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#0004 : Louis Prima – The Wildest! (1957)



Lorsque The Wildest! sort en 1957, Louis Prima a déjà roulé sa bosse. D’un groupe de jazz au combo swing, il changea autant de registres que de villes. Au début des années 50, le succès de son Big Band commence à décliner et décide alors de tenter sa chance à Las Vegas où il trouve le club Sahara qui consent à le produire. Entouré de nouveaux musiciens et accompagné de sa femme de l’époque Keely Smith, il connaitra un regain de popularité grâce à des shows pleins d’énergie et d’humour. Leurs prestations amènera même Walt Disney à confier le rôle de King Louie dans le Livre de la jungle à Louis Prima, le personnage étant directement inspiré de lui par cette même façon de se mouvoir sur scène. Avec sa femme ils ont contribué à faire monter la popularité du Sahara qui a fermé ces portes cette année. The Wildest! est enregistré à ce moment, Louis Prima voulait capter l’essence de leurs performances live sur un disque et c’est ainsi que parait cette petite pépite…

Il faut comprendre que cet album est bien plus qu’un disque de cabaret. The Wildest! résume une grande partie de la carrière de Louis Prima, du jazz au swing en passant même par la pop il représente le meilleur de ce qu’il a pu faire jusqu’ici. Cependant, au-delà du mélange des genres, le disque est à l’image de cette pochette, sa musique est pleine de vie, les onomatopées chantées par Prima nous revigore. C’est un album plein de vie, de joie où l’on s’attend à tout moment à un éclat de rire de sa part. On est forcément un peu déçu quand Keely Smith est au chant n’ayant pas le même talent et la même énergie, mais Louis Prima n’est jamais bien loin quand il s’agit de remettre un peu d’entrain sur les refrains ou de la bonne humeur comme sur le très sage (Nothing’s Too Good) For My Baby électrisé par les vocalises du "King Of The Swing".

En plus d’être un formidable chanteur, Louis Prima était aussi un grand trompettiste. Quand les voix se font muettes, c’est son instrument fétiche qui parle et qui participe aux plus grands moments du disque. The Wildest!, le plus fou, le plus sauvage, voilà une définition qui sied très bien à cet album. Dans les rares moments d’accalmie comme sur Body And Soul, la trompette pleine de grâce au début vire peu à peu dans un solo endiablé et fiévreux. Il y a quelque chose de très improvisé dans leur musique et de très instinctif, on ressent cette intention qui était de capter toute l’énergie de leurs concerts à Vegas.

C’est aussi l’occasion pour Louis Prima de délivrer une chanson écrite par ses soins car il faut le savoir comme beaucoup de disques de l’époque, qu’il n’est constitué que de standards du jazz à l’exception de Jump, Jive, an’ Wail donc. Une chanson qui brasse les genres (Jazz, Rock, Swing) pour 3 minutes 30 délirantes où les cuivres s’enflamment autant qu’un Prima euphorique. Le reste n’a pas à rougir, on pense notamment à cette formidable version de Night Train popularisé grâce au film retour vers le futur 1 & 2 joué lors de "la féerie dansante des sirènes" où le groupe dynamite la composition et où la trompette (encore elle) fait preuve de fulgurances.

Une douce folie traverse ce disque, une folie heureuse, c’est un réel plaisir communicatif qui nous emporte. Si on devait lui reprocher une chose, c’est sa durée. Une petite demi-heure seulement … Mais quelle demi-heure! Louis Prima est mort à l’âge de 67 ans le 24 août 1978 laissant derrière lui une collection de chansons remarquable. On gardera en tête cet album, cette pochette, figeant son rire éclatant et laissant ainsi l’image d’un homme radieux et hilare. Sur sa tombe était inscrit ces quelques mots issus de son plus grand succès : "When the end comes, I know, they'll all say 'just a gigolo' as life goes on without me". Bien plus que ça, Louis Prima aura définitivement gravé son empreinte dans la musique actuelle.


