Cette année aura été forte en single même si pour beaucoup, elles sont tirés de disques qui m’ont beaucoup plu et qu’on retrouve donc logiquement dans mon top album, certaines qui sont dans les bien placés très bien même, sont tirés de disques à paraitre l’année prochaine, laissant entrevoir un 2010 radieux. Le but de ce top est bien sûr de vous donner envie de découvrir ces artistes, c’est pourquoi il n’y a qu’un seul titre tiré du même album, pas de monopole par ici ! Seul les compilations font entorse à cette règle lorsque l’on retrouve plusieurs artistes différents (Dark Was The Night par exemple…). Enfin il peut y avoir plusieurs chansons du même artiste s’ils ont sortis plusieurs albums ou ont participés à plusieurs projets différents. Bref, après avoir énoncé toutes ces règles stupides il ne reste plus qu’à vous souhaiter de prendre beaucoup de plaisir à travers ce top chansons 2009 dont tous les titres sont en écoute à la fin de l’article.
100 : ThE bEwItChEd HaNdS oN tHe ToP oF oUr HeAdS - Tonight (Yuksek cover)
Grands gagnants de l’édition hivernale du prix CQFD, ces Rémois (et pas les reimssé…) possèdent de grandes chansons élégantes et font déjà parties des groupes dont on attend le premier album de pied ferme. Jouant dans un registre entre la pop et le folk, ils ont pu profiter de leur amitié avec le compositeur Yuksek pour y déposer à la fin de son album, une reprise de son titre phare. Cerise sur le gâteau, The Bewitched[...] s’en sortent mieux que l’électronicien putassier avec une version solaire où les instrumentations et les voix ne cessent de prendre de l’ampleur au fil des minutes.
Extrait de l'album Away From The Sea [Barclay] de Yuksek
99 : Malcolm Middleton - Red Travellin' Socks
Pour la troisième année consécutive, Malcolm Middleton nous livre un album impeccable avec en guise d’apéro Red Travellin’ Socks le premier titre de Waxing Gibbous qui démarre à toute berzingue comme on le voit trop rarement chez l’ex-Arab Strap. A l’image du disque, la chanson est variée, passant de grands moulinets de poignées à de délicats picking, il y a là dedans des idées à la pelle, une grande bouffée d’air frais dans la carrière de l’écossais.
Extrait de l'album Waxing Gibbous [Full Time Hobby]
98 : Gold Panda - Quitters Raga
Avec un nom pareil, impossible pour Gold Panda de ne pas figurer dans ce top chansons 2009 ! Et de l’or, c’est ce qu’ils ont réussi à faire avec Quitters Raga, un joli mélange de musiques du monde et d’électronique expérimentale. Un bien beau titre quoique un peu trop court qui sort un peu des sentiers pour s’orienter dans un genre rarement exploité sans jamais sacrifier la mélodie.
Extrait du single Quitters Raga [Make Mine]
97 : The Drums - Let's Go Surfing
Dans les groupes à surveiller de près en 2010, il y a évidemment The Drums qui grâce à leur EP summertime! se sont fait un nom plus vite qu’il ne faut pour prononcer « Hype ». Ces jeunes proposent un drôle de mélange entre post-punk, cold wave et surf music le tout bien sur avec une bonne couche de pop dorée au soleil. Let’s Go Surfing et ses sifflements entêtant remporte le gros lot qui nous ferait presque oublié qu’on est en plein mois de décembre.
Extrait de l'EP Summertime! [Twentyseven]
96 : Papercuts - Future Primitive
Avec une voix proche du chanteur des schizo clinic, Jason Robert Quever ballade sa voix sur cette basse fantomatique sortie de nulle part et qui a fait le succès de Papercuts mais aussi son échec. Son succès parce qu’ils viennent d’inventer là un riff terrible obsédant comme pas possible, son échec parce qu’après ça qui a envie d’écouter le reste?
Extrait de l'album You Can Have What You Want [Rough Trade]
95 : Le Klub des 7 - C'est le Klub des 7
Même quand ils ne sont plus que 6, le club sera toujours 7. Après la mort accidentelle de l’un des leurs, les camarades restants n’ont pas lâché l’affaire, continuant à se lancer dans des jougs verbales. « Le Klub des 7 devait mourir mais c’était trop triste » disent-ils si bien et on ne peut que s’en réjouir de les voir de retour en particulier sur leur premier single tout simplement l’un de leur meilleur titre. « C’est le klub. C’est le klub. C’est le klub des 7. C’est le klub klub klub klub klub des 7. »
Extrait de l'album La classe de musique [Encore]
94 : The Field - The More That I Do
Si The Field voulait faire défiler votre vie devant vos yeux ils n’auraient pas pu mieux faire, avec ce titre hypnotique à la rythmique accélérée ! Infiltrant votre cerveau en douceur, ces électroniciens manient toujours avec brio les boucles mélodiques. Une recette qui est finalement toujours la même, on ne sait toujours pas si il faut en danser ou en comater… Les deux à la fois sûrement.
Extrait de l'album Yesterday And Today [Kompakt]
93 : Jay-Z - D.O.A. (Death Of Auto-Tune)
A t on le droit de préférer D.O.A à Empire State Of Mind aujourd’hui ? Pas sûre même si la seconde parait en bon chemin pour atteindre un statut de chanson culte avec cet hymne à l’amour pour la ville de New-York, la première se contente de balancer sur la mode horrible de l’auto-tune où seul Kanye West s’en était plutôt bien sortit. En quelques minutes, Jay-Z a réussit à montrer qui était le patron derrière une multitude d’arrangements et d’instrumentations qui montre que le mari de Beyoncé a encore pas mal de talent à revendre.
