où la tension ne cesse de monter au fil des minutes pour mieux nous poignarder en plein cœur. At The Cut c’est aussi et surtout une ambiance bien particulière. Sombre, triste, oppressant, voilà un disque qui fera chialer dans les chaumières…
Et puis en ce 25 décembre, on apprend que Vic Chesnutt est dans le coma après une tentative de suicide, le lendemain tout se confirme ce grand monsieur est décédé le jour de noël. N’ayant jamais vraiment supporté sa paralysie qui le clouait dans un fauteuil depuis ses 18 ans, l’homme avait sombré par la suite dans l’alcoolisme et finit complètement endetté. La vie ne lui avait pas fait de cadeau et ce jusqu’à son dernier souffle, pour nous s’en est finit et il laissera un vide dans le paysage musical actuel. I Flirted With You All My Life chantait-il à propos de la mort sur At The Cut, cette fois ci s’en est finit, elle l’a bel et bien enlacée pour la dernière fois laissant à ce disque une nouvelle saveur dont on se serait bien passé.

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05 : Girls - Album [Turnstile]



Les sirènes de la hype n’ont cessées de sonner cette année, parfois hypnotisés par ces vrai grands disques, on est aussi passé à côté de certains, la cire dans les oreilles, faisant fi du brouhaha autour d’eux. Du côté des nouveautés, on retiendra surtout Girls qu’on n’aura pas ignoré bien longtemps. Mené par l’enfant de Dieu Christopher Owens qui a par la même occasion trouvé le meilleur nom de groupe et le meilleur nom d’album depuis belle lurette a composé des titres tous plus redoutable les uns que les autres dont l’efficacité n’est plus à démontré. Du Lust For Life qui possède et de loin le meilleur riff de l’année à Hellhole Retrace, ballade langoureuse Shoegaze au charme irrésistible, Girls est un groupe simple sans effets novateurs mais qui possède de grandes chansons évidentes

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04 : Bibio - Ambivalence Avenue [Warp]



Pourquoi s’enfermer dans un seul style alors qu’on pourrait très bien les mêler entre eux ? C’est le défi que Bibio semble s’être lancé car sur son album Ambivalence Avenue on retrouve de tout, du folk pastorale, de l’électro ambient, du Hip hop, de la pop… On pourrait continuer comme ça encore longtemps (enfin pas trop non plus) mais le plus important est que Stephen Wilkinson parvient tout du long à garder une homogénéité sur son album où passer d’un style à un autre ne choque jamais. Mieux encore, il parvient à se forger une identité dans ce disque aidé par cette production faussement dépassé qui fait tout son charme. Avec trois disques sortis en 2009, c’est Ambivalence Avenue qui reste l’album le plus ingénieux où les compositions originales et inspirés ne manquent pas, voilà une rue dans laquelle on se sent bien et qu’on n’est pas prêt de quitter.

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03 : Real Estate - Real Estate [Woodsist]



Faisant partie de la dernière fournée de cds avant de clôturer ce top, Real Estate a bien faillit figurer nulle part sur ce blog, et pourtant une écoute aura suffit pour savoir que quelque chose était en train de se passer, derrière son côté rétro, Real Estate détient là quelques mélodies du meilleur goût. Après quelques écoutes, il commence à se dégager une certaine mélancolie tout au long du disque, qui se transforme après avoir rappuyé sur le bouton lecture un nombre incalculable de fois en une drogue indispensable à notre corps. A l’élaboration de ce top je ne savais pas vraiment ou le mettre, et puis dans un excès de folie, je me suis dis, va pour une troisième place, peut être alors que je regretterais d’ici quelques mois, mais quelque chose me dit que pour une fois, le Panda a eu le nez fin…

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02 : Fanfarlo - Reservoir [-]



On pourrait déballer d’innombrables références pour donner envie d’écouter cet album. Toutes plus aguicheuses les unes que les autres, Fanfarlo a en effet choisi la bonne pioche mais ce ne serait pas faire honneur à leur musique car ils possèdent un réel talent qu’on ne pourra leur enlever. Des idées, ils en ont, plus qu’il n’en faut au point d’en mettre deux, trois par chansons transformant sous nos oreilles ébahis leurs compositions que ce soit dans la structure rythmique ou mélodique sans jamais sacrifier la cohérence ou la continuité de leurs chansons. En quarante minutes et onze titres on assiste aux plus belles envolées de l’année où le groupe n’a pas hésité à agrémenter leurs chansons de violons, trompettes ou mandoline s’unissant à merveille sur ce disque loin de l’amateurisme. Pour un premier disque, Fanfarlo fait plus qu’être prometteur, il montre surtout qu’ils sont un grand groupe en devenir et qu’il faudra compter sur dans les années à venir.

