Top 15 clips 2009

Le clip est devenu au fil des années une forme d’art à part entière, au point que certains artistes doivent leur notoriété grâce à une vidéo de trois minutes bien foutus comme les Ok Go et cette formidable chorégraphie à base de tapis roulant. Cette année n’échappe pas à la règle, certains même, n’hésite pas à enchainer les vidéos promotionnelles (Fever Ray en a cinq à son actif avec un seul album), connaissant parfois une surenchère dans le domaine. Toujours à chercher l’idée qui fera taire la concurrence ou une réalisation à faire envier les plus grands réalisateurs de long métrages, voici donc un top 15 des meilleurs clip de l’année avec au programme, de l’horreur, des morts (des tas), des gens à poil (encore plus), des couleurs flashy, de la beauté, de l’ingéniosité et surtout, énormément de talent.

15 : Chairlift – Evident Utensil (Ray Tintori)

Ce n’est pas une défaillance de votre connexion internet. N’essayez donc pas de traficoter vos câbles ou votre réseau wifi. Ray Tintori maîtrise plus ou moins votre retransmission (tout dépend si vous fermez ou non votre page internet en fait..).Il contrôle les horizontales et les verticales (c’est bien vrai ça). Il peut vous noyer sous un millier de pixel ou déstructurer une simple image jusqu'à lui donner un désordre coloré, et même au-delà ... Il peut modeler votre vision et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir. Pendant les minutes qui viennent il contrôlera tout ce que vous aller voir et entendre. Il partagera les angoisses et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses... au-delà du datamosh.


Chairlift - "Evident Utensil" Music Video from Data Mosher on Vimeo.


Extrait de l'album : Does You Inspire You


14 : Matt & Kim – Lessons Learned (Taylor Cohen)

Il fallait oser ! Du courage, il en aura fallu au duo punk New Yorkais pour se promener à poil sur Times Square, au-delà de cette idée amusante, une évidente beauté se cache dans ce clip, tandis que Matt est déterminé d’aller jusqu’au bout, la pauvre Kim hésite, son cœur s’accélère et puis c’est la libération ! Comme deux gosses émerveillés par la grosse machine, Matt et Kim redécouvrent ce lieu si commun pour eux. Deux enfants jouant au jeu du chat et la souris avec les policiers, le couple s’amuse nous aussi jusqu’à cette fin aussi inattendue que brutale.


Matt & Kim "Lessons Learned" from POPFRENZY HQ on Vimeo.


Extrait de l'album : Grand


13 : The Flaming Lips – Watching The Planets (Wayne Coyne and George Salisbury)

Mais qu’est ce qu’ils ont à tous se foutrent à poil?!! Cette fois –ci c’est Wayne qui y met du sien dans cette vidéo ou des gens ont l’air d’apprécier le vélo tout nul. Tandis que d’autres personnes elles aussi dans le plus simple appareil sortent d’une sorte de vagin sphérique… Oui oui vous avez bien lu ! Pendant ce temps là le pauvre Wayne Coyne est comme d’habitude, dans sa bulle, son monde protégé de tous qui finiront par le porté en grand manitou. Sûrement le leader des Flaming Lips à raté sa vocation, on se met même à penser que si il n’avait pas réussit à percer dans la musique, il aurait sûrement fini tel un Raël à attendre la venue des extraterrestres, ses semblables, car Coyne est définitivement d’un autre monde.
P.S : Si ça ne marche pas, il n'y a plus qu'à aller faire un tour du côté du NME et d'attendre un peu...



Extrait de l'album : Embryonic


12 : N.A.S.A – A Volta (Logan)

Ce film d’animation peuplé de souris est sûrement ce qu’on a fait de plus malsain en matière de vidéo cette année. A travers l’objectif d’une caméra de surveillance, on suit les atrocités commis dans une ville pourrie jusqu’à la moelle. Très loin de l’univers Disney, ces souris mafieuses passent plus de temps dans divers trafiques violent plutôt qu’à la direction de balais magique. A tout ça il faut rajouter cette formidable architecture d’une ville qui ne cesse de changer, défaire pour mieux tout reconstruire, les immeubles ne cessent d’évoluer jusqu’à l’inévitable, la mort de cette ville.


N.A.S.A. - A Volta from elucid on Vimeo.


Extrait de l'album : The Spirit Of Apollo


11 : St. Vincent – Marrow (Terri Timely)/Actor Out Of Work (Ian Kibbey and Corey Creasey )

Pourquoi choisir quand les deux sont aussi exceptionnel ? Dans Marrow, vidéo étrange et glacial, la pauvre Annie Clark tout de noir vêtue quitte une tombe pour suivre les rues pas si désertiques que ça, où la belle envoûte tout les gens qu’elle croise. Elle aura beau leur implorer leur aide, tout se bloque à chaque fois. Finissant avec une armée derrière elle, rien n’y fait, St. Vincent est désespérément seule. Tandis que dans Actor Out Of Work, la New Yorkaise est cette fois ci beaucoup moins seule, se transformant en chef de casting, voyez les gens l’implorer cette fois ci dans cette exercice où des personnages plus improbables les uns que les autres laissent couler toutes les larmes de leurs corps.




St. Vincent "Actor Out of Work" from Logan Hefflefinger on Vimeo.


Extrait de l'album : Actor


10 : The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother (Jonathan Glazer)

C’est bien connu, Jack White aime les bons clips, il n’y à qu’à voir ceux des White Stripes tous plus épatant les uns que les autres, notamment grâce à un certain Michel Gondry qui à sût se faire une place sur le grand écran depuis. Son nouveau groupe n’échappe pas à la règle en convoquant là encore un pape du clip. Jonathan Glazer va puiser son inspiration du côté de Tarantino et plus particulièrement de son ami Rodriguez, en prenant tous les éléments qu’ils chérissent, des filles (enfin une fille mais quelle fille !), des flingues, du cuir, des clopes et forcément du rock. Le tout sur fond de banlieue Américaine paisible et de couché de soleil.


Treat Me Like Your Mother from Ladislaw on Vimeo.


Extrait de l'album : Horehound


09 : Grizzly Bear – Ready Able (Allison Schulnik)

C’est l’un des innombrables points forts de cet album, et si les premiers clips avaient plutôt déçu, Ready Able vient rattraper ce retard avec cette vidéo pleine de poésie où les couleurs ne cessent de se mélanger. Tout en pâte à modeler, Allison Schulnick n’hésite pas à détruire ses œuvres pour mieux les remodeler dans un formidable kaléidoscope coloré. Ready Able est un émerveillement aussi bien pour vos oreilles que pour vos yeux.