Extrait de l'album The Blueprint III [Roc Nation]
92 : Black Lips - Starting Over
Après leur précédent album qui avait tout emporté sur leur passage, les lèvres noires reviennent en prenant à contrepied tout le monde avec Starting over. A l’écoute de leur single, Black Lips ne sont pas des mauvais garçons en fait mais des putains de Hippies ! Qu’est ce que c’est que ces guitares joyeuses et ensoleillé ? Et cette voix mielleuse toute bourrée ? Du Flower Punk ? Mon cul ouai c’est juste un tube!
Extrait de l'album 200 Million Thousand [Vice]
91 : Andrew Bird - Anonanimal
Autant le dire tout de suite, c’est la seule trace d’Andrew Bird dans ce top, qui après le fade Armchair Apocrypha n’arrive pas à revenir à la hauteur de son album chef d’œuvre datant de quatre ans déjà. Pourtant on se refuse à croire d’une perte quelconque d’inspiration car son Noble Beast est bien meilleur que son prédécesseur grâce à quelques pépites folk comme Anonanimal et ces changements de lignes mélodiques à tout va à nous faire perdre la tête.
Extrait de l'album Noble Beast [Fat Possum]
90 : Sébastien Schuller - Open Organ
Sébastien prend son temps, le temps qu’il faut afin d’imposer ses compositions comme il se doit, afin de montrer à tous la grandeur de ses chansons et Open Organ est sans aucun doute l’une d’elle avec son rythme qui va à crescendo, où tout les instruments s’emballent avant de terminer dans un final où les trompettes sonnent d’une façon si désespérées. Et n’oublions pas la voix de Schuller tout simplement à chialer.
Extrait de l'album Evenfall [Pias]
89 : Portishead - Chase The Tear
Surprise ! En cette fin d’année, Portishead qu’on avait connu jusqu’ici plutôt à la détente revient avec un nouveau titre dont les profits seront déversés à Amnesty International, si il y a bien un groupe dont on n’attendait pas de nouvelles c’est bien eux, et pourtant les voici avec ce nouveau titre plutôt étonnant. Imaginez vous dans les années 80 à Berlin dans un boite de nuit depressive et vous aurez à peu près une idée de ce Beth et ses potes ont conçus. Un coup d’éclat de plus.
A télécharger ici contre des sous sous (pour la bonne cause m'sieur dame.
88 : Wild Beasts - All The Kings Men
“Oh oh oh oh »… C’est sûrement la première chose qu’on retient de ce titre qui semble ne pas vouloir tenir en place sous ses airs de faux sage. Dans la mouvance Africaine, All The Kings Men n’en possède pas les passages surexcités, mais préfère partir dans des délires plus aérien, mais le meilleur reste cette voix dont l’étendues des notes qu’il semble pouvoir sortir de sa gorge est tout simplement impressionnant.
Extrait de l'album Two Dancers [Domino]
87 : Hot Chip - One Life Stand
Après Take It In, un titre passé de bizarre à bon, Hot Chip récidive une nouvelle fois avec leur premier single One Life Stand qui est encore un cran au dessus. Faussement dansant et plus posée que leurs chansons phare, One Life Stand ne sacrifie pas pour autant le potentiel tubesque et osons, Hot Chip devient de plus en plus mainstream et pourrait d’ici peu devenir un groupe que Britney et Lady Gaga s’arracherait dans les années à venir.
Extrait de l'album One Life Stand [EMI]
86 : The Juan Maclean - The Future Will Come
Sous ses allures de Get Innocuous, The Juan Maclean signe surtout un sacré tube où le chauve de sortie fait la grosse voix pour impressionner ces petits camarades et ça marche drôlement bien dis donc ! Encore un titre qu’on aimera entendre plus souvent pour pouvoir se trémousser sur la piste…
Extrait de l'album The Future Will Come [DFA]
85 : The Tough Alliance - A New Chance (The Juan MacLean Remix)
Vous n’avez pas eu votre dose de Juan Maclean? Alors ce titre est pour vous ! Reprenant le tube pop A New Chance des Suédois, le New Yorkais en fait un titre dansant entre disco et électro dans la plus pure tradition de DFA. Non content de signer l’un des meilleurs remix de l’année, c’est aussi l’une des meilleures chansons dansantes de 2009 qui arrive à point nommé pour le nouvel an.
Extrait de l'EP Prison Break [Sincerely Yours]
84 : The Limes - Beyond Blue
Beyond Blue est une ballade folk à la douceur incroyable portée sur les épaules de Mina Tindle dont la voix nous transporte dans un autre monde, on s’imagine alors en l’espace de 3 minutes chronos partir à la conquête de grands espaces sauvages, une musique qui se déguste à dos de cheval sans aucun doute…
Extrait de l'album The Limes [Sauvage]
83 : Annie - My Love Is Better
Avec le retour de la belle Annie, impossible de faire un top sans mettre au moins une chanson d’elle, on choisira son My Love Is Better, plus insolente que jamais, on y retrouve une touche un poil plus rock qui a autant de charme que la reine de la pop Norvégienne c’est dire…
Extrait de l'album Don't Stop [Smalltown Supersound]
82 : Centenaire - Wheelchair
On ne savait pas que des français étaient capables de lignes de guitares aussi réussies, bah pourtant Centenaire semble avoir trouvé la recette, entre les vagabondages des Grizzly Bear, l’hypnotisme d’Island, Is, et une conclusion en mode Beatles, Centenaire a déjà tout d’un grand petit groupe indé.