Faut-il écouter ce disque au moins une fois dans sa vie? Incontournable.
Label : Capitol

Just A Gigolo/I Ain't Got Nobody
Buona Sera

#0002 : Elvis Presley – Elvis Presley (1956)



Celui qui en août 1953, rentra dans les bureaux de Sun Records pour enregistrer quelques chansons et les offrir à sa maman ne devait certainement pas se douter de l’avenir qui lui était réservé, et pourtant… C’est de là que tout est parti, très vite, il tape dans l’œil du patron Sam Phillips qui lui permettra d’enregistrer ses premiers singles et de partir en tournée. C’est lors de ses premiers concerts que le phénomène prend de l’ampleur, les cheveux teint en brun, le jeune garçon qui chantait jusque là quelques airs de country devint la première star du Rock’n’roll par son phrasé, son jeu de guitare et son mouvement de bassin qui excitait autant les adolescentes que choquait les parents. RCA, le plus important label s’intéresse alors à cette mine d’or et lui propose de rejoindre leur écurie avec à la clé la somme astronomique de 40 000 dollars. A 20 ans, ce jeune homme qui n’a même pas l’âge légal pour signer son contrat (ce sera son père qui apposera sa signature) devient alors le King.

Un an plus tard, et après le succès du single Heartbreak Hotel, on aurait pu craindre le pire, les ventes de singles se révèlent être assez décevantes. Blue Suede Shoes n’atteint que la vingtième place et Carl Perkins qui est l’auteur et l’interprète de la chanson originale fait même mieux que lui alors que aujourd’hui, cette version tend à être oubliée au profit de la reprise de Presley. Pourtant, son premier album éponyme sera au final un succès retentissant. Premier disque à dépasser le cap du million d’exemplaires vendu, il restera 10 semaines à la première place des charts. Au-delà du son particulièrement nouveau que proposait Elvis Presley, il y a surtout un nombre incalculable de tubes. D’entrée de jeu, le blanc-bec impressionne avec Blue Suede Shoes. Tout pourrait se résumer à ce titre, du vibrato exagéré de Presley au solo de guitare, la chanson d’ouverture signe en 2 minutes seulement une chanson aussi excitante qu’euphorisante. Aujourd’hui encore, la chanson garde une puissance féroce grâce à l’énergie déployée par un Elvis Presley déchaîné.

A l’image de la pochette culte (reprise 23 ans plus tard par les Clash) la guitare est au centre du disque. Contrairement à beaucoup de standards R’N’B et rock de l’époque où le piano faisait figure d’instrument principal, Presley renverse la vapeur avec ses reprises sur-vitaminés de classiques tels que I Got A Woman ou Tutti Frutti. Ce disque est aussi l’occasion de retrouver un Elvis assagi et plus classique en particulier sur les titres issus des fameuses Sun Sessions de 1954 dont le meilleur est gardé ici. En plus de nous faire bouger furieusement le bassin, le King nous fait rêver que ce soit avec des ballades à l’esprit Hawaïen (Blue Moon) ou en jouant le crooner romantique des campagnes (I Love You Because). Bien que 5 titres datent du label Sun et sont facilement identifiables elles parviennent à s’imbriquer parfaitement avec les autres compositions bien plus riches en terme d’instrumentation.

Si il est avant tout un artiste à single plutôt qu’à album, Elvis Presley réalise en à peine une demi-heure une première œuvre majeure du rock. Grâce à l’interprétation faite sur chaque titre, le King surpasse la plupart du temps l’originale. Ce disque, c’est aussi une voix, à la fois envoûtante et enivrante, elle reste avec le temps toujours aussi unique. Ce 23 mars 1956, jour de parution de l’album, le rock venait définitivement se faire une place dans le monde de la musique.



Faut-il écouter ce disque au moins une fois dans sa vie? Quelle question...

Blue Suede Shoes :


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Tutti Frutti :


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Semaine 04 : Beach House - Teen Dream [Sub Pop] / Four Tet - There Is Love In You [Domino]

A disques exceptionnels, article exceptionnel. Toute la semaine, mon cœur n’a cessé de balancer d’un artiste à l’autre chacun ayant écrit de grandes rêveries sonores. Impossible de les départager, d’en préférer un, me voilà partis dans une double chronique destiné à ces orfèvres musicaux.

A ma gauche, un duo Franco-Américain qui en est à son troisième album, à ma droite, l'Anglais Kieran Hebden qui revient sous le nom de Four Tet pour son quatrième disque, cinq ans après Everything Ecstatic. Devant nous, deux disques diamétralement opposés, tandis que Kieran explore les sonorités électroniques aussi bien house que folktronica, Beach House s’évertue à nous proposer une pop bancale et désuète des plus charmantes. Pourtant, des points communs il y en a, tous deux ont commencé très fort avec des premiers albums prometteurs laissant à l’époque apercevoir énormément de talent. Tandis que le duo de Baltimore, proposait un univers bien à eux sans équivalent alors, Four Tet lui se contentait d’écrire son premier grand album à mi-chemin entre l’électro et le jazz.