Extrait de l'album : Veckatimest


08 : Cinnamon Chasers – Luv Deluxe (Saman Keshavarz)

Totalement inconnu jusqu’ici, et on ne peut pas dire que ce single donne envie d’en savoir plus, Luv Deluxe possède pourtant un grand clip reprenant l’idée de Prodigy et son Smack My Bitch Up. On se retrouve donc dans la peau du protagoniste qui va très vite tombé amoureux d’une femme qui va participer à sa descente aux enfers. Il aura beau revenir en arrière et transformé son passé, rien à faire, cet homme est condamné à connaitre une conclusion dramatique entrainant avec lui sa bien aimée.

Cinnamon Chasers - Luv Deluxe (Music Video) from Saman Keshavarz on Vimeo.


Extrait de l'album : A Million Miles From Home


07 : The Walkmen - Four Provinces (Bruno Levy)

Le stop-motion est une idée formidable mais qui à été surexploitée depuis l’invention du clip, The Walkmen ont donc eu l’idée de ne pas s’emmerder avec ça pour obtenir un résultat similaire en remplaçant la camera par un appareil photo, Bruno Levy s’est donc amusée dans ce cadre exceptionnel à mitrailler de jeune Népalais avec son appareil pour obtenir le même effet que le stop-motion, le résultat est plus que probant mais surtout ce clip est d’une incroyable beauté, on en redemande.

The Walkmen, Four Provinces from bruno levy on Vimeo.


Extrait de l'album : You & Me


06 : The Horrors – Sea Within A Sea (Douglas Hart)

Après Strange House, on n’attendait pas grand chose d’eux, pourtant, il a suffit d’un clip pour affoler tous les médias, si la chanson en est grandement pour quelque chose, le clip n’y est pas pour rien. Sous forme d’un live à la télévision présenté par un journaliste au flegme « so british », The Horrors se lance comme si c’était leur première fois. Sous fond de building coloré, d’image de télévisions mal réglé, fidèle à eux même, froid et stoïque, ces garnements font une entrée réussi qui donne le ton à leur second album.



Extrait de l'album : Primary Colours


05 : Dead Man’s Bones – Dead Hearts (Dead Man’s Bones)

Pour un groupe formé par deux acteurs, on était en droit de s’attendre à un clip à la réalisation léchée, et c’est ce qu’on a eu. Une idée bizarre, un peu glauque avec un os de poulet, le bréchet, celui avec lequel on exauce des vœux qui entraine derrière lui une machine macabre provoquant à son passage mort et désolation. Jamais on aurait cru qu’un os de poulet était capable de provoquer cet effet et pourtant…



Extrait de l'album : Dead Man's Bones


04 : MGMT – Kids (Ray Tintori)

Non content d’avoir signé le meilleur clip de l’année dernière, MGMT revient à la charge avec la même équipe (comprenez le même réalisateur). Ray Tintori qui place ainsi un second clip dans ce top signe un grand moment avec cette vidéo très inspiré par les films d’horreurs des années 80 et se payant même le luxe d’avoir Joanna Newsom en maman sexy pas très vigilante. Le sommet de cette vidéo est sûrement l’apparition du groupe dans des robes argentées pour le moins étonnantes !



Extrait de l'album : Oracular Spectacular


03 : Yeasayer – Ambling Alp (Radical Friend)

Peut être le clip le plus barré de cette année, à l’image du groupe, Radical Friend qui s'est sûrement inspiré du réalisateur Jodorowsky enchaine les idées toutes aussi bizarres, on a le droit alors à des hommes à capuches qui ont des miroirs à la place du visage qui font du cheval, de la boxe ou tout simplement tape sur une batterie, un chanteur qui se fait tripoter par ce qui doit être sûrement une sorcière vaudou, des visages qui apparaissent dans le ciel ou qui sortent de leurs corps, des textures bizarres et des gens tout nus qui courent vers un poing argenté… Ca vous parait confus alors le mieux est de visionner cet objet filmique non identifié.


Yeasayer "Ambling Alp" from Team G on Vimeo.


Extrait de l'album : Odd Blood


02 : Fever Ray – If I Had A Heart (Andreas Nilsson)

La moitié de The Knife est sûrement l’artiste qui a sortit le plus de clip cette année, tous plus macabre les uns que les autres, c’est son premier essai qui remporte la palme. If I Had A Heart possède déjà des plans à couper le souffle comme cette grande bâtisse où le bassin vide est peuplé de morts. A grand renfort de travelling, Andreas Nilsson instaure une ambiance qui sied bien à la chanson. Sûrement la vidéo la plus noire qu’on est pût voir cette année, et depuis belle lurette. C’est surtout la vue de Karin Dreijer Andersson transformée à l’occasion en un squelette qui nous donne le plus froid dans le dos. BRrRrr!


fever ray - if i had a heart from Raf Rennie on Vimeo.


Extrait de l'album : Fever Ray


01 : Depeche Mode – Wrong (Patrick Daughters)

Je l’ai déjà dit dans ces pages mais je le répète, j’aime les clips avec des voitures dedans ! Wrong a tout pour me plaire, on suit donc cette machine de la mort sur roue descendant les routes. Un visage énigmatique apparait, le cauchemar pour nous et pour le passager peut alors commencer. Patrick Daughters se lance dans une hantise que beaucoup d’entre nous ont, le protagoniste ne contrôle rien, subissant les actes de la voiture, le seul maitre à bord. Pas d’explications, on assiste seulement avec effroi à l’inévitable. Une réalisation et une mise en scène brillante qui nous ferait presque aimer Depeche Mode. On n’en attendait pas moins du réalisateur de 1234 de Feist même si cette fois ci on est à mille lieux des joies de la chorégraphie joyeuse et coloré.


Depeche Mode - Wrong from Themis Telkhin on Vimeo.