Extrait de l'album The Enemy [Clapping Music]
81 : The Tiny - Too Heavy A Burden
Y a pas à chier, le glockenspiel est un instrument qui fait toujours son petit effet si on rajoute à ça la voix sublime de la chanteuse qui n’est pas sans rappeler Joanna Newsom on obtient alors une chanson incontournable de cette année.
Extrait de l'album Gravity & Grace [-]
80 : Liars - Scissor
Les vilains garçons n’en finissent plus de nous étonner, alors qu’on les attends en 2010 avec un album qui donnera suite à leur disque éponyme qui a déjà 3 ans d’âge mais dont on ne s’en lasse toujours pas, Liars nous présente Scissor dont la tournée récente en compagnie de Radiohead n’a pas laissé indemne. Titre à double tranchant, qui oscille entre une musique calme embellit par ces violons piqué chez Yorke et une musique violente et folle bien à eux. Pour un amuse-gueule on ne pouvait rêver mieux.
Extrait de l'album Sisterworld [Mute]
79 : Aufgang - Sonar
Leur premier album est une réussite aussi bien du point de vue de l’originalité que de la qualité des compositions, peut en témoigner Sonar, un titre où les pianos s’emballent pour se lancer dans une tentative de faire danser l’auditeur. Pas facile pour le coup mais c’était sans compter sur ce final électronique où le rythme ne cesse de s’accélérer tout comme le battement de nos pieds.
Extrait de l'album Aufgang [Discograph]
78 : Brother Ali - The Preacher
A l’aide d’une partie cuivre incroyable, Brother Ali nous balance son flow punchy en pleine dent aidé par un beat qui claque à merveille dans les oreilles. Une grande chanson Hip Hop comme on en a eu que trop rarement cette année hélas.
Extrait de l'album Us [Rhymesayers]
77 : The Pains Of Being Pure At Heart - This Love Is Fucking Right!
Dur dur de n’en choisir qu’une tant leur premier album regorge de grands titres, alors prenons This Love Is Fucking Right!, elle n’a peut être rien de plus que les autres mais il est certain qu’elle n’a rien de moins. Une mélodie qui tape en plein dans le mille, leur côté désuet, ces guitares rageuses…Tout y est pour notre plus grand plaisir.
Extrait de l'album The Pains Of Being Pure At Heart [Slumberland]
76 : Delorean - Seasun
On ne sait pas trop pourquoi ils ont décidé d’appeler leur EP Ayrton Senna mais on leur espère une aussi bonne carrière que ce dernier sans prendre en compte la fin tragique. En tout cas ces débuts sont plutôt prometteurs comme ce Seasun, pur produit de l’été qui emprunte autant à l’électro qu’à la pop dans la veine de Phoenix.
Extrait de l'EP Ayrton Senna [Slumberland]
75 : Basement Jaxx - Raindrops
Basement Jaxx avait prévenu, ce sera l’année de leur grand retour! Seul problème, à part quelques chansons, Basement Jaxx n’est pas revenu au niveau d’antan, dommage car il y a quelques bons titres comme Raindrops, un tube taillé pour les télévisions de MTV, ceux qui passent sur Fun Radio et M6 music. Un tube racoleur mais dont le plaisir reste immense à chaque écoute.
Je ne connais pas l’original, et n’ayant pas eu que de bonnes expériences avec le soi-disant génial Lindstrøm je m’abstiendrai. Cependant, ce qu’à fait (ou n’a pas fait vu que la comparaison sera difficile dans ce cas là) Aeroplane ici est un grand titre destiné au dance-floor long de 7 minutes, le temps de faire durer et de se délecter de cet état de béatitude dans lequel le talentueux remixeur nous met.
Extrait de l'album Real Life Is No Cool [Feedelity]
73 : Sunset Rubdown - You Go On Ahead (Trumpet Trumpet II)
Les débuts ressemblent à un morceau tubesque qui risque de péter à tout moment mais Spencer Krug surprend une énième fois en préférant de rester les pieds à terre tout du long mais qui gagne à mesure que le temps passe en passion et en folie emporté par la voix de ce dernier qui possède sûrement l’un des chants qui semble le plus impliqué dans ce qu’il fait.
Extrait de l'album Dragonslayer [Jagjaguwar]
72 : Sleigh Bells - Crown On The Ground
Tour à tour pop, électro, rock et R&B, Sleigh Bells a trouvé la recette miracle dans le mélange des genres et bien que la mélodie soit en tout point parfaite, le duo malin a trouvé le moyen de plombé tout passage en radio avec… Non le mieux c’est d’écouter pour s’en rendre compte soi-même…
Chris Garneau a laissé de côté la morosité qui l’habitait pour un peu plus de joyeuseté. Les trompettes ne trompent pas, le chanteur à la voix toujours aussi magnifique semble se tourner vers un avenir bien plus radieux.
Extrait de l'album El Radio [Absolutely Kosher]
70 : Matt & Kim - Good Ol' Fashion Nightmare
Le duo a inventé un hymne destiné aux Pom Pom Girls avec cette batterie tapageuse et cette mélodie si naïve. Une chanson qui parait futile mais celui qui n’aura pas envie de taper du pied sur cette chanson est juste un fou.