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01 : Animal Collective - Merriweather Post Pavilion [Domino]



Après 9 ans d’existence et autant d’albums, Animal Collective continue sa quête dans la recherche de nouvelles sonorités pour ne jamais se répéter et ne ressembler à nuls autres, et encore une fois, force est d’admettre que le pari est réussi. A mi-chemin entre Person Pitch et Strawberry Jam, Merriweather Post Pavilion franchit une nouvelle fois un cap, délaissant complètement les instruments classiques pour se concentrer exclusivement sur les machines électroniques on a pourtant affaire ici à leur album le plus pop et sûrement le plus accessible de leur discographie. Jamais les voix d’Avey Tare et de Panda Bear n’auront aussi bien résonné, ne cessant de rebondir entre elles, les deux voix qui se complètent à merveille semblent danser dans ce qui ressemble à un ballet lumineux et aquatique. Animal Collective affirme leur patte avec ce dernier opus qui caractérise encore un peu plus ce son propre à eux, ils ne ressemblent pas à qui que ce soit mais ce sont bel et bien les autres qui s’en inspirent. La famille Animal Collective ne cesse de grandir mais les parents ont encore une belle avance sur sa progéniture en témoigne Merriweather Post Pavilion un album essentiel d’un groupe essentiel qui n’a cessé de faire avancer la musique dans des territoires qui nous était jusque là encore inconnu.

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Top albums 2009 : 30ème - 11ème.

30 : The Field - Yesterday And Today [Kompakt]

On le croyait moins bon mais non, certains dirons qu’il est moins cohérent, je dirai qu’il est plus varié, certains dirons qu’il est moins efficace, je dirais qu’ils l’ont mal écouté. Si From Here We Go Sublime excellait dans un univers électro aérien et qui s’imposait comme une initiation au voyage, Yesterday And Today varie les plaisirs tout en gardant quelques titres dans la veine du précédant. Peu de titres mais aucun ne passant sous la barre des 7 minutes (à quelque chose près), le groupe prend son temps instaurant petit à petit un certain plaisir auditif, la marque des vrais grands groupes électro ce que The Field est en passe de devenir.

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29 : Atlas Sound - Logos [4AD]

Méritait-il vraiment cette si belle place ? Car Bradford Cox leader des Deerhunter se lance pour son deuxième essai solo dans un disque fait de petites imperfections et de titres plus anecdotiques que d’autres pourtant c’est aussi tout le charme de Logos, c’est un album imparfait d’un être imparfait mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime. Et puis on retrouve sur ce disque quelques pépites tel que Walkabout ou Shelia on se demande alors si Bradford Cox grand en devenir n’aurait pas mérité une bien meilleure place finalement.

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28 : Yeah Yeah Yeahs - It's Blitz! [Interscope]

Après le rock Garage abrasif de Fever To Tell et la pop/rock de Show Your Bones, Karen O et ses deux comparses changent totalement de direction dans cet album d’électro pop/rock. Bien plus posé que par le passé excepté les deux singles trompeurs Zero et Heads Will Roll, les Yeah Yeah Yeahs excellent dans cette nouvelle optique qui leur sied comme un gant, et là où on prenait énormément de plaisir lorsque les guitares explosaient, ici, c’est le contraire et c’est quand Karen O nous montre la face jusqu’ici enfouie au fond d’elle que l’on se rend compte à quel point les Yeah Yeah Yeahs sont définitivement un grand groupe se surpassant dans tous les genres et dans tous les rythmes possible.