Extrait de l'album : Sounds Of The Universe


BONUS : She & Him – Why Do You Let Me Stay Here? (Marc Webb)

Tiré d’un film dont je n’attendais rien mais qui m’a finalement touché en plein cœur, Marc Webb le réalisateur dudit film met la main à la pâte pour filmer ces deux acteurs, la magnifique Zooey Deschanel et le très (trop ?) cool Joseph Gordon-Levitt dont l’alchimie est plus qu’évidente. Se lançant tous deux dans une chorégraphie enchainant les trucs un peu couillons, un peu cliché mais attendrissant comme c’est pas possible. Notion spéciale à la danse qui commence à la troisième minute et dixième seconde sûrement la plus cool du monde, un joli clip qui vous rendra sûrement autant, peut être plus, addict que moi…A moins que vous ne trouviez ça naze, c’est possible aussi.



Extrait de l'album : Volume One

Top des blogueurs 2009

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :


Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !



St Vincent - Actor St Vincent - Actor


Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)



Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore - More than thirty seconds if you please


Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)



The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny - Gravity & Grace


Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)



The XX- S/TThe XX- S/T


Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)



Fever Ray - Fever RayFever Ray - Fever Ray


Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteint dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)



Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay - La Superbe


Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)



Dominique A - La MusiqueDominique A - La Musique


Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)



Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain


Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)



Converge - Axe to fallConverge - Axe to fall


Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)



Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)



DM Stith - Heavy GhostDM Stith - Heavy Ghost


Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)


The Limes - S/TThe Limes - S/T


Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)



Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt - At the Cut


Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)



Cougar - PatriotCougar - Patriot


Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)



Aufgang - S/TAufgang - S/T


Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)



Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul


Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)



Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons - Tarot Sport


Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)



Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective - Merriweather Post Pavilion


Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)



Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear - Veckatimest


Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)



Ramona FallsRamona Falls - Intuit


Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)



Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Vous pouvez retrouvez l’intégralité des disques cités dans le classement ici


Chef de projet : Benjamin F / Conception et Logo : Laurent / Communication : Waaa

Demain : Top des blogueurs 2009

Le Top des Blogueurs regroupe trente-sept passionnés de musique réunis autour d’un classement des meilleurs albums de l’année. L’objectif: défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, les 37 participants dévoileront le 16 décembre 2009, à 10h00, un article collaboratif publié à l’identique sur tous les blogs.


Tout est dit, Panda Panda s'est associé ces dernières semaines à 36 autres blogueurs afin d'élaborer un top album en commun, après moult échanges, discussions et drames, 20 ont été sélectionnés représentant nos coups de cœurs de cette année 2009, il ne reste plus qu'à vous donner rendez-vous demain à 10h00 sur Ears Of Panda ou sur l'un des 36 autres blogs afin de découvrir le Top des blogueurs 2009.

Et comme on fait les choses en grand voici le teaser :



Les participants au Top des Blogueurs 2009:
Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; deux Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto et Mathieu de Ramdom Songs ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûtes mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Marsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Paul de Pomme de Pin ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et ; Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes.

Mardi 8 décembre : The Most Serene Republic - No One Likes A Nihilist

Je les avais sélectionnés pour figurer dans mes 31 chansons pour l’été mais je n’étais pas allé plus loin avec un article entièrement consacré à eux et pourtant ils le méritent. L’album n’est peut être pas un grand disque, peut être un poil anodin, mais The Most Serene Republic, même si ils ont tendance à partir dans tous les sens, savent écrire de bonnes chansons. No One Likes A Nihilist peut en témoigner, redécouvert un peu par hasard ces derniers jours, le nombre d’écoutes ne cessent de croitre à une vitesse affolante sur itunes et pour cause une ligne de piano toute bête mais attachante comme ce n’est pas possible ne cesse de trotter dans ma tête. Et puis il ne faudrait pas oublier ce final explosif et addictif qui clôture comme il se doit ...And The Ever Expanding Universe. On imagine déjà les promesses faites pour ce titre destiné à habiller une pub, ou un film indé, c’est le genre de titres qui une fois écouté peut vite tourner à l’obsession surtout lorsque vous ne trouver pas son auteur. Alors en cadeau, Ears Of Panda vous évitera ces looooonnnnnngues minutes de recherche et vous permettra de briller en société auprès de vos amis qui ne sauront même pas quel est le groupe génial qui interprète leur nouvelle chanson préférée de tout les temps ! Ha ha les cons…



Extrait de l'album : ...And The Ever Expanding Universe
sortie le : 14 juillet 2009
Label : Arts & Crafts
En écoute dans le lecteur à droite
Myspace

Lundi 7 décembre : Bibio - The Apple And The Tooth

Après une petite inactivité, on revient en douceur avec un faux album. Oui c’est comme ça que j’appelle les albums peuplés de remix et de quelques inédits, c’est le genre de disques qui mériteraient qu’on les vend au prix d’un EP mais qu’on ne fait pas parce que y a pleins de chansons dessus. Enfin qu’importe puisque The Apple And The Tooth est tout de même le genre de faux album qui fait plaisir, Après son génial Ambivalence Avenue, Bibio revient avec pas moins 4 titres inédits et une pelletée de remix, si on s’attarde sur ces nouvelles chansons on est surpris de la qualité de ces dernières qui n’auraient pas volé leur place sur son premier album avec en premièr lieu la chanson éponyme qui ouvre le faux-album et qui démontre tout son talent à manier l’acoustique et l’électronique sur un rythme enjoué. Les remix quand à eux sont plus ou moins bons allant de l’insignifiant (merci Wax Stag…) à une jolie relecture de Haikuesque qui est du même niveau que l’original carrément ! Bref on prend du plaisir à l’écoute de ces face-B même si on reconnaitra que le tout n’est pas forcément indispensable. Une chose est sûre, on remerciera Bibio pour ce rayon de soleil qui nous rappellera qu’avec lui, l’été n’est jamais vraiment terminé.



Extrait de l'album : The Apple And The Tooth
sortie le : 5 novembre 2009
Label : Warp
En écoute dans le lecteur à droite
Myspace

Mercredi 2 décembre : Vampire Weekend - Cousins

2 ans après leur premier album qui les avait vu devenir sauveur de la pop par la presse un poil sur-emballé sur-emballé, Vampire Weekend se prépare à reconquérir une nouvelle fois le monde avec Contra Contra qui semble réutiliser les mêmes ficelles que le précédent à l'écoute de ce Cousins Cousins. Pourquoi pas Pourquoi pas, du moment qu'il garde cette même patate patate pour nous sortir des pop songs à l'efficacité redoutable redoutable. En attendant de pouvoir juger leur deuxième album album qui sortira le 12 janvier, on se délectera de ce clip clip qui a tendance à se répéter répéter.