Extrait de l'album Grand [Fader]
69 : The Dodos - Fables
Décidément, The Dodos ne perdent rien de leur talent pour écrire de jolies chansons pop tribales. Fables a tout pour lui, la mélodie mélancolique, les refrains réunificateur et ce nouveau joujou tout nouveau tout beau qui leur permettent de gagner un peu en profondeur.
Extrait de l'album Time To Die [Frenchkiss]
68 : HEALTH - Die Slow
Si on devait attribuer un prix pour la meilleure intro, HEALTH remporterait sans doute le prix. Leur rock habillé d’électro ou leur électro habillé de rock on ne sait plus très bien commence dans un déchainement de violences où les guitares se font plus rageuses que jamais et contrastant pas toujours pour le meilleur avec la voix anesthésique du chanteur.
Extrait de l'album Get Color [LOVEPUMP UNITED]
67 : Los Campesinos! - The Sea Is A Good Place To Think Of The Future
Première écoute=choc. Est-ce Why? que l’on entend là ? Non et on peine à le croire, encore plus quand on découvre que ce sont les gamins turbulents de Los Campesinos! qui m’avaient juste apportés une sale migraine à l’écoute de leurs deux premiers albums. Seraient-ils devenus un groupe fréquentable en ayant mis un peu d’eau dans leur bière bon marché ? On se met à y croire mais on attendra la confirmation qui devrait arriver bientôt.
Extrait de l'album Romance Is Boring [Wichita]
66 : Marie-Flore - Twist Me Round Your Little Finger
Celui qui ne tombera pas amoureux à l’écoute de ce Twist Me Round Your Little Finger est probablement un crétin, celui qui ne se rend pas compte qu’on a là plus qu’une bête chanson pop/rock est un crétin aussi. En gros, si vous n’aimez pas, c’est que vous êtes un crétin.
Extrait de l'album More Than Thirty Seconds If You Please [-]
65 : Here We Go Magic - Tunnelvision
Croyez-vous en la magie? Moi, oui, dur comme fer, surtout à l’écoute de Here We Go Magic et plus en particulier avec Tunnelvision qui ne cesse d’empiler les couches de guitares formant au final un tout hypnotique, planant et surtout mélodieux qui n’est pas sans rappeler Animal Collective dans ses meilleurs jours.
Extrait de l'album Here We Go Magic [Western Vinyl]
64 : The Antlers - Two
Si Hospice m’a complètement laissé de marbre, on reconnaitra à ce joli Two, cette montée lente où chaque instrument vient rajouter peu à peu sa pièce à ce puzzle pop, folk, noisy dans une harmonie rare. Une chanson qui se complexifie peu à peu sans jamais perdre cette ligne mélodique qui fait tout le succès de ce titre.
Extrait de l'album Hospice [Frenchkiss]
63 : Cam'ron - My Job
Sur le dernier album de Cam’ron on assiste à un naufrage total excepté sur le clinquant My Job qui est devenue I Hate My Job par la suite. On a peut être là une resucée de son précédent succès Hey Ma mais le bonhomme réussit à jouer mieux que quiconque avec les temps de crise avec ce titre où il clame détester son travail dont il a besoin pour payer ses chaussures.
Extrait de l'album Crime Pays [Diplomat]
62 : Eels - That Look You Give That Guy
Y a pas à chier, cette chanson me rappelle Le Sud de Nino Ferrer, tant pis, on l’aimera quand même parce que, parce que…On oublie parfois que la musique ça peut être quelque chose de simple et parce que c’est juste beau à chialer.
Extrait de l'album Hombre Lobo [Vagrant]
61 : Brakes - Two Shocks
Tendu comme un string, Two shocks rappelle les plus grands moments des Pixies, toujours sur un fil Brakes a cette sérieuse envie d’exploser qui les démange c’est finalement en guise de conclusion que les guitares finissent bel et bien par péter dans un déluge de sons jouissif.
Extrait de l'album Touchdown [Fat Cat]
60 : Ramona Falls - I Say Fever
Habité est le mot qui correspond au mieux à I Say Fever de Ramona Falls. Brent Knopf accumule les idées dans des styles différents mais qui s’allient comme il se doit dans ce titre dérangé. Des pianos détraqués, et des voix hurlant à la démence ne sont que quelques exemples de ce qui vous attend.
Extrait de l'album Intuit [Barsuk]
59 : Bon Iver - Blood Bank
On est toujours pas remis de For Emma, Forever Ago que Bon Iver en remet une couche avec un EP impeccable dont on gardera si il ne devait en rester qu’une, Blood Bank laissant la guitare acoustique de côté l’espace d’un instant pour entrer dans le monde moderne. Pas d’inquiétude, la voix de Justin Vernon est toujours là et elle n’a même jamais été aussi belle.
Extrait de l'EP Blood Bank [Jagjaguwar]
58 : Florence And The Machine - Dog Days Are Over
Oublions un moment la hype agaçante autour de Florence et concentrons-nous sur sa musique passionnée, pleine d’âme, pleine de punch défonçant sa copine Bat For Lashes décidément trop chiante pour moi. Sur Dog Days Are Over, Florence se lance dans une chanson tambour battant passant de moments de rage extrême à une voix des plus délicates, un titre qui défonce un point c’est tout.
Extrait de l'album Lungs [Island]
57 : Animal Collective - What Would I Want? Sky
Sur leur récent EP, on trouve encore des pépites dont eux seuls ont le secret, avec What Would I Want? Sky, Animal Collective commence en eaux troubles où seul la batterie résonne au loin puis les voix en chœurs débarquent dans ce qui ressemble à un début bordélique et puis tout change, Avey Tare lâchant pour une fois les effets nous déballe une chanson 100% pop et puis ces chœurs, toujours, qui ne sont jamais loin.. Putain ! Qu’est ce que c’est beau!