La suite n’a été alors que des promesses tenues de la plus belle façon, continuant dans la voie qui leur va si bien, Beach House signait alors un album encore meilleur que le précédent, Devotion est un disque à la fois caniculaire et glacial par ces synthés mécaniques. Lui, continue alors son bonhomme de chemin avec une exigence artistique toujours aussi forte, réalisant tout naturellement son premier chef d’œuvre avec Rounds il y a maintenant 7 ans. 2009 signe alors leur grand retour chacun lançant en pâture un titre de quoi aiguiser notre appétit, pour le duo pas de doutes possibles, c’est Norway qui est dévoilé. Un grand tube en puissance orné de chœurs féminins dévoués et d’une ritournelle déballée par une guitare généreuse, et puis il y a cette voix… Magistrale, unique, imposant sa suprématie vocale tout du long, Legrand porte bien son nom en possédant l’une des voix les plus impressionnantes du moment. Tandis que Kieran Hebden nous livre un titre 100% house, enivrant à souhait où la rythmique imparfaite agite nos jambes alors que cette voix féminine suave nous provoque des frissons parcourant tout notre corps, Love Cry était alors un de ces grands titres électro qui allait nous suivre longtemps dans nos aventures nocturnes.

Après des discographies sans ratées et des singles prometteurs il n’était pas permis de douter de la qualité de ces futurs albums, mais espérer de si grands disques, c’était difficilement envisageable. Teen Dream et There Is Love In You sont destinés à un grand destin, des disques dont on reparlera sûrement dans les années à venir. Chacun possède son univers bien à lui, le premier est une pop alambiquée mêlée de sons tordus, cet album à tout d’une œuvre imparfaite et les premières écoutes auraient tendance à nous le suggérer mais à force d’écoute, Beach House se laisse apprivoiser et nous laisse alors goûter aux délices de leurs mélodies. Parfait de bout en bout, il y avait bien longtemps qu’on n’avait pas goûté à une musique si envoûtante. Dès les premières notes, Victoria Legrand nous caresse dans le sens du poil avec le majestueux Zebra qui ne cesse de gagner en intensité au fil des minutes on pourrait croire que le tout va retomber, mais non, toujours plus grande, leur musique ne cesse de tutoyer les cieux jusqu’au final Take Care criant de beauté.



Four Tet, lui, au-delà des sonorités électroniques crée un disque des plus pop, il n y a qu’à écouter This Unfolds, l’une des merveilles de son dernier opus pour en être convaincu, mêlant habilement guitare chaloupée et sons cristallins, on rentre dans un rêve dont on aimerait ne jamais se réveiller. Il faut l’avouer cependant, qu’au fil des écoutes, Kieran Hebden s’est imposé comme le meilleur des deux, sans écarts, c’est bien huit fresques admirable qu’il nous propose du début avec l’envoûtant Angel Echoes à la fin avec She Just Like To Fight, la plus belle chose qu’on ait pu écouter cette année. Four Tet nous déclare sa flamme pour la musique au-delà des frontières de l’électronique. There Is Love In You est comme ce cocon protecteur dont on aimerait ne plus sortir, un disque habité qui nous réchauffe le cœur aux doux sons de quelques cloches délicates ou fait battre notre cœur au rythme de pulsations effrénées. Un grand disque où rien n’a été laissé au hasard nous emmenant alors dans un voyage paisible et songeur.

Ainsi, 2010 commence très fort avec deux albums exceptionnels et bien que leurs univers soient si éloignés, on retrouve chez chacun, cet hymne aux rêves et à la mélancolie, deux disques sensibles, habités, basés sur des mélodies grandioses. Tous les trois, signent deux bijoux aussi rare que beaux qui marqueront indéniablement cette année qui s’annonce d’ores et déjà exceptionnelle.

Beach House - Teen Dream :



Four Tet - There Is Love In You :



sorties le : 26 janvier 2010
Myspace de Beach House
Myspace de Four Tet
5 titres de chaque album en écoute à droite.
Norway et Love Cry sont en écoute ici.