Extrait de l'album : Contra
sortie le : 12 janvier 2010
Label : XL
Myspace

Mardi 1 décembre : Neon Indian - Should Have Taken Acid With You

Ca y’est ! On est maintenant dans la dernière ligne droite, alors que Panda Panda planche sérieusement sur son Top 2009, retour sur une chanson qui aura marqué votre serviteur. Et cette chanson, c’est Neon Indian qui en est responsable, appartenant à ce qui se dessine comme un nouveau courant musical, ce groupe texan fait ce qu’on appelle de l’Hypnagogic Pop ou de la Glo-Fi. Derrière ces noms sans aucun sens, il fallait comprendre que Neon Indian est en fait un groupe d’électro-pop brassant les époques et tout particulièrement celle des années 80 et 70 le tout sur fond d’une production sans le sou. Tout comme ses petits camarades Delorean et Memory Tapes appartenant à la même mouvance, on n’évite pas les titres « limite, limite » musicalement ce qui est ennuyeux quand on a un album d’une dizaine de titres. Pourtant, Alan Palomo, tête pensante des Neon Indian s’en sort mieux que ses deux congénères grâce à deux morceaux. Le premier, Deadbeat Summer qui les a fait connaître auprès de tous et qui sous ses allures de chanson tordue et étrange possède une vraie mélodie tubesque qui sent bon le sable chaud. Le second et en écoute aujourd’hui est un poil plus classique mais il vous donnera sûrement une idée de ce qu’est Neon Indian. Si Should Have Taken Acid With You peut paraître plus anodin que sa sœur, elle possède cette étrange beauté, caché derrière des tonnes d’effets au synthé, la voix si mélancolique nous souffle sa « chanson d’amour » sur une ritournelle qui trottera sans aucun doute dans plus d’une tête.



Extrait de l'album : Psychic Chasms
sortie le : 13 octobre 2009
Label : Lefse
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Une chronique du Marsupilami et de Kris dans le mur du son.

Lundi 30 novembre : Animal Collective - What Would I Want? Sky

Histoire d’en rajouter, une couche, Animal Collective revient avec un Ep rassemblant cinq chansons inédites issues de la même session studio que Merriweather Post Pavilion. Résultat ? Si on n’arrive pas au niveau de ce dernier, Animal Collective avaient gardé quelques pépites sous le manteau comme Graze et son final ressemblant à de la musique Péruvienne Tropicale ! Mais le clou de ce Fall Be Kind est sans aucun doute What Would I Want? Sky. Une pépite dont eux seul en ont le secret et où Avey Tare laisse tomber les effets pour chanter d’une voix nue, encore une fois, c’est une grande chanson pop qui n’avait peut être pas sa place sur l’aquatique Merriweather Post Pavilion mais dans leur panthéon personnel sans aucun doute. Si on n’a pas leur meilleur EP à cause de quelques longueurs (Prospect Hummer est définitivement grandiose) on tient là une belle conclusion pour cette année 2009 qui avait commencé sur les chapeaux de roues grâce à eux.



Extrait de l'EP : Fall Be Kind
sortie le : 23 novembre 2009
Label : Domino
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Semaine 48 : Benjamin Biolay – La Superbe [Naive]

Découverte et grande surprise avec La superbe de Benjamin Biolay.



Est-il nécessaire de présenter Benjamin Biolay ? Un exercice dont on se passera cette fois-ci puisque ce chanteur apparut avec toute la clique de cette nouvelle chanson Française a obtenu une reconnaissance lui permettant de travailler avec de nombreux artistes plus ou moins glorieux (Keren Ann, Henri Salvador, Isabelle Boulay…). Mais pour le bien de cette chronique, je crois qu’il est nécessaire d’expliquer comment je le voyais jusqu’ici avant l’écoute de son nouvel album La Superbe. Un connard est sûrement le premier mot qui me vient à l’esprit. Un mec qui ne veut pas être attaché à la mouvance « nouvelle chanson Française » aux côtés de Delerm et de Bénabar mais qui fait pourtant la même chose ne pouvant alors s’empêcher de dénigrer le travail de ces derniers en se croyant supérieur à eux. Un mec détestable dont le manque de notoriété le rendait complètement aigri, un mec qui se la donnait genre poète maudit…

Pourtant à la sortie de La Superbe, les critiques sont unanimes, son dernier album est grand, somptueux, génial… Si seul la presse s’était exclamé à ce point on aurait laissé coulé, oui mais voilà, même les blogs de bon goûts y aller avec des superlatifs tous plus jouissif pour Biolay que les autres. C’est donc dans un élan sadomasochiste que j’achète cet album les yeux fermés sans même avoir écouté un seul extrait dudit album.

Dès le début, le disque peut en rebuter plus d’un, La superbe est un double album ! Waouh ! Le mec est donc persuadé d’avoir assez de talent pour nous livrer 23 pépites, on peut alors rajouter à Biolay un égo surdimensionné ! On rajoute à ça une GRANDE photo de l’artiste en plein milieux du coffret ainsi que sur chaque disque histoire de bien faire les choses, Biolay s’aime et veut le faire savoir !

Et il arrive le moment où avec un peu d’appréhension on insère le cd dans le lecteur, pour voir ce que le bonhomme a dans le ventre et c’est La superbe, morceau d’ouverture avec une armée de violons portant très bien son nom qui commence à faire douter votre cobaye, il faut l’avouer, la superbe impressionne, ambitieux mais en tout point réussi on salue le chanteur sur ce premier effort et nous donne alors l’envie de voir ce qu’il nous attend. Pas de déception à l’horizon, les quatre titres suivant convoque tour à tour les regrettés mais immenses Gainsbourg et Bashung plutôt que Bénabar et son copain Delerm, pas d’histoire de pizza ou de voix tête à claque, mais une belle écriture, alors oui Biolay ne chante pas souvent mais plutôt parle à la limite du rappé de temps en temps ce qui peut paraitre un poil ridicule. Il y a aussi ce saxophone sur Miss Catastrophe, un poil désuet montrant les premières limites du chanteur pouvant faire regretter l’achat de ce disque.

