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Mardi 12 février : Foals - Holy Fire

Après un coup de je t’aime (Antidotes), l’histoire d’amour avec Foals avait vite tourné à la bluette sans importance (Total Life Forever). En l’espace de 2 ans, les 5 jeunes Anglais étaient tombés dans le moule d’un rock Anglais sans identité où seul Wild Beasts arrive encore à tirer son épingle du jeu. Le groupe se transformait en un banal groupe de pop sensible et délaissait le math rock frénétique des débuts.
                                                
Cependant, tout n’était pas pourri au royaume des Foals et le groupe était encore capable de pondre quelques pépites comme le très beau Spanish Sahara et son envolée électronique. Bien que leur aspect «pop lisse» nous plaisait par moments, on espérait au fond de nous que Holy Fire allait rectifier le tir et signer les retrouvailles avec nos jeunes poulains fous. Pif paf pouf, Holy Fire creuse encore un peu plus le fossé.

Pourtant on pouvait y croire, le groupe annonçait un album  plus incisif avec des guitares tranchantes, on s’attendait à retrouver une once de furie et de folie dans le groupe mais pas du tout. Une fois passé les trois premiers titres, le groupe s’éteint et sert une pop molle sans énergie et sans envie. Il suffit d’entendre la voix de Yannis Philippakis dont le chant ne cesse de ressembler de plus en plus à une longue plainte fatiguée pour comprendre l’état de Foals qui est déplorable.

Le plus naze dans l’histoire reste le niveau des mélodies plus pauvres que Cosette. Sur Holy Fire, la basse tient une place centrale mais il est dommage de voir que ses lignes soient aussi peu inspirées (Out Of The Woods). Pour pallier à ce problème les Anglais cachent la misère avec une multitude de gimmicks supposées cools mais sans intérêts.

Le groupe qui avait mis un point d’orgue à ne pas faire la même chose entre Antidotes et Total Life Forever ne s’est pas pris la tête cette fois ci. On retrouve la recette du précèdent mais en plus poli sûrement afin d’atteindre un plus large public. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre des refrains taillés pour les stades qui ressemblent à du mauvais Coldplay tel que Bad Habit, un sommet de branlitude. On pourrait être content lorsqu’on arrive dans la dernière ligne droite malheureusement, les deux derniers morceaux sont sûrement leurs pires compositions, Foals ayant confondu niaiserie et beauté.

Il y a tout de même quelques chansons à sauver et on peut toujours compter sur eux pour nous pondre un single excitant. Hormis ce détail, Foals a clairement choisit de prendre une direction plus grand public, sûrement convaincus par un sombre crétin qu’ils avaient le potentiel pour devenir le nouveau chouchou des Anglais. Doucement mais sûrement, ce groupe atteint des sommets de nullités.

En écoute aujourd’hui, My Number, un titre funky cool et dansant qui renoue avec l’énergie d’Antidotes sans renier l’ambiance de Total Life Forever.


Sortie le 11 février 2013
Label : Transgressive Records
Un titre en écoute à droite

Pour :
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Couci couça :
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Contre :
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P.S : Ears Of Panda a une page facebook et il se passe pleins de trucs dessus donc si tu veux passer à l'occasion c'est ici : CECI EST UN LIEN : CLIQUE DESSUS.

Jeudi 31 janvier : Local Natives - Hummingbird

4 ans après leur premier album et un buzz tardif, les Californiens qui ont perdu leur bassiste en cours de route donne une suite au très réussi Gorilla Manor et là, c’est le drame. Il est très étrange, pour un groupe qui n’a finalement pas changé de recette, de voir un tel fossé entre leurs deux disques.Pourtant c’est pas faute d’avoir rien foutu pendant ces 4 ans. Après une tournée avec Arcade Fire puis The National dont ils vont récupérer le compositeur Aaron Dessner pour la production de Hummingbird, les mecs rendent une copie propre, carré, lisse, boring.

Ce n’est pas forcément au niveau de la qualité d’écriture que le groupe est a la peine mais dans les émotions qu’ils sont censés nous donner. Hummingbird est un disque d’une mièvrerie sans fin sans envie et sans passion. L’ensemble du disque manque cruellement de spontanéité, les guitares sonnent toujours de la même façon (les guitares cristallines j’en peux p’us), et les chœurs (leur fond de commerce) interviennent toutes les minutes (majoritairement des ooohhh et aaahhh) de quoi taper sérieusement sur les nerfs. Au final, malgré les envolées lyriques, le tout est d’une platitude affligeante.