Des chroniques pas unanimes de Beach House :
Un petit 5.5/10 pour Playlist Society.
Un grand 9/10 pour Hop Blog.
Un moyen 3/5 pour la quenelle culturelle.
Avis très favorable d'Eddie.
Bon pour les oreilles juge que c'est bon pour les oreilles.
4/5 pour Word & Sounds.
Un timide 7.5/10 pour So Why One More Music Blog..?
Une bonne critique deMatador
Si j'en ai oublié...

Des chroniques plus unanimes de Four Tet :
I Left Without My Hat kiffe sa race.
Chroniques électroniques aussi.
Adikt blog aussi.
Playlist Society aussi.
Des oreilles dans Babylone aussi.
Pop Revue Express moins...
Si j'en ai oublié...

Mercredi 25 novembre : Arnaud Fleurent-Didier - France culture

5 ans c’est quoi ? 5 ans c’est le temps qu’il vous a fallu pour écrire vos premiers mots dans un cahier depuis votre naissance, c’est le temps qu’il vous a fallu pour faire votre cycle primaire, le temps qu’il vous a fallu pour avoir le permis dans une main et votre carte d’électeur dans l’autre alors que vous rentriez à peine dans l’adolescence, c’est le temps qu’il vous a fallu pour obtenir ce master en marketing alors que vous étiez simple bachelier. 5 ans c’est long, et c’est aussi le temps qu’il vous a fallu pour entendre le successeur du Portrait du jeune homme en artiste d’Arnaud Fleurent-Didier. Malheureusement ce jour n’est pas encore arrivé, heureusement on peut déjà se délecter de ce clip et forcément du premier extrait de la Reproduction. Et il n’aura pas fallu autant de temps pour se rendre compte à quel point il nous manquait, à quel point ses textes dépassent nombre de ses collègues, sa musique aussi. En forme de lettre ouverte, Fleurent-Didier nous parle de ses parents, de son éducation, de sa culture, de sa France, France Culture donc, trois minutes qui explose les carcans et les règles de la musique française. Dans la veine d’un Gainsbourg au sommet de sa forme, Arnaud Fleurent-Didier écrit la chanson parfaite, on aurait pu attendre 5 de plus rien que pour ça.

FRANCE CULTURE from Arnaud Fleurent-Didier on Vimeo.





Extrait de l'album : La Reproduction
sortie le : 4 janvier 2010
Label : Columbia
Myspace

Semaine 45 : Fanfarlo - Reservoir [-]

A l’occasion de leur première venue en France hier soir dans le cadre du festival des inrocks, retour sur un album essentiel de cette année 2009.



Formé en 2006 par le Suédois Simon Balthazar, il s’entoure de 5 musiciens Londoniens pour donner naissance à Fanfarlo. Depuis leur début, le sextuor a enchainé les sorties de singles tous sur un label différent de Fortuna Pop! à Moshi Moshi Records. Sur les 10 chansons présentes, trois seront sur Reservoir sortis au mois de février. Ce n’est qu’un ou deux mois plus tard que j’entends parler d’eux pour la première fois, et avant même d’avoir écouté l’album, l’emballage est tout ce qu’il y a de plus alléchant, bénéficiant de la production de Peter Katis (Interpol, The National…) et du copinage de Jón Þór Birgisson (C’est dur à lire ça hein ?) leader des emblématiques Sigur Rós qui leur propose sa sœur pour poser sur la photo de leur album, Fanfarlo part sur des bases prometteuses.

Et effectivement, dès le premier titre ils font plus que d’être prometteur, I’m A Pilot dont la rythmique puissante et martiale ne vous laissera sûrement pas indifférent est basé sur un duo piano/batterie, le titre d’ouverture dégage très vite une ambiance bien particulière, on découvre alors la voix de Simon Balthazar sorte de Win Butler Anglais… Du tout bon quoi ! Et ce ne sont pas les arrangements qui me feront dire le contraire. Commencer par un tel titre pourrait être assassin pour n’importe quel groupe mais Fanfarlo est loin d’avoir dit son dernier mot, le titre qui suit est le contraire du précédant en matière d’intro, faisant une rentrée timide, la batterie est toujours là les violons s’emballent la batterie suis le rythme, puis les trompettes font leur rentrée donnant tout de suite à Ghosts beaucoup plus de chaleur et pardonnez moi l’expression mais c’est que ça swinguerait presque! Avant de retomber dans une sorte de mélancolie chantée avec toujours autant de dévouement par Balthazar se livrant corps et âmes à sa musique sincère qui semble être si chère à son cœur.