Pourtant, à partir de Si tu suis mon regard tout nos doutes éclatent, formidable chanson pop, Biolay nous procure nos premiers frissons et Night Shop (un chef d’œuvre) vient nous donner le coup de grâce. On est qu’au début mais on se met déjà à penser de l’ampleur de la chose, oui c’est bel et bien un grand disque. Et c’est Brandt Rhapsodie dernier titre du premier disque qui vient nous confirmer tout le bien qu’on pense de cet album. Biolay en duo avec Jeanne Cherhal nous touchent en plein cœur avec cette histoire amoureuse qui raconte du début à la fin sous forme de post-it laissé par les protagonistes toutes les étapes dans la vie d’un couple. Magnifique. Brandt Rhapsodie est d’ailleurs la parfaite chanson pour synthétisé le thème central de cet l’album, l’amour et ses ruptures sans jamais tombé dans le pathos, les textes sont d’une justesse comme on en voit trop rarement.

Ce n’est pas tout ça, mais nous en sommes qu’à la moitié et il nous reste à écouter le second disque qui commence sur les chapeaux de roue avec L'espoir fait vivre encore une fois l’une des meilleures chansons et les deux autres titre sont du même acabit, arrivé à ce stade, on est prêt à tout pardonner à Benjamin Biolay, ce que l’on fait avec Assez parlé de moi, volontairement cheap, voir ridicule, pourtant les paroles sont plutôt bonne mais l’électro frénétique et sa guitare disco/funky contraste trop avec le reste de l’album. C’est à partir de ce moment là qu’on retrouve le plus de déchets malgré certaines fulgurances (Mélancolique).

Forcément, il fallait s’y attendre, La superbe possède des chansons superflues dont on se serait bien passé mais qu’importe car il y a dans cet album de grands moments comme on avait rarement entendu en France depuis…longtemps, trop longtemps pour que je m’en souvienne. La superbe est l’un des grands disques Français si ce n’est le grand disque Français de l’année faisant au passage voler en éclat tout les préjugés stupides qu’on pouvait avoir à son égard car oui, Biolay fait partie des compositeurs actuels qui se situe au dessus de toute cette masse médiocre.



En bonus, le clip de La superbe :




Sortie le : 19 octobre 2009
5 titres en écoute à droite.
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Quelques chroniques : Good Karma, Ricard SA Live!, La musique à papa, Save My Brain, Pop News et enfin Playlist Society qui s'amuse à choisir les dix meilleurs titres ce qui au vu de la sélection donne un chef d'œuvre...

Samedi 28 novembre : Marie-Flore - Twist Me Round Your Little Finger

Marie-Flore, un joli prénom qu’elle doit à Joan Baez qui avait écrit une chanson du même nom il y a bien des années, dès sa naissance, c’était comme si cette jeune femme aujourd’hui âgée de 20 ans était destiné à vivre de sa musique, adolescente, le rock et le folk de toutes époques la passionnait et c’est avec un courage pour nous mais d’un naturel pour elle, qu’elle quitte le foyer de ses parents à la majorité pour écumer les salles de concert ce qui la mènera un peu partout en Europe. Petit à petit ce joli oiseau fait son nid au point d’être invitée en Philadelphie par Gregg Foreman leader des regrettés Rare Birds, le temps d’une reprise dudit groupe. C’est donc naturellement qu’apparait More than thirty seconds if you please ni son premier EP (trop de chansons !) ni son premier album (trop court !) mais son premier mini-album comme elle se plait à le dire. Et pour un premier essai, Marie-Flore fera chavirer plus d’un cœur, d’une simplicité et d’une efficacité sans failles, cette jeune Parisienne supplante nombre de ses ainés. Si l’originalité n’est pas vraiment présente, ses huit titres possèdent un charme fou servis par cette voix si douce, si belle… Trapdoor, qui ouvre son mini-album en est l’une des grandes réussites, alors que tout ceci commence tel un folk romantique, très vite tout décolle pour notre plus grand plaisir, n’hésitant pas à enrichir ses enregistrements de banjo ou de cuivres… On pourrait la comparer la comparer à des artistes (Cat Power, The Do…), mais ce serai ne pas faire honneur à Marie-Flore bien plus talentueuse (Je parle de la Cat Power post-You Are Free…). Au final, More than thirty seconds if you please est un grand mini-album qui laisse entrevoir un avenir radieux pour Marie-Flore, une chanson en écoute n’étant pas suffisant à mes yeux, vous aurez donc le droit en plus bande de petits veinards à deux clips, le génial Trapdoor (le premier) et le génial Empty Walls qui est en duo avec Mike Noga de The Drones.







Extrait de l'album : More than thirty seconds if you please
sortie le : 26 octobre 2009
Label : -
En écoute dans le lecteur à droite
Pour se procurer le cd, voyez avec Marie Flore sur son Myspace.
Pleins de chroniques encore une fois.

Vendredi 27 novembre : Pumuckl - Sonore 2

Quatre années et autant d'EPs passés Stéphane Llérault aka Pumuckl se lance dans le long format avec L'anecdotiste. Aux dires de certains, l’homme a du talent, déjà remarqué en 2005 en sortants ces deux premiers disques dans la même année dont son effort Philosophage qui avait été salué par quelques blogs, Pumuckl gagne quelques échelons supplémentaires avec Sommeil léger et Carbone qui le voit être comparé à Dominique A, on est alors en 2006, depuis plus rien. Enfin, plus rien, façon de parler car durant ces années Stéphane Llérault prépare son premier album, 11 titres dont 4 issus de ses précédents opus, les meilleurs selon certains. Adepte du « on n'est jamais mieux servit que par soi même », Llérault s’occupe de tout, l’écriture, le mixage... Pour un travail fait maison, on saluera la production impeccable dont fait preuve L’anecdotiste. Dès l’ouverture avec Sommeil léger, Pumuckl impressionne, les guitares claires accompagnées de ce son cristallin donne le ton à cet album. Durant 40 minutes, on assiste alors à l’union de l’électro et de la pop pour le meilleur surtout. Les sonorités carillonnant telles un défilé de glockenspiel donne à l’ensemble toute sa légèreté et ce côté aérien emportant avec lui l’auditeur dans un voyage divin parfois d’une froideur implacable. N’oublions pas la voix de Stéphane Llérault, où la comparaison avec Dominique A frappe le plus, une voix sans être non plus à gorge déployée mais qu’il porte de bout en bout et fièrement sur le devant, tout simplement une belle voix qui s’exprime librement. Si quelques morceaux laissent de froid, on fait rapidement abstraction de ces (petites) baisses de régime, pour se laisser emporter par cet artiste malheureusement trop méconnu capable d’accomplir de grands moments comme Sonore 2 en écoute aujourd’hui. L’anecdotiste est beau et ce serait un crime de passer à côté.