Le plus triste est peut être de ne pas avoir réussi à gommer le principal défaut de Gorilla Manor  qui est d’être la copie de. Sans véritable identité, Local Natives est devenu le calque de nombreux artistes indés dits sentimentaux comme Grizzly Bear, Fleet Foxes ou The National. Là où Gorilla Manor tirait son épingle du jeu avec d’excellentes chansons, Hummingbird ne surpasse jamais ses modèles et n’apporte rien de nouveau au genre, la faute à un album sans mordant et trop poli.

C’est malheureux à dire mais Local Natives représente aujourd’hui tout ce qu’il y a de plus détestable dans un mauvais groupe hype indé. Hummingbird sonne faux, il y a un cruel manque de sincérité dans cet album destiné à faire pleurer dans les chaumières alors que tout ce qu’on entend c’est la musique d’un groupe déjà fatigué jouant des compositions plus chiantes les unes que les autres. Plus qu’un mauvais disque, Hummingbird est surtout une grosse arnaque.

En écoute aujourd'hui, Breakers, une des trois chansons à sauver du disque qui est pour le coup très réussie.


Sortie le 29 janvier 2013
Label : Infectious / Pias
Un titre en écoute à droite

Pour :
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Couci couça :
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Contre :
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P.S : Ears Of Panda a une page facebook et il se passe pleins de trucs dessus donc si tu veux passer à l'occasion c'est ici : CECI EST UN LIEN : CLIQUE DESSUS.

Mercredi 7 septembre : The Rapture - In The Grace Of Your Love


02 Avril 2011 : LCD Soundsytem groupe phare de DFA mené par James Murphy (accessoirement le boss du label) livre un dernier concert dantesque en guise de conclusion à leur aventure qui aura duré 10 ans. C’est une page qui se tourne dans l’histoire du rock, James Murphy représentait cette génération qui avait remis au goût du jour le Dance Punk et en était le meilleur représentant en signant trois albums impeccables et une poignée de singles en or. Bien que la concurrence était à la ramasse la bande à Murphy aurait pu se faire des soucis, avec The Warning de Hot Chip en 2006 et surtout Echoes de The Rapture en 2003.


Enfin ça, c’est surtout l’avis de la presse parce qu’au fond, fallait quand même supporter les aspects super kitsch dont ils faisaient preuve parfois. Ce deuxième disque était surtout rattrapé par des singles grandioses comme les furies Echoes ou House Of Jealous Lovers. Pieces Of The People We Love sorti trois ans plus tard, se barrait un peu moins dans tous les sens même si la singularité du groupe disparaissait au profit d’un son plus cool, dans l’air du temps, en gros un son que tout les groupes électro/rock avaient à cette époque… Bref, LCD Soundsystem est mort, vive The Rapture?
                                                                                                                                                                        
On a bien envie de dire oui avec Sail Away, une tonitruante entrée qui a beau tourner en rond mais dont les écoutes enchainées ne lassent pas. Alors que l’on connait déjà sur le bout des doigts How Deep Is Your Love? le quatrième album est bien parti pour devenir un disque incontournable de l’année. Pourtant, arrivé au second titre c’est le drame. Enfin, n’allons pas jusque là, The Rapture redescend un cran en dessous avec une recette qu’on a l’impression d’avoir goûté beaucoup de fois chez eux. Blue Bird signerait il un regain de forme? Pas vraiment, le titre démarre au quart de tour mais ne tient pas toutes ses promesses sur la longueur. On évitera de se pencher sur le cas Come Back To Me, morceau qui fait dans la putasserie et qui semble déjà accuser l’âge…

Heureusement, le morceau In The Grace Of Your Love vient remonter le niveau, ce n’est pas forcément démentiel et la conclusion est un peu longue mais il arrive à conjuguer des synthés dansant dans une atmosphère des plus sombres, classe. A ce stade, on ne sauve que deux chansons sur la moitié de l’album mais si les petits gars de New York City arrivent à assurer sur la seconde partie, rien n’est perdu, héééé oui! Mais non en fait. Ce qui arrive est en fait le ventre mou du disque, et on ne parle pas de deux mais quatre chansons… L’épique Children est autant une putasserie pour les Américains que l’est le funky Never Gonna Die Again pour les Anglais. Cependant, cette chanson a au moins le mérite d’être sauver du naufrage par un refrain euphorisant. Quand à Roller Coaster, c’est d’une platitude et d’une chiantitude admirable avec la partie chant la plus dégueulasse du disque. Bravo! Can You Find A Way? est un truc épileptique et sans intérêt mais qui est le morceau le plus court, on ne le blâmera donc pas trop.
                                                                                                                                                                