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27 : Sébastien Schuller - Even Fall [Pias]

Sébastien, Français de son état, semble s’être trompé de pays, son cœur battant au rythme de l’Angleterre, c’est sur la cour de Thom Yorke même que Schuller vient faire ses preuves. Dépassant bon nombres de sosies Anglo-saxon des têtes de Radio, le Français ne va jamais chercher un hymne possible, empruntant autant à la musique classique, Even Fall est un disque qui prend son temps, qui se savoure, lent mais passionné Sébastien est bel et bien Français et sa mission est bien plus noble que dépassé quelques sosies mais de rehausser à l’étranger la qualité de notre musique.

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26 : The Limes - The Limes [Sauvage Records]

Super groupe Franco-Américain, The Limes est un projet dépassant les frontières où chaque artiste a participé à part entière dans ce projet ambitieux d’où il en ressort 10 titres assez différent les uns des autres mais dont la cohérence de l’album n’est jamais sacrifiée. Ils se sont retrouvés ensemble pour cette même passion pour la musique et les belles mélodies et c’est ce que ce collectif réussit à nous transmettre d’une bien belle manière.

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25: Micachu & The Shapes - Jewellery [Rough Trade]

Jewellery est un disque déglingué, un truc bricolé avec deux bouts de ficelle par une jeune fille insouciante un peu garçon manqué sur les bords. Mais derrière tous ces fracas qui font toute la personnalité attachante et exubérante de Micachu on retrouve surtout de grandes mélodies pop influencés par des artistes de divers horizons parfaitement assimilés sans jamais montrer de coutures trop voyantes qui pourraient vite devenir embarrassantes. Un disque fun, décomplexé et original en somme…

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24: Marie-Flore - More Than Thirty Seconds If You Please [-]

Un mini album pour une grande artiste enfin c’est, on espère, ce qu’elle deviendra mais Marie Flore a déjà toutes les cartes dans les mains pour accomplir cette mission. En 8 titres et même pas 30 minutes, cette jeune femme réalise un album pop/rock plutôt classique mais où chaque chanson possède un charme fou, une accroche mélodique qui pousse alors l’auditeur a réécouter sans cesse ce grand plutôt que mini album.

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23: Kings Of Convenience - Declaration Of Dependance [Virgin]

Cela faisait quelques temps que l’on n’avait pas eus de nouvelles de ces deux là, pendant que l’un vaguait à de multiples projets, le second lui, bah ne faisait pas grand-chose… A moins que ce dernier, dans son coin, travaillait sur cette jolie déclaration. En 13 chapitres, ces rois du folk nordique écrivent un nouveau tome de leur belle épopée et d’un air serein, continuent de voguer sur ce long fleuve tranquille.

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22: DOOM - Born Like This [Metal Face]

Avec son dernier album en date, Daniel Dumile est égal à lui-même, d’une constance hallucinante, ce génie du Hip Hop continue tel un gosse à nous donner ce grand sourire impossible à réprimer de notre bouche. Encore une fois, Born Like This est un exemple de production et de samples où violons et cuivres ont la vedette, Jamais à court d’idées, Dumile dont le flow est toujours autant le summum du cool ne s’étend par le sujet. Encore une fois, les titres dépassent rarement les 3 minutes nous baladant ainsi d’univers en univers plus passionnants les uns que les autres.

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21: Dent May - The Good Feeling Music Of Dent May & His Magnificent Ukulele [Paw Tracks]

Dent May n’est clairement pas le personnage que l’on s’imagine dans un top ce qui est plutôt étrange puisque le personnage ne manque pas d’originalité et de talent ! Armé de son meilleur ami le ukulélé, Mr May nous charme de cette voix de crooner et de ses textes frais et léger. Car écouter Dent May c’est comme déguster son mojito à l’ombre d’un cocotier, insouciant et plaisant, voilà un endroit qu’on aimerait ne pas quitter pour rien au monde.