Extrait de l'EP Fall Be Kind [Domino]
56 : Coconut Records - Microphone
Chanson pop classique comme pas possible, Microphone est pourtant un tube irrésistible qui ne s’explique pas, c’est juste fait pour caresser vos oreilles dans le sens du poil et le mieux c’est que ça marche.
Extrait de l'album Davy [Young Baby]
55 : Tyondai Braxton - Platinum Rows
Que se passerait-il si le leader de Battles venait à se mettre en tête de composer une œuvre de musical classique ? La réponse se trouve dans Central Market son dernier album solo qui laisse la part belle aux délires en tout genre, sur cette galette on retrouve la pièce centrale, Platinum Rows convoquant aussi bien la flûte enchantée, que le chant de Daffy Duck. Laissant place autant aux violons qu’aux sons électroniques…Platinum Rows, est tout simplement un grand titre barré!
Extrait de l'album Central Market [Warp]
54 : The Penelope[S] & Morpheus - Stuck In Lalaland
"Hey!" C’est comme ça que tout à commencé avec les Penelope[s], avec un single dévastateur à mi-chemin entre les années 80 et les nôtres. Jamais cheap, ni ringard, Stuck In Lalaland est bel et bien une merveille pop qui nous emporte avec eux avec ces guitares si mélodieuses et envoutantes. Voilà une chanson qu’on en croyait capable seulement par le label New Yorkais DFA, ben non, en France aussi on sait faire des tubes absolus.
Extrait de l'album Priceless Concrete Echoes [Citizen]
53 : Arctic Monkeys - Crying Lightning
Arctic Monkeys c’est comme Beyoncé ou Britney, s’ils ne m’ont jamais soufflé sur la longueur d’un album, il faut reconnaitre que ces quatre gars possèdent un talent pour nous pondre de sacrés singles. Crying Lightning ne déroge pas à la règle, en délaissant le rythme effréné qu’ils pouvaient avoir, ces singes nous étonne et nous font découvrir une ambiance poisseuse et lourde qu’on n’avait jamais soupçonnée en eux. Leur son prend de l’ampleur et eux aussi en se transformant peu à peu en des monstres du rock.
Extrait de l'album Humbug [Domino]
52 : A Place To Bury Strangers - Deadbeat
Hé tiens! Prends-toi ça dans la gueule! A Place To Bury Strangers fait mal, très mal avec Deadbeat et son riff impeccable, derrière ce mur de guitares et d’effets, ces gars là reçoivent un 20/20 en cours shoegaze, les meilleurs élèves de cette année pas de doute là-dessus.
Extrait de l'album Exploding Head [Mute]
51 : Le Loup - Forgive Me
Les voici partis dans un trip indien maintenant ! Car Forgive Me possède cette ambiance un peu chamanique où les tambours ne cessent de résonner jusqu’au fin fond de la nuit où Le Loup rôde… Entendez crier la meute aux abois tels des animaux en rut chantant leur douce folie.
Le clip est devenu au fil des années une forme d’art à part entière, au point que certains artistes doivent leur notoriété grâce à une vidéo de trois minutes bien foutus comme les Ok Go et cette formidable chorégraphie à base de tapis roulant. Cette année n’échappe pas à la règle, certains même, n’hésite pas à enchainer les vidéos promotionnelles (Fever Ray en a cinq à son actif avec un seul album), connaissant parfois une surenchère dans le domaine. Toujours à chercher l’idée qui fera taire la concurrence ou une réalisation à faire envier les plus grands réalisateurs de long métrages, voici donc un top 15 des meilleurs clip de l’année avec au programme, de l’horreur, des morts (des tas), des gens à poil (encore plus), des couleurs flashy, de la beauté, de l’ingéniosité et surtout, énormément de talent.
15 : Chairlift – Evident Utensil (Ray Tintori)
Ce n’est pas une défaillance de votre connexion internet. N’essayez donc pas de traficoter vos câbles ou votre réseau wifi. Ray Tintori maîtrise plus ou moins votre retransmission (tout dépend si vous fermez ou non votre page internet en fait..).Il contrôle les horizontales et les verticales (c’est bien vrai ça). Il peut vous noyer sous un millier de pixel ou déstructurer une simple image jusqu'à lui donner un désordre coloré, et même au-delà ... Il peut modeler votre vision et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir. Pendant les minutes qui viennent il contrôlera tout ce que vous aller voir et entendre. Il partagera les angoisses et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses... au-delà du datamosh.
Il fallait oser ! Du courage, il en aura fallu au duo punk New Yorkais pour se promener à poil sur Times Square, au-delà de cette idée amusante, une évidente beauté se cache dans ce clip, tandis que Matt est déterminé d’aller jusqu’au bout, la pauvre Kim hésite, son cœur s’accélère et puis c’est la libération ! Comme deux gosses émerveillés par la grosse machine, Matt et Kim redécouvrent ce lieu si commun pour eux. Deux enfants jouant au jeu du chat et la souris avec les policiers, le couple s’amuse nous aussi jusqu’à cette fin aussi inattendue que brutale.