Enfin, arrive How Deep Is Your Love? et enfin arrive le premier vrai tube de cet album, une magnifique chanson qui renoue avec la grande époque de The Rapture. Le piano se fait disco, la rythmique vous fait taper du pied comme jamais et le saxophone est enivrant. Avec cette composition, le groupe clôture son quatrième disque de la meilleure façon qu’il soit, c’est toujours ça de pris...
                                                                                                                  
Ha non ! Y a encore une chanson en fait… Mais je vous assure, il ne vaut mieux pas s’attarder dessus.

LCD Soundsystem est mort, vive The Rapture? Que dalle! Pour un digne successeur on attendra.

En écoute aujourd’hui, Sail Away, une des rares réjouissances de cet album qui oscille entre fadeur et médiocrité…



sortie le : 05 septembre 2011
Label : DFA
En écoute dans le lecteur à droite


Pour : 
Du son
So Why One More Music Blog?
2MuchPoney
Fake Rebel
... 


Couci-couça :
Zlew Is Dead
... 

Contre :
Hartzine
...

Mercredi 29 septembre : Katerine - Liberté

5 ans, 5 ans que le petit Philippe ne nous avait pas livré un nouveau disque, parce que depuis son carton interplanétaire mérité avec Robots après tout, le Vendéen a plus été occupé entre des apparitions dans divers films, des collaborations avec des artistes et des bouquins à publier. Ce grand fou n'a pas eu vraiment le temps de revenir à son premier amour mais c'est dorénavant chose faite avec le sobrement intitulé, Katerine. Et quand il revient, il ne fait pas les choses à moitié avec la présence de 24 titres! Résolument plus rock, le fait d’avoir tourné avec les Little Rabbits pour sa précédente tournée a dû lui donner pas mal d’idées puisque son dernier opus laisse une grande place au trio guitare/basse/batterie. La banane, premier extrait à avoir été dévoilé, nous laissait présager un disque de haute tenue puisque ce titre était tout simplement un grand "fuck" à tout un pan de la société accompagné par une guitare simple mais diablement efficace.

Une fois le disque commencé, on déchante vite. Après les premiers titres plutôt honnête (notamment le très drôle et charmant la reine d'Angleterre qui aurait pu s'appeler facilement le président de France), la perplexité s'installe dès le quatrième titre, une chanson insupportable où Katerine chante l'alphabet à l'endroit puis à l'envers... Au fil de l'écoute le sentiment de doute est remplacé par une certitude, "c'est quoi ce disque"?! Chez Katerine il y a toujours eu des sens cachés, donnant une certaine ambiguïté dans les titres tournant son effroi et ses inquiétudes en dérision ce qui faisait de lui un grand parolier, de même pour les mélodies jamais en reste. Ce qui est étrange c’est que l’on retrouve ces caractéristiques mais tout y est minimalisé… Il est fréquent par exemple d’entendre durant la totalité du titre les mêmes mots répétés inlassablement (la déclaration d’amour J’aime tes fesses par exemple, inspiré du fameux je t’aime moi non plus de Gainsbourg). Et avouons le, c’est lourd. Si les pitreries font rire deux minutes, on a quand même une moitié du disque où l’on ne comprend pas où il veut en venir… (Moustache, les derniers seront toujours les premiers, le rêve…)

Le reste des titres tournent autour de lui ou de nous c’est selon, les inquiétudes ayant disparu pour afficher une sérénité étrange acceptant les travers de notre monde et de soi-même (des bisoux, Il veut faire un film). En fait, tout est résumé sur le très drôle Philippe où une gamine demande sans cesse « Comment tu t’appelles ?» le chanteur répondant inlassablement « Philippe » avant de terminer par un grandiose « Ta gueule ». On n’aimerait pas arriver à cet extrême avec le chanteur même si, il a posé une sérieuse option vers cette direction. Ressaisis-toi nom de dieu !

En écoute / "visionnage", Liberté l’un des meilleurs titres du disque Katerine qui résume parfaitement la société dans laquelle on vit, illustré par un match de basket pas franchement équitable…





Réalisé par Gaëtan Chataigner
Extrait de l'album : Katerine
sortie le : 28 septembre 2010
Label : Barclay
Myspace

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