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20: Ramona Falls - Intuit [Barsuk]

Les échappés solo sont toujours quelque chose de difficile en musique, on peut décevoir ses auditeurs en proposant quelque chose de complètement différent, on peut aussi ne pas être à la hauteur de son groupe originel, la honte suprême pour l’artiste qui se retrouvera avec une étiquette dans le dos où il sera marqué « incompétent incapable de s’en sortir sans ses potes ». Heureusement pour Brent Knopf membre de Menomena, il n’en est rien. Pas si éloigné que ça de sa formation original, l’américain propose pourtant un ensemble plus propre mais qui possède un univers un peu sombre, un peu fou où le piano hante cet Intuit. On retrouve aussi tout ce qui fait le charme de son groupe, Ramona Falls est imprévisible ne sachant jamais comment tout ça va se terminer, une armée d’instruments variés est convoqué faisant des va et vient incessant sur Intuit qui ne manque pas de briller par l’excellence de ces compostions toutes plus belles/folles les unes que les autres. Enfin c’est un disque qui nous fait douter, douter car on ne sait plus très bien si c’est une suite à Menomena ou à Ramona Falls qu’on veut aujourd’hui, quand l’élève dépasse le maitre…

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19: Grizzly Bear – Veckatimest [Warp]

3 ans après Yellow House, les Grizzly Bear reviennent gonflés à bloc, et il faut bien l’avouer, les New Yorkais n’auront pas perdus leur temps, affinant leur production, permettant ainsi à leur chœurs de résonner comme jamais. Plus porté par le piano que par le passé, Grizzly Bear innove ce qui leur permet au passage d’écrire un chef d’œuvre : Two Weeks. De chef d’œuvre, ce n’est pas le seul, car Veckatimest? album plus qu’irrégulier possède sûrement 4 titres synonymes de grand art portant presque à eux seuls cet album peut être trop ambitieux mais dont certains titres ne lui permettent pas de finir dans les 10 premiers. Pourtant, Two Weeks, Cheerleader, Ready, Able et While You Wait For The Others devraient être des raisons suffisantes à se lancer les yeux fermés dans l’univers unique de Grizzly Bear.

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18: Toy Fight – Peplum [City Slang]

Quand le label émérite City Slang, demande au groupe Français Toy Fight de se réunir afin d’enregistrer cet album, on est en droit de s’attendre à un disque au minimum bon, on est là bien au dessus. Toy Fight réussit avec Peplum à nous livrer un album jovial, dépaysant et pétrie de bonnes idées. Ce trio nous emmène avec eux dans ce qui pourrait ressembler à un road trip agréable dans une vieille coccinelle car ce disque qui semble produit avec trois bouts de bois et une casserole tout au plus est riche en refrain accrocheur dont les arrangements habillent à merveille leurs compositions.

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17: Benjamin Biolay - La superbe [Naïve]

Auteur de la plus belle surprise de l’année, Benjamin Biolay prouve à la France entière l’incroyable inspiration qu’il possède actuellement. En pas moins de 23 titres, le compositeur alterne entre chansons dans la plus grande tradition Française et titres beaucoup plus Pop/Rock faisant preuve de talent dans ces deux registres. Servis par des textes la plupart du temps bouleversant, on découvre un Biolay poignant et étonnant à qui on pardonnera les quelques titres dont on ce serait bien passer et remporte sans embûches la palme du meilleur album francophone de l’année.

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16: Sunset Rubdown - Dragonslayer [Jagjaguwar]

On les avait laissé en 2007 avec Random Spirit Lover, un grand album héroique comme on voit trop rarement qui supplantait alors tout les projets de Spencer Krug. 2009, il revient à la charge avec Dragonslayer toujours aussi foutraque où l’homme ne peut s’empêcher d’empiler des tonnes d’instruments mais on ne s’en plaindra car ce qui peut paraitre bordélique ne l’est plus du tout après quelques écoutes, non, au final cet ensemble d’instruments donne toute la force et la richesse à l’album. Huit titres, grandioses où Spencer Krug démontre une fois de plus (mais est ce bien nécessaire ?) qui en plus d’être l’un des plus prolifiques compositeurs de sa génération, il est aussi l’un des plus talentueux.

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15: Jon Hopkins - Insides [Domino]

Ce n’est pas The Wider Suns, titre d’ouverture, qui allait nous préparer à ce qui nous attendait, car si cette ballade a des allures de chanson country avec ce violon convoquant les grands espaces verts qui sentent le crottin de cheval, la suite est toute autre et si l’on démarre en douceur avec le magnifique Vessels, c’est Insides qui vient mettre le feu aux poudres. Entre classicisme marqué par la présence du violon et du piano, et l’électro représenté par ces oppressants beat électro d’une puissance à vous compresser vos poumons jusqu’à l’étouffement, Jon Hopkins réussit le grand écart entre deux genre qui de prime abord tout oppose et pourtant l’électronicien parvient à merveille à accoupler ces deux styles pour accoucher d’un album des plus excitant. Ecoute au casque obligatoire.