Ghosts résume à lui seul Reservoir, en quarante minutes, Fanfarlo ne cessera de nous étonner, de retourner sa veste pour passer d’un air à un autre toujours dans la même chanson. Des idées, ils en ont plein la tête, les imbriquant les unes dans les autres pour donner 10 titres de haute volée. Jamais défaillant, les chansons passent à une vitesse sidérante, et le plaisir à les écouter reste toujours aussi intact. Pas de répit, pas de coup de fatigue, Fanrfarlo tient bon et fait preuve de bon goûts pour arranger leurs titres, trompettes, violons, mandoline se donnent à cœur joie pour habiller leurs compositions. Pas de superflus pour autant, tous ces instruments permettent de donner à l’ensemble un souffle épique accompagnant à merveille le chant.

Bien sûr on pourra lui faire un reproche, ce sont leurs influences très présentes qui enlèvent toute l’originalité à Reservoir, The National (production oblige), Beirut (The Walls Are Coming Down), Clap Your Hands Say Yeah ! (Drowning Men), ou encore Arcade Fire (toutes les chansons) vous viendront en tête à l’écoute de cet album qui n’aurait sans doute pas existé sans eux. Mais à la défense de Fanrfarlo, deux arguments de poids. Déjà en matière d’influences, ils n’ont pas choisis les plus dégueulasses, sélectionnant la crème de la crème des groupes indés preuve du bon goût de ces messieurs. Ensuite arrivé à ce stade et en termes de qualité, ils peuvent bien ressembler à ce qu’ils veulent du moment qu’ils continuent à nous sortir des petits chefs d’œuvres de cet acabit. Ha et une dernière chose, Bowie est fan, le même qui a déclaré sa flamme pour les TV On The Radio ou les Arcade Fire à leurs débuts donc si David a dit que c’était bien alors c’est que c’est bien !

On ne les avait pas vu venir et pourtant Fanfarlo à tirer en plein dans le mille, génial de bout en bout on se demande bien quel accueil il aurait pût avoir si il était sortit quelques mois avant Funeral... Sans aucun doute la consécration, dommage que ces Londoniens débarquent avec un train de retard. Qu’importe, Reservoir est déjà un classique à mes yeux qui m’a accompagné tout l’année et n’est pas encore prêt à quitter mon chevet.



Sortie : Février 2009
5 titres en écoute à droite.
Tout le monde est d'accord, c'est un bon disque, moi je trouve que c'est plus que ça quand même...
Esprits critiques
Sound Of Violence
Papa(Pas le mien bien sûr...)
Words And Sounds

Lundi 02 novembre : Yeasayer - Ambling Alp

Non content d’avoir sortis en 2007 l’un des meilleurs albums de l’année avec All Hour Cymbals qui alliait parfaitement les influences Nord Africaine du groupe et la pop psychédélique le tout servis par des compositions irrésistibles, Yeasayer avait re-pointé le bout de son nez dans la compilation Dark Was The Night qui est pour moi, le meilleur titre de ce double album faisant mieux que Sufjan Stevens, Arcade Fire ou The National. Alors en apprenant que leur nouveau single était disponible je me suis empressé sur ce titre qui sera à paraitre sur le prochain album prévu début 2010… D’habitude je chronique les albums qui sortent dans la semaine, mais face à cet Ambling Alp comment faire autrement ? Réjouissant comme c’est pas possible, Yeasayer change un peu sa recette pour englober dans leurs compositions l’Afrique toute entière et usant beaucoup plus des machines électroniques, le résultat sonne bien plus pop et conquérira sûrement de nouveaux fans en laissant certains sur le bord de la route. Passé l'enthousiasme face à ce single, on se rend vite compte d'une chose à leur égard, on assiste peut être avec Yeasayer à l’ascension d’un groupe alors inconnu au début de 2007 qui pourrait bien devenir l’un des groupes majeurs de la scène indé en quelques années. On prend les paris?



Extrait du single : Ambling Alp
Disponible le : 03 novembre 2009 digitalement, en vinyle, avec un tee shirt et gratuitement (et légalement aussi) juste ici.
Label : Secretly Canadian/Mute
En écoute dans le lecteur à droite.
Twist a dégainé le premier, il a aimé mais avoue dans ses commentaires, avoir trouvé la fin partir en sucette. Ne le croyez pas!