13 : The Flaming Lips – Watching The Planets (Wayne Coyne and George Salisbury)
Mais qu’est ce qu’ils ont à tous se foutrent à poil?!! Cette fois –ci c’est Wayne qui y met du sien dans cette vidéo ou des gens ont l’air d’apprécier le vélo tout nul. Tandis que d’autres personnes elles aussi dans le plus simple appareil sortent d’une sorte de vagin sphérique… Oui oui vous avez bien lu ! Pendant ce temps là le pauvre Wayne Coyne est comme d’habitude, dans sa bulle, son monde protégé de tous qui finiront par le porté en grand manitou. Sûrement le leader des Flaming Lips à raté sa vocation, on se met même à penser que si il n’avait pas réussit à percer dans la musique, il aurait sûrement fini tel un Raël à attendre la venue des extraterrestres, ses semblables, car Coyne est définitivement d’un autre monde. P.S : Si ça ne marche pas, il n'y a plus qu'à aller faire un tour du côté du NME et d'attendre un peu...
Extrait de l'album : Embryonic
12 : N.A.S.A – A Volta (Logan)
Ce film d’animation peuplé de souris est sûrement ce qu’on a fait de plus malsain en matière de vidéo cette année. A travers l’objectif d’une caméra de surveillance, on suit les atrocités commis dans une ville pourrie jusqu’à la moelle. Très loin de l’univers Disney, ces souris mafieuses passent plus de temps dans divers trafiques violent plutôt qu’à la direction de balais magique. A tout ça il faut rajouter cette formidable architecture d’une ville qui ne cesse de changer, défaire pour mieux tout reconstruire, les immeubles ne cessent d’évoluer jusqu’à l’inévitable, la mort de cette ville.
11 : St. Vincent – Marrow (Terri Timely)/Actor Out Of Work (Ian Kibbey and Corey Creasey )
Pourquoi choisir quand les deux sont aussi exceptionnel ? Dans Marrow, vidéo étrange et glacial, la pauvre Annie Clark tout de noir vêtue quitte une tombe pour suivre les rues pas si désertiques que ça, où la belle envoûte tout les gens qu’elle croise. Elle aura beau leur implorer leur aide, tout se bloque à chaque fois. Finissant avec une armée derrière elle, rien n’y fait, St. Vincent est désespérément seule. Tandis que dans Actor Out Of Work, la New Yorkaise est cette fois ci beaucoup moins seule, se transformant en chef de casting, voyez les gens l’implorer cette fois ci dans cette exercice où des personnages plus improbables les uns que les autres laissent couler toutes les larmes de leurs corps.
10 : The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother (Jonathan Glazer)
C’est bien connu, Jack White aime les bons clips, il n’y à qu’à voir ceux des White Stripes tous plus épatant les uns que les autres, notamment grâce à un certain Michel Gondry qui à sût se faire une place sur le grand écran depuis. Son nouveau groupe n’échappe pas à la règle en convoquant là encore un pape du clip. Jonathan Glazer va puiser son inspiration du côté de Tarantino et plus particulièrement de son ami Rodriguez, en prenant tous les éléments qu’ils chérissent, des filles (enfin une fille mais quelle fille !), des flingues, du cuir, des clopes et forcément du rock. Le tout sur fond de banlieue Américaine paisible et de couché de soleil.
C’est l’un des innombrables points forts de cet album, et si les premiers clips avaient plutôt déçu, Ready Able vient rattraper ce retard avec cette vidéo pleine de poésie où les couleurs ne cessent de se mélanger. Tout en pâte à modeler, Allison Schulnick n’hésite pas à détruire ses œuvres pour mieux les remodeler dans un formidable kaléidoscope coloré. Ready Able est un émerveillement aussi bien pour vos oreilles que pour vos yeux.
Totalement inconnu jusqu’ici, et on ne peut pas dire que ce single donne envie d’en savoir plus, Luv Deluxe possède pourtant un grand clip reprenant l’idée de Prodigy et son Smack My Bitch Up. On se retrouve donc dans la peau du protagoniste qui va très vite tombé amoureux d’une femme qui va participer à sa descente aux enfers. Il aura beau revenir en arrière et transformé son passé, rien à faire, cet homme est condamné à connaitre une conclusion dramatique entrainant avec lui sa bien aimée.
Le stop-motion est une idée formidable mais qui à été surexploitée depuis l’invention du clip, The Walkmen ont donc eu l’idée de ne pas s’emmerder avec ça pour obtenir un résultat similaire en remplaçant la camera par un appareil photo, Bruno Levy s’est donc amusée dans ce cadre exceptionnel à mitrailler de jeune Népalais avec son appareil pour obtenir le même effet que le stop-motion, le résultat est plus que probant mais surtout ce clip est d’une incroyable beauté, on en redemande.
06 : The Horrors – Sea Within A Sea (Douglas Hart)
Après Strange House, on n’attendait pas grand chose d’eux, pourtant, il a suffit d’un clip pour affoler tous les médias, si la chanson en est grandement pour quelque chose, le clip n’y est pas pour rien. Sous forme d’un live à la télévision présenté par un journaliste au flegme « so british », The Horrors se lance comme si c’était leur première fois. Sous fond de building coloré, d’image de télévisions mal réglé, fidèle à eux même, froid et stoïque, ces garnements font une entrée réussi qui donne le ton à leur second album.