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14: A Sunny Day In Glasgow - Ashes Grammar [Mis Ojos Discos]

Ecouter A Sunny Day In Glasgow, c’est se préparer à plonger dans des eux troubles et vaporeuses, c’est être prêt à se noyer sous ses vagues de synthé pour découvrir tapis dans l’obscurité au fond de l’océan des richesses pop aux mélodies finalement ô combien grandioses. Ces jeunes Américains ont le don pour trouver cette gimmick accrocheuse qui peut tourner rapidement à l’obsession et si ils peuvent parfois vous donnez l’impression de naviguer dans un épais brouillard qui peut tarder à se lever, une fois que la lumière surgit, on s’aperçoit alors qu’Ashes Grammar n’est autre qu’un grand album pop.

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13: Coconut Records - Davy [Young Baby]

Jamais on n’aurait cru Jason Schwartzman capable d’écrire de si grandes chansons pop. En même pas 30 minutes l’acteur nous la joue « Sgt Peppers In California », les Beatles étant le groupe dont l’influence est profondément ancré dans sa musique. Comme ses idoles, le cousin de Sofia Coppola applique la recette de la chanson pop parfaite qui peut manquer parfois cruellement d’originalité mais qu’importe car la qualité est là. Des imitateurs de Beatles on en a connu beaucoup, aussi talentueux beaucoup moins…

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12: St. Vincent - Actor [4AD]

Pourquoi s’emmerder quand on peut faire simple ? Dans ce cas là, un copier/coller suffira ! Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtiè...euh...douzième place.

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11: DM Stith - Heavy Ghost [Asthmatic Kitty]

Dès les premières notes d’Isaac’s Song, on s’attend à quelque chose de spécial, pas vraiment commun avec les productions actuelles, et il ne faudra attendre que quelques secondes de plus pour que ces pensées soient concrétisés, plus précisément dès lors que DM Stith laisse échapper sa voix dans des chœurs fantomatique. Heavy Ghost porte très bien son nom car c’est un disque habité à la beauté étrangement tordu où les rythmes irréguliers tentent de suivre la voix de DM Stith en roue libre. Non content d’avoir le plus beau chant de l’année, le copain de Sufjan Stevens a surtout derrière lui des compostions sans failles à la personnalité unique.

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Top albums 2009 : 50ème - 31ème.

Cette année n’aura pas été forcément une grande année en matière d’albums, si l’on garde tout de même quelques albums exceptionnels, peu ont l’air pouvoir de perdurer dans les années malgré les médias qui en ont catalogués pas mal comme des classiques instantanés à tort ou a raison. Cependant, voici une liste de 50 albums qui m’ont accompagné tout au long de l’année, innovants, émouvants, passionnants. Voici des tas de disques dont les mots en « ants » me manquent pour les décrire. Aujourd’hui voici les 20 derniers avec en fin d'article, un lecteur grooveshark avec deux titres par album pour voir de quoi il retourne.


50 : Dälek – Gutter Tactics [Ipecac]

Toujours aussi peu enclin à faire des concessions, Dälek continue à produire une musique hip hop à mille lieux de ses comparses. D’une noirceur absolue, l’artiste use des saturations dans un album long mais surtout passionnant et osé cassant à lui seul les carcans que le monde du rap s’est lui-même imposé au fil des années.

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49 : Radio Moscow – Brain Cycles [Alive Naturalsound]

Très loin de Moscou, de sa neige et un peu moins de sa vodka, c’est dans l’Iowa que le groupe Radio Moscow s’évertue à faire perdurer une certaine forme du rock. Typiquement ancré dans les années 70, ces barbus réacs réussissent là où des tas se plantent, nous faire croire que nous ne sommes pas en 2009 mais en 69, année érocktique.

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48 : Black Dice - Repo [Paw Tracks]

Si Alice au pays des merveilles s’était attardée sur le chemin pour cueillir des drôles de champignons ou plus généralement si le monde de Disney s’était décidé a testé les acides, leur musique aurait sûrement ressemblé aux Black Dice. Ces extrémistes sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités excellent dans l’électronique hallucinée.