Extrait de l'album : L'anecdotiste
sortie le : 19 octobre 2009
Label : -
En écoute dans le lecteur à droite
Myspace
Pour se procurer le cd, s'adresser directement à lui à cette adresse : sommeil.leger_a_gmail.com
Une chronique de Twist.

Jeudi 26 novembre : Aufgang - Good Generation

C’est cool la musique, de toujours chercher le nouveau groupe qui nous donnera des palpitations et nous arrachera un grand sourire de satisfaction mais ce n’est pas tous les jours que cela arrive, au pire par faute de talents, ou d’originalité, on s’ennuie, on s’agace voir on s’énerve face à la médiocrité de certains, au mieux on a Aufgang. Sous ce nom se cache trois jeune gens qui se sont rencontrés à l’aube des années 2000 partageant le goût des expérimentations sonores. Mais ce n’est qu’en 2005 que le groupe prend réellement forme au festival Barcelonais Sonar. La recette est simple, deux pianos (Rami Khalifé et Francesco Tristano) accompagné par Aymeric Westrich qui s’occupe de la partie électronique et tout particulièrement de la rythmique très présente sur cet album. A recette simple, fondements simples, Aufgang s’amuse tout du long à mélanger classique et musiques électroniques. Parfois c’est le premier qui prend le dessus (Channel 8) et d’autres le second (Sonar) mais le principe à deux exceptions près marche toujours n’hésitant pas à faire danser son public quand l’occasion se présente (Good Generation). Pourtant le pari était risqué puisque ce genre est peu répandu et qui d’ailleurs ne satisfera sûrement aucun des deux auditoires dont ils puisent leurs influences. Tant pis pour eux, tant mieux pour nous car il serait dommage de passer à côté tant ce projet reste unique dans l’hexagone du moins à ma connaissance, chacun maitrisant son instrument sur le bout des doigts (les deux pianistes ont fait leurs armes à la prestigieuse Julliard School à New York) chaque parties de piano est en tout point remarquable, difficile d’ailleurs de séparer la part de travail de chacun devant ce détalage de notes. Et c’est la que le bât blesse, on regrettera parfois ces « solos » de pianos parfois un peu trop long et n’apportant pas grand-chose au final à leur édifice. En écoute Good Generation qui n’est peut être pas la meilleure mais où la transition entre le classique et l’éléctro fonctionne à merveille.



Extrait de l'album : Aufgang
sortie le : 19 octobre 2009
Label : Infiné
En écoute dans le lecteur à droite
Aufgang
Et Hop une chronique ici, et pleins d'autres toutes unanimes.

Mercredi 25 novembre : Arnaud Fleurent-Didier - France culture

5 ans c’est quoi ? 5 ans c’est le temps qu’il vous a fallu pour écrire vos premiers mots dans un cahier depuis votre naissance, c’est le temps qu’il vous a fallu pour faire votre cycle primaire, le temps qu’il vous a fallu pour avoir le permis dans une main et votre carte d’électeur dans l’autre alors que vous rentriez à peine dans l’adolescence, c’est le temps qu’il vous a fallu pour obtenir ce master en marketing alors que vous étiez simple bachelier. 5 ans c’est long, et c’est aussi le temps qu’il vous a fallu pour entendre le successeur du Portrait du jeune homme en artiste d’Arnaud Fleurent-Didier. Malheureusement ce jour n’est pas encore arrivé, heureusement on peut déjà se délecter de ce clip et forcément du premier extrait de la Reproduction. Et il n’aura pas fallu autant de temps pour se rendre compte à quel point il nous manquait, à quel point ses textes dépassent nombre de ses collègues, sa musique aussi. En forme de lettre ouverte, Fleurent-Didier nous parle de ses parents, de son éducation, de sa culture, de sa France, France Culture donc, trois minutes qui explose les carcans et les règles de la musique française. Dans la veine d’un Gainsbourg au sommet de sa forme, Arnaud Fleurent-Didier écrit la chanson parfaite, on aurait pu attendre 5 de plus rien que pour ça.

FRANCE CULTURE from Arnaud Fleurent-Didier on Vimeo.





Extrait de l'album : La Reproduction
sortie le : 4 janvier 2010
Label : Columbia
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Mardi 24 novembre : Centenaire - Wheelchair

Je me souviens de Centenaire dont j’avais fais la connaissance deux ans auparavant avec leur premier album éponyme et où la pochette représentant un sanglier criblé de flèches me laissait penser que ces quatre garçons impliqués chacun dans d’autres projets (My Jazzy Child, Section Amour, Concertmate, Domotic) pourraient un jour devenir l’une des fondations du renouveau du rock Français. Par manque de médiatisation (comme tant d’autres d’ailleurs), Centenaire est encore très loin de ce statut, pourtant The Enemy, leur second essai a tout ce qu’il faut pour les propulser vers un avenir radieux ! Étonnamment court (moins de 30 minutes pour un album c’est peu !) par rapport à son prédécesseur, Centenaire n’a pas voulu meubler leur disque pour aller droit à l’essentiel en 7 titres, mieux, ils décident de débuter The Enemy par leur meilleure chanson à ce jour, car Wheelchair possède une aura unique, une petite merveille pop où les guitares quelques minutes durant vous baladent dans un univers où se croisent et décroisent Volcano Choir (Island, Is), Grizzly Bear et pourquoi pas la pop plus classique (et plus classieuse) des Beatles. Mais ne croyez pas que Centenaire se résume à de bêtes influences car ces Français possèdent bel et bien quelque chose de particulier dans cette capacité à naviguer entre les styles en passant de la pop, le folk et le rock qui fait son apparition sur le dérangé Farmers Underground là encore un titre de haute volée et qui donne le ton pour la suite et fin de The Enemy. Car à partir de ce fameux titre on rentre dans un tout autre monde, les lumières s’éteignent, la descente peut commencer, avec pour point d’orgue Testosterone aux excès de rage qui fera frémir les plus stoïque d’entre vous. Si la seconde partie m’a laissé quelque peu sur la faim, il n’en reste pas moins 4 titres s’enchaînant avec brio, une chose rare qu’on retrouve sur peu d’albums de nos jours. Centenaire a bien choisi son nom car on n’a pas fini d’entendre parler d’eux.