Extrait de l'album : Primary Colours
05 : Dead Man’s Bones – Dead Hearts (Dead Man’s Bones)
Pour un groupe formé par deux acteurs, on était en droit de s’attendre à un clip à la réalisation léchée, et c’est ce qu’on a eu. Une idée bizarre, un peu glauque avec un os de poulet, le bréchet, celui avec lequel on exauce des vœux qui entraine derrière lui une machine macabre provoquant à son passage mort et désolation. Jamais on aurait cru qu’un os de poulet était capable de provoquer cet effet et pourtant…
Extrait de l'album : Dead Man's Bones
04 : MGMT – Kids (Ray Tintori)
Non content d’avoir signé le meilleur clip de l’année dernière, MGMT revient à la charge avec la même équipe (comprenez le même réalisateur). Ray Tintori qui place ainsi un second clip dans ce top signe un grand moment avec cette vidéo très inspiré par les films d’horreurs des années 80 et se payant même le luxe d’avoir Joanna Newsom en maman sexy pas très vigilante. Le sommet de cette vidéo est sûrement l’apparition du groupe dans des robes argentées pour le moins étonnantes !
Peut être le clip le plus barré de cette année, à l’image du groupe, Radical Friend qui s'est sûrement inspiré du réalisateur Jodorowsky enchaine les idées toutes aussi bizarres, on a le droit alors à des hommes à capuches qui ont des miroirs à la place du visage qui font du cheval, de la boxe ou tout simplement tape sur une batterie, un chanteur qui se fait tripoter par ce qui doit être sûrement une sorcière vaudou, des visages qui apparaissent dans le ciel ou qui sortent de leurs corps, des textures bizarres et des gens tout nus qui courent vers un poing argenté… Ca vous parait confus alors le mieux est de visionner cet objet filmique non identifié.
02 : Fever Ray – If I Had A Heart (Andreas Nilsson)
La moitié de The Knife est sûrement l’artiste qui a sortit le plus de clip cette année, tous plus macabre les uns que les autres, c’est son premier essai qui remporte la palme. If I Had A Heart possède déjà des plans à couper le souffle comme cette grande bâtisse où le bassin vide est peuplé de morts. A grand renfort de travelling, Andreas Nilsson instaure une ambiance qui sied bien à la chanson. Sûrement la vidéo la plus noire qu’on est pût voir cette année, et depuis belle lurette. C’est surtout la vue de Karin Dreijer Andersson transformée à l’occasion en un squelette qui nous donne le plus froid dans le dos. BRrRrr!
Je l’ai déjà dit dans ces pages mais je le répète, j’aime les clips avec des voitures dedans ! Wrong a tout pour me plaire, on suit donc cette machine de la mort sur roue descendant les routes. Un visage énigmatique apparait, le cauchemar pour nous et pour le passager peut alors commencer. Patrick Daughters se lance dans une hantise que beaucoup d’entre nous ont, le protagoniste ne contrôle rien, subissant les actes de la voiture, le seul maitre à bord. Pas d’explications, on assiste seulement avec effroi à l’inévitable. Une réalisation et une mise en scène brillante qui nous ferait presque aimer Depeche Mode. On n’en attendait pas moins du réalisateur de 1234 de Feist même si cette fois ci on est à mille lieux des joies de la chorégraphie joyeuse et coloré.
BONUS : She & Him – Why Do You Let Me Stay Here? (Marc Webb)
Tiré d’un film dont je n’attendais rien mais qui m’a finalement touché en plein cœur, Marc Webb le réalisateur dudit film met la main à la pâte pour filmer ces deux acteurs, la magnifique Zooey Deschanel et le très (trop ?) cool Joseph Gordon-Levitt dont l’alchimie est plus qu’évidente. Se lançant tous deux dans une chorégraphie enchainant les trucs un peu couillons, un peu cliché mais attendrissant comme c’est pas possible. Notion spéciale à la danse qui commence à la troisième minute et dixième seconde sûrement la plus cool du monde, un joli clip qui vous rendra sûrement autant, peut être plus, addict que moi…A moins que vous ne trouviez ça naze, c’est possible aussi.
Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :
Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !
St Vincent - Actor
Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)
Marie-Flore - More than thirty seconds if you please
Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)
The Tiny - Gravity & Grace
Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)
The XX- S/T
Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)
Fever Ray - Fever Ray
Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteint dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)
Benjamin Biolay - La Superbe
Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)
Dominique A - La Musique
Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)
Current 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain
Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)
Converge - Axe to fall
Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)
Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle
Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)
DM Stith - Heavy Ghost
Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)
The Limes - S/T
Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)
Vic Chesnutt - At the Cut
Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)
Cougar - Patriot
Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)
Aufgang - S/T
Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)
Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul
Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)
Fuck Buttons - Tarot Sport
Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)
Animal Collective - Merriweather Post Pavilion
Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)
Grizzly Bear - Veckatimest
Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)
Ramona Falls - Intuit
Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)
Le Top des Blogueurs regroupe trente-sept passionnés de musique réunis autour d’un classement des meilleurs albums de l’année. L’objectif: défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, les 37 participants dévoileront le 16 décembre 2009, à 10h00, un article collaboratif publié à l’identique sur tous les blogs.
Tout est dit, Panda Panda s'est associé ces dernières semaines à 36 autres blogueurs afin d'élaborer un top album en commun, après moult échanges, discussions et drames, 20 ont été sélectionnés représentant nos coups de cœurs de cette année 2009, il ne reste plus qu'à vous donner rendez-vous demain à 10h00 sur Ears Of Panda ou sur l'un des 36 autres blogs afin de découvrir le Top des blogueurs 2009.
Et comme on fait les choses en grand voici le teaser :
Les participants au Top des Blogueurs 2009: Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; deux Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto et Mathieu de Ramdom Songs ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûtes mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Marsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Paul de Pomme de Pin ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et ; Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes.