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47 : Dan Deacon - Bromst [Carpark]

Peut être moins fun que son précédent album, Dan Deacon n’a pourtant rien perdu de sa patte. Continuant a pratiquer une musique fun et intelligente, le gros geek à lunettes cassées ne cesse d’expérimenter de nouvelles choses dans son labo. Devenu spécialiste dans la construction de musique à base de superpositions de sons et plus particulièrement des voix, les compositions de Dan Deacon ne cessent de s’améliorer. La prochaine sera la bonne.

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46 : Jeremy Jay - Slow Dance [K]

Toujours sans le sou, Jeremy Jay pourtant, surprend. Laissant de côté son folk d’une rare beauté pour se consacrer à un rock mâtiné de synthé 80’s. L’ambiance change alors du tout au tout, du romantisme on passe à l’érotisme. La voix toujours aussi belle du crooner Jay se fait haletante. Slow Dance est donc un album sexuel aux chansons à l’indéniable qualité dont les riffs font mouches et touchent sa cible à chaque fois.

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45 : Mirah - (A)Spera [K]

Complètement passée inaperçu cette année, il était temps de rétablir cette faute surtout lorque l’on est capable de chose étonnante comme ce (A)Spera folk jusqu’au bout de ces ongles délicats qui brillent par la sensibilité qui transpire de ces compostions. Jamais classique, Mirah n’hésite pas à convoquer tour à tour guitare de bucherons ou violons romanesques pour habiller ces magnifiques perles.

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44 : The Dodos - Time To Die [Frenchkiss]

Ne croyez pas tous ces gens médisants, les dodos sont loin d’être en voie de disparition, la preuve, de deux, ils sont passés à trois et n’ont rien perdus de leur superbe. Plus propre et plus clair, peut être ont-ils perdus de leur sauvagerie que beaucoup regrettent, moi le premier mais le talent est resté intact et les deux comparses sont toujours aussi capable de nous émouvoir avec leurs chansons aux mélodies impérieuses.

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43 : Emily Jane White - Victorian America [Talitres]

Si on reconnait que le folk americana d’Emily Jane White est tout ce qu’il y a de plus classique dans la forme, il faut aussi reconnaitre que la jeune fille défonce toutes ces gentilles camarades à nattes qui naviguent dans le même genre. Déballant son folk crépusculaire à nos oreilles, la songwriteuse se révèle être une artiste accomplie de l’écriture au jeu de guitare et surtout par sa voix pleine de grâce.

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42 : Annie - Don't Stop [Smalltown Supersound]

Quatre ans c’est long! Et c’est le temps qu’il aura fallu attendre avant de voir l’apparition d’un second album de la belle mais sûrement très capricieuse Annie. Après moult péripéties, c’est pour notre plus grande joie que l’on peut enfin poser nos oreilles sur cet album dance/pop remplis d’hymnes et de refrains nous faisant de l’œil. Avec autant de charmes et de tubes que le précédent Annie passe le cap du second album sans embûches.

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41 : Kill The Vultures - Ecce Beast [Jib Door]

On ne peut pas dire que l’année 2009 m’aura marquée en matière de Hip Hop, mais Kill The Vultures fait partie de ces exceptions. D’une classe que peu de gens peuvent se targuer, ce duo fortement influencé par la musique jazz ne rentre jamais dans celui qui fera claqué son beat plus fort que l’autre. Tout en retenue, les effets ne sont pas légions chez eux tout comme le flow pas forcement le meilleur au monde mais comme je l’ai dit, Kill The Vultures est surtout synonyme avec classe !

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40 : Color Cassette - Forever Sparrow [Autres directions in music]

Forever Sparrow est l’un des premiers disques sortis cette année, et il n’a rien perdu de sa superbe. Assimilable au courant Folktronica, Color Cassette distille ces quelques accords de guitare sur fond d’électro dont la discrétion est de mise. Dans une ambiance caniculaire, l’artiste dépouille ses chansons jusqu’à l’os pour n’en garder que l’essentiel, la mélodie.