Extrait de l'album : The Enemy
sortie le : 25 mai 2009
Label : Clapping Music
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Lundi 23 novembre : Hold Your Horses! - Argue

Après une semaine passée dans la capitale nationale de la gastronomie, à déguster rosette et autres andouillettes, Panda Panda est de retour sur la capitale tout court, et il est temps sur ce blog de consacré plus de temps pour les artistes bien de chez nous ceux qui sentent le camembert bien coulant, qui vont chercher leur baguette le matin avec le béret sur la tête, qui marquent avec la main…Hmm bref, on commencera alors cette semaine avec Hold Your Horses ! découvert grâce à Word And Sounds en repos indéterminé, ce groupe dont je ne sais rien excepté qu’ils sont originaire de l’île de France et qui doivent être (au hasard) six. Trouvé un peu au pif chez Ground Zero pour pas cher, je me procure ce cd payant pas de mine, totalement artisanal avec impression sur cd-R, le charme n’en est que plus grand car si la production n’a pas les moyens des plus fortunés, Hold Your Horses ! possède toute la panoplie des pop/rockeur parfait, la batterie qui frappe, la basse bien présente, des lignes de guitares mélodiques et surtout des idées à revendre, tout ça dans le but de vous faire chavirer comme il se doit. La coccinelle parlait de Clap Your Hands Say Yeah ! et d’Arcade Fire, c’est pourtant chez les anciens Pixies que j’ai le plus pensé durant ces six petits titres. Jamais plus de 4 minutes, Hold Your Horses ! a ce son rêche (volontaire ?) donnant un peu d’agressivité à l’ensemble et contrastant à merveille avec le romantisme des cuivres et des violons. Un contraste que l’on retrouve dans les voix entre le chanteur à la limite du style ska Barcelonais et la chanteuse au timbre typiquement anglo-saxon.
Des idées, ils en ont et si l’originalité n’est pas forcément au rendez vous, l’énergie est là, HYH! Est un disque découvert un peu tardivement qu’on aurait préféré écouter sur les routes de vacances mais dont les débuts sont en tout point prometteur et dont on attend maintenant une suite qui on l’espère sera du même niveau que celui-ci.



Extrait de l'album : HYH!
sortie en : 2009
Label : -
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Lundi 16 novembre : Blink 182 - Everytime I Look for You

Sur la blogosphère s'est lancée une vaste opération visant à parler des ces groupes ou chansons honteuses qu'on a écouté un temps donné quand nous étions jeune et fou... Et c'est un choc de voir une personne de si bon goût tel que Kris avouant son amour pour Avril Lavigne, plus surprenant encore et l'eurodance sur Derrière La fenêtre apprenant alors qu'il y avait vraiment des gens qui aimaient ça. Je vous éviterai de faire une liste entière mais elle continue (ici ou ici). Tandis que certains s'évertuent à en faire l'apologie tous les vendredi (rien que d'y penser j'en ai froid dans le dos...), un article en particulier m'a décidé de franchir le cap, rien de honteux ici, Twist nous déclarant sa flamme pour une chanson des Beatles alors qu'il était encore un gosse suivant le dictat musical de ses parents en voiture. Ce qui renvoie à une célèbre phrase des parents : "C'est celui qui conduit qui choisit" qui une fois arrivé à l'âge ou vous pouvez conduire accompagné de vos parents devient "concentre toi sur la route plutôt...". Si cet article m'a décidé de dévoilé mes goûts les plus sombres de ma vie c'est parce qu'ils sont évidemment liés à un âge où vous commencez à affirmer vos préférences en matière de disques par rapport à vos frères, sœurs, parents, à graver des cds, et écouter la même chose que ses amis. C'est le cas pour Blink 182, refilé sur un cd-R tout pourri, nous n'étions pas beaucoup à partager ce goût pour la pop/rock aussi mauvaise soit elle, alors tous deux on se refilait des trucs plus ou moins honteux mais Blink 182 reste pour moi l'un de mes chocs musicales les plus importants. Et c'est avec ce fameux album au nom si poétique que je les ai découvert, remplis de tubes à profusion, ces garnements enfilaient les mélodies pop sans jamais faire dans le raffinement il faut l'avouer, The Rock Show, First Date ou Online Songs possédaient toutes une énergie folle, un disque estivale passant obligatoirement les premiers jours des grandes vacances dans ma chaine Hi-Fi. Mais ma préférée restera toujours Everytime I Look for You . Dès le début, Blink 182 lançaient un riff de guitare annonciateur des débordements à suivre, Tom DeLonge et Mark Hoppus se répondant aussi faussement que possible. Et si j'aimais les autres albums (Enema of the State et le magnifique Adam's Song, Blink-182 et l'apparition surprise de Robert Smith) Take Off Your Pants And Jacket restera de loin mon préféré, mon amour honteux de vacances. Heureusement, mon ami et moi avons changé de goûts ne jurant plus qu'au nom de LCD Soundsystem, du Dodos, et du Saint Animal (Amen) mais je l'avoue aujourd'hui, il m'arrive parfois aux premiers jours où le soleil brille plus fort que jamais, réécouter cet album et alors comme à mes 14 ans, le plaisir est resté intact. Chronique honteuse alors? Pas tant que ça j'aime Blink-182 et pour les qu'en dira t'on, voici la réponse qu'ils vous aurez sûrement donné : FUCK OFF!!

Extrait de l'album : Take Off Your Pants And Jacket
sortie le : 13 juin 2001
Label : MCA
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Jeudi 12 novembre : The Tiny - Too Heavy A Burden

Découvert grâce au blog Listen, See, Feel, je ne partais pas vraiment sur de bonnes bases avec ce duo Suédois (chant/piano/Violoncelle). Le premier titre Last Weekend commence d'une façon tout à fait quelconque, à vrai dire, on s'attend alors à un truc bien chiant. Cependant, tous ces préjugés ont disparus aussi vite qu'ils sont venus avec l'arrivée du refrain que certains jugeront peut être un poil dramatique mais qui possède énormément de profondeur nous faisant rentrer dans une autre toute dimension... Ce n'est pas clair hein? Mais j'ai eu beau chercher je n'ai pas trouver les mots pour décrire ce Last Weekend. En tout cas, une fois passée ce premier titre on repart beaucoup plus confiant et bien que certains morceaux m'ont laissés stoïque, reconnaissons ce talent pour écrire de jolies chansons pop dramatique comme Too Heavy A Burden grande réussite de leur troisième album où le glockenspiel est en invité d'honneur, et qui se trouve être parfait pour vous souhaiter la bienvenue dans le monde glacial des mimi Tiny!