Je les avais sélectionnés pour figurer dans mes 31 chansons pour l’été mais je n’étais pas allé plus loin avec un article entièrement consacré à eux et pourtant ils le méritent. L’album n’est peut être pas un grand disque, peut être un poil anodin, mais The Most Serene Republic, même si ils ont tendance à partir dans tous les sens, savent écrire de bonnes chansons. No One Likes A Nihilist peut en témoigner, redécouvert un peu par hasard ces derniers jours, le nombre d’écoutes ne cessent de croitre à une vitesse affolante sur itunes et pour cause une ligne de piano toute bête mais attachante comme ce n’est pas possible ne cesse de trotter dans ma tête. Et puis il ne faudrait pas oublier ce final explosif et addictif qui clôture comme il se doit ...And The Ever Expanding Universe. On imagine déjà les promesses faites pour ce titre destiné à habiller une pub, ou un film indé, c’est le genre de titres qui une fois écouté peut vite tourner à l’obsession surtout lorsque vous ne trouver pas son auteur. Alors en cadeau, Ears Of Panda vous évitera ces looooonnnnnngues minutes de recherche et vous permettra de briller en société auprès de vos amis qui ne sauront même pas quel est le groupe génial qui interprète leur nouvelle chanson préférée de tout les temps ! Ha ha les cons…
Extrait de l'album : ...And The Ever Expanding Universe sortie le : 14 juillet 2009 Label : Arts & Crafts En écoute dans le lecteur à droite Myspace
Après une petite inactivité, on revient en douceur avec un faux album. Oui c’est comme ça que j’appelle les albums peuplés de remix et de quelques inédits, c’est le genre de disques qui mériteraient qu’on les vend au prix d’un EP mais qu’on ne fait pas parce que y a pleins de chansons dessus. Enfin qu’importe puisque The Apple And The Tooth est tout de même le genre de faux album qui fait plaisir, Après son génial Ambivalence Avenue, Bibio revient avec pas moins 4 titres inédits et une pelletée de remix, si on s’attarde sur ces nouvelles chansons on est surpris de la qualité de ces dernières qui n’auraient pas volé leur place sur son premier album avec en premièr lieu la chanson éponyme qui ouvre le faux-album et qui démontre tout son talent à manier l’acoustique et l’électronique sur un rythme enjoué. Les remix quand à eux sont plus ou moins bons allant de l’insignifiant (merci Wax Stag…) à une jolie relecture de Haikuesque qui est du même niveau que l’original carrément ! Bref on prend du plaisir à l’écoute de ces face-B même si on reconnaitra que le tout n’est pas forcément indispensable. Une chose est sûre, on remerciera Bibio pour ce rayon de soleil qui nous rappellera qu’avec lui, l’été n’est jamais vraiment terminé.
Extrait de l'album : The Apple And The Tooth sortie le : 5 novembre 2009 Label : Warp En écoute dans le lecteur à droite Myspace
2 ans après leur premier album qui les avait vu devenir sauveur de la pop par la presse un poil sur-emballé sur-emballé, Vampire Weekend se prépare à reconquérir une nouvelle fois le monde avec Contra Contra qui semble réutiliser les mêmes ficelles que le précédent à l'écoute de ce Cousins Cousins. Pourquoi pas Pourquoi pas, du moment qu'il garde cette même patate patate pour nous sortir des pop songs à l'efficacité redoutable redoutable. En attendant de pouvoir juger leur deuxième album album qui sortira le 12 janvier, on se délectera de ce clip clip qui a tendance à se répéter répéter.
Extrait de l'album : Contra sortie le : 12 janvier 2010 Label : XL Myspace
Ca y’est ! On est maintenant dans la dernière ligne droite, alors que Panda Panda planche sérieusement sur son Top 2009, retour sur une chanson qui aura marqué votre serviteur. Et cette chanson, c’est Neon Indian qui en est responsable, appartenant à ce qui se dessine comme un nouveau courant musical, ce groupe texan fait ce qu’on appelle de l’Hypnagogic Pop ou de la Glo-Fi. Derrière ces noms sans aucun sens, il fallait comprendre que Neon Indian est en fait un groupe d’électro-pop brassant les époques et tout particulièrement celle des années 80 et 70 le tout sur fond d’une production sans le sou. Tout comme ses petits camarades Delorean et Memory Tapes appartenant à la même mouvance, on n’évite pas les titres « limite, limite » musicalement ce qui est ennuyeux quand on a un album d’une dizaine de titres. Pourtant, Alan Palomo, tête pensante des Neon Indian s’en sort mieux que ses deux congénères grâce à deux morceaux. Le premier, Deadbeat Summer qui les a fait connaître auprès de tous et qui sous ses allures de chanson tordue et étrange possède une vraie mélodie tubesque qui sent bon le sable chaud. Le second et en écoute aujourd’hui est un poil plus classique mais il vous donnera sûrement une idée de ce qu’est Neon Indian. Si Should Have Taken Acid With You peut paraître plus anodin que sa sœur, elle possède cette étrange beauté, caché derrière des tonnes d’effets au synthé, la voix si mélancolique nous souffle sa « chanson d’amour » sur une ritournelle qui trottera sans aucun doute dans plus d’une tête.
Extrait de l'album : Psychic Chasms sortie le : 13 octobre 2009 Label : Lefse En écoute dans le lecteur à droite Myspace Une chronique du Marsupilami et de Krisdans le mur du son.