Color Cassette


39 : Handsome Furs - Face Control [Sub Pop]

Entre rigidité Stalinienne et fureur punk, ce couple réveille en nous le meilleur de la musique des années 80. La recette est simple, un synthé glacial, une boite à rythme intransigeante, une guitare qui a toujours tendance à déraper et une voix furieuse tout droit échappé d’un goulag donnant le ton à cet album qui possède son lot de brulots cold-punk.

Handsome Furs


38 : The Pains Of Being Pure At Heart - The Pains Of Being Pure At Heart [Slumberland]

Des sonorités utilisées à la production, ce disque qui s’inscrit dans le renouveau shoegaze semble déjà désuet, dépassé mais c’est ce qui fait tout son charme. Ces New-Yorkais ont crées un disque nostalgique pour les trentenaires indés qui se rappelleront quand ils allaient il y a longtemps chez ce petit disquaire aux pépites introuvables. Pour les autres on se contentera de ces formidables chansons pop romantiques.

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37 : Wild Beasts - Two Dancers [Domino]

Impossible à l’écoute de Two Dancers de ne pas penser à cette mouvance qui consiste à puiser une large palette de son de l’autre côté de la méditerranée. Pourtant, contrairement à ces petits camarades, Wild Beasts innove oubliant ce côté un peu surexcité qu’on tous les autres pour n’utiliser tous ces effets qu’à bon escient. La magie alors opère, Wild Beasts a trouvé un son propre à eux.

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36 : The Penelope[S] & Morpheus - Priceless Concrete Echoes [Citizen]

Les Penelope[S] nous renvoient directement dans les années 80 puisant leur inspiration dans tous les groupes Anglais New Wave. Le résultat fonctionne à merveille, n’hésitant pas à moderniser le tout pour éviter de se retrouver dans un revival ringard, ces Français font surtout preuve d’ingéniosité pour habiller leurs impeccables chansons en multipliant les effets tous aussi variés.

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35 : A Place To Bury Strangers - Exploding Head [Mute]

2009 aura rimé avec shoegaze, entre retour des Bloody Valentine et groupes à pédales qui pullulent, on retrouve dans la masse un petit groupe plus discret déjà à son deuxième album qui continue dans la lancée de son premier effort. Dans la continuité mais en faisant mieux dans tous les domaines, plus efficace, plus fort, plus tout, A Place To Bury Strangers font crier leur guitare comme jamais enfonçant ainsi la concurrence.

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34 : Current 93 - Aleph At Hallucinatory Mountain [COPTIC CAT]

Proposant une expérience unique, Aleph At Hallucinatory Mountain est un disque qui s’écoute dans le noir, sans distraction aucune. C’est un disque ambitieux et exigeant demandant à l’auditeur d’entrer dans son monde sombre et aride. Beaucoup d’entre vous resteront sûrement sur le pas de la porte, pour les autres ce n’est peut être pas le bonheur qui vous attend mais un vide immense. Etrange et habité, Aleph At Hallucinatory Mountain est un disque rare dans son genre.

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33 : Le Klub des 7 - La classe de musique [Encore]

Ce disque aurait pu ne jamais voir le jour, après la mort de Freddy K, le klub des 7 n’était plus que 6 mais cela n’aura pas suffit à leur laisser tomber cette aventure. Plus meilleur que jamais, Le Klub n’a ni perdu de son humour ni de son talent. 18 grands titres parfois au goût un peu de nostalgie comme sur le drôle et émouvant l’appel à l’intention du regretté Freddy.

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32 : Fuck Buttons - Tarot Sport [ATP]

Sûrement moins bon que Street Horrrsing qui se révèle au fil du temps être l’un des plus importants albums électronique de la décennie (ouai ouai rien que ça), le duo continue pourtant avec ce second album de faire avancer la musique électronique vers de nouveaux horizons. Toujours aussi extrême, c’est pourtant de leur bruitisme ambiant que se dégage toute la beauté des Fuck Buttons.

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31 : Mansfield. TYA - Seules au bout de 23 secondes [Vicious Circle]

En un peu plus de 23 secondes, les deux Nantaises se surpassent, aussi à l’aise en Anglais qu’en Français, ces deux femmes fortes nous prennent aux tripes dans des textes poignant servis par des mélodies qui fonctionnent à merveille dans leur structure. Que ce soit au piano, à la guitare ou au violon le couple fait mouche emportant tout sur leur passage.

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