Extrait de l'album : Gravity & Grace
sortie le : 14 octobre 2009
Label : -
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Mercredi 10 Novembre : Jarvis Cocker - Further Complications

J'hésitais entre la poésie de Grizzly Bear avec Ready Able et Jarvis. Je ne sais pas si j'ai fait le bon choix, je ne vous parlerai même pas de l'album puisque je ne l'ai pas écouté et que j'ai surtout beaucoup d'autres choses à écouter qui me semblent plus intéressante que son dernier disque, on pourrait dans ce cas de parler de cette chanson, Further Complications, mais de quoi voulez vous parler? (Panda Panda en mode méchant ouvert) C'est sans intérêt, mille fois entendu, c'est répétitif, c'est juste nul. (Panda Panda en mode gentil ouvert) Par contre, le clip est plus que sympathique et pleins de bonnes idées, Jarvis se retrouve malmené par du papier et où le grand corp mince et élastique du plus anglais des Bobos est mis à profit pour donner un peu d'humour à ce titre tout pourri! (comme cet article d'ailleurs...)



Extrait de l'album : Further Complications
sortie le : 18 mai 2009
Label : Rough Trade
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Semaine 45 : Fanfarlo - Reservoir [-]

A l’occasion de leur première venue en France hier soir dans le cadre du festival des inrocks, retour sur un album essentiel de cette année 2009.



Formé en 2006 par le Suédois Simon Balthazar, il s’entoure de 5 musiciens Londoniens pour donner naissance à Fanfarlo. Depuis leur début, le sextuor a enchainé les sorties de singles tous sur un label différent de Fortuna Pop! à Moshi Moshi Records. Sur les 10 chansons présentes, trois seront sur Reservoir sortis au mois de février. Ce n’est qu’un ou deux mois plus tard que j’entends parler d’eux pour la première fois, et avant même d’avoir écouté l’album, l’emballage est tout ce qu’il y a de plus alléchant, bénéficiant de la production de Peter Katis (Interpol, The National…) et du copinage de Jón Þór Birgisson (C’est dur à lire ça hein ?) leader des emblématiques Sigur Rós qui leur propose sa sœur pour poser sur la photo de leur album, Fanfarlo part sur des bases prometteuses.

Et effectivement, dès le premier titre ils font plus que d’être prometteur, I’m A Pilot dont la rythmique puissante et martiale ne vous laissera sûrement pas indifférent est basé sur un duo piano/batterie, le titre d’ouverture dégage très vite une ambiance bien particulière, on découvre alors la voix de Simon Balthazar sorte de Win Butler Anglais… Du tout bon quoi ! Et ce ne sont pas les arrangements qui me feront dire le contraire. Commencer par un tel titre pourrait être assassin pour n’importe quel groupe mais Fanfarlo est loin d’avoir dit son dernier mot, le titre qui suit est le contraire du précédant en matière d’intro, faisant une rentrée timide, la batterie est toujours là les violons s’emballent la batterie suis le rythme, puis les trompettes font leur rentrée donnant tout de suite à Ghosts beaucoup plus de chaleur et pardonnez moi l’expression mais c’est que ça swinguerait presque! Avant de retomber dans une sorte de mélancolie chantée avec toujours autant de dévouement par Balthazar se livrant corps et âmes à sa musique sincère qui semble être si chère à son cœur.

Ghosts résume à lui seul Reservoir, en quarante minutes, Fanfarlo ne cessera de nous étonner, de retourner sa veste pour passer d’un air à un autre toujours dans la même chanson. Des idées, ils en ont plein la tête, les imbriquant les unes dans les autres pour donner 10 titres de haute volée. Jamais défaillant, les chansons passent à une vitesse sidérante, et le plaisir à les écouter reste toujours aussi intact. Pas de répit, pas de coup de fatigue, Fanrfarlo tient bon et fait preuve de bon goûts pour arranger leurs titres, trompettes, violons, mandoline se donnent à cœur joie pour habiller leurs compositions. Pas de superflus pour autant, tous ces instruments permettent de donner à l’ensemble un souffle épique accompagnant à merveille le chant.

Bien sûr on pourra lui faire un reproche, ce sont leurs influences très présentes qui enlèvent toute l’originalité à Reservoir, The National (production oblige), Beirut (The Walls Are Coming Down), Clap Your Hands Say Yeah ! (Drowning Men), ou encore Arcade Fire (toutes les chansons) vous viendront en tête à l’écoute de cet album qui n’aurait sans doute pas existé sans eux. Mais à la défense de Fanrfarlo, deux arguments de poids. Déjà en matière d’influences, ils n’ont pas choisis les plus dégueulasses, sélectionnant la crème de la crème des groupes indés preuve du bon goût de ces messieurs. Ensuite arrivé à ce stade et en termes de qualité, ils peuvent bien ressembler à ce qu’ils veulent du moment qu’ils continuent à nous sortir des petits chefs d’œuvres de cet acabit. Ha et une dernière chose, Bowie est fan, le même qui a déclaré sa flamme pour les TV On The Radio ou les Arcade Fire à leurs débuts donc si David a dit que c’était bien alors c’est que c’est bien !

On ne les avait pas vu venir et pourtant Fanfarlo à tirer en plein dans le mille, génial de bout en bout on se demande bien quel accueil il aurait pût avoir si il était sortit quelques mois avant Funeral... Sans aucun doute la consécration, dommage que ces Londoniens débarquent avec un train de retard. Qu’importe, Reservoir est déjà un classique à mes yeux qui m’a accompagné tout l’année et n’est pas encore prêt à quitter mon chevet.



Sortie : Février 2009
5 titres en écoute à droite.
Tout le monde est d'accord, c'est un bon disque, moi je trouve que c'est plus que ça quand même...
Esprits critiques
Sound Of Violence
Papa(Pas le mien bien sûr...)
Words And Sounds