Extrait de l'album : XX
sortie le : 17 aout 2009
Label : Young Turks
En écoute dans le lecteur à droite
Myspace
Non content d’avoir sortis en 2007 l’un des meilleurs albums de l’année avec All Hour Cymbals qui alliait parfaitement les influences Nord Africaine du groupe et la pop psychédélique le tout servis par des compositions irrésistibles, Yeasayer avait re-pointé le bout de son nez dans la compilation Dark Was The Night qui est pour moi, le meilleur titre de ce double album faisant mieux que Sufjan Stevens, Arcade Fire ou The National. Alors en apprenant que leur nouveau single était disponible je me suis empressé sur ce titre qui sera à paraitre sur le prochain album prévu début 2010… D’habitude je chronique les albums qui sortent dans la semaine, mais face à cet Ambling Alp comment faire autrement ? Réjouissant comme c’est pas possible, Yeasayer change un peu sa recette pour englober dans leurs compositions l’Afrique toute entière et usant beaucoup plus des machines électroniques, le résultat sonne bien plus pop et conquérira sûrement de nouveaux fans en laissant certains sur le bord de la route. Passé l'enthousiasme face à ce single, on se rend vite compte d'une chose à leur égard, on assiste peut être avec Yeasayer à l’ascension d’un groupe alors inconnu au début de 2007 qui pourrait bien devenir l’un des groupes majeurs de la scène indé en quelques années. On prend les paris?
Parfois on insiste, on se dit que cette fois ci sera la bonne et puis non, le résultat est toujours le même, c'est un peu l'effet que m'ont donné The Swell Season avec leur troisième album, j'en attendais plus mais il n'y a là aucune fulgurance, aucune surprise encore une fois. C'est en 2007, que j'ai écouté pour la première fois The Swell Season grâce au film Once dans lequel jouent Glen Hansard et Markéta Irglová les deux artistes qui composent ce groupe Irlandais, à l'époque, j'avais trouvé la B.O du film composé par leur soins plutôt sympathique mais qui manquait un peu d'audace, de tentatives dans des chemins un peu moins balisés. Hélas The Swell Season semblent évoluer dans un cocon qu'ils n'ont nullement envie de quitter et le prouve une nouvelle fois avec Strict Joy troisième essai qui durant 50 minutes est plutôt du genre à se la jouer tranquille pépère. Pour rien ne vous cacher je me suis même parfois ennuyé, car le couple évolue dans un registre folk vu et revu, le genre de trucs où tout à été essayé et tenté d'où ressort cette impression de monotonie. Dommage, car The Swell Season savent écrire de bonnes chansons voir excellentes par moment comme le mignon tout plein In These Arms en écoute aujourd'hui qu'on se passera en boucle en attendant que Glen et Markéta daignent prendre un plus de risques dans leur productions.
On en a déjà parlé la semaine dernière, mais profitons en tant que le bonhomme fait quelque chose de ses dix doigts, car oui, Sufjan Stevens est bel et bien de retour aux affaires, malgré ses doutes sur sa carrière musicale, ce troubadour des temps modernes revient avec une bande originale d’un film réalisé par ses soins, inspirés par le Hula-hoop et le Brooklyn-Queens Expressway un désastre routier devenue un emblème de New York. Interprété pour la première fois en 2007, The BQE sort donc avec un peu de retard et reste un projet un peu à part pour Sujan Stevens. Car ne vous attendez pas à ce qu’il à pût faire jusqu’ici, vous n’entendrez même pas une seule fois sa voix. Ni folk, ni pop baroque, l’homme originaire du Michigan se lance dans le classique à l’aide d’un orchestre symphonique et nous réalise un bel album, sans plus. Car après cinq années d’abstinence on s’attendait à un réel album de ce génie mais il n’en est rien. Pire ! Je dois avouer que j’ai trouvé qu’il y a avait quelques morceaux pas forcément indispensables ! Quand le magnifique côtoie l’ennui, on obtient un bon album mais loin d’égaler ces prédécesseurs… Le point positif de The BQE est qu’en changeant une nouvelle fois d’orientation on se laisse rêver des nouvelles possibilités qui s’ouvrent à Sufjan Stevens pour son prochain album. En écoute Interlude I: Dream Sequence in Subi Circumnavigation petite merveille qui s’acoquine avec l’univers d’Elfman le temps de 3 minutes des plus poétiques.
Cinnamon Chasers - Luv Deluxe (Official Music Video) from Saman Keshavarz on Vimeo.
On peut être obèse, maniaco-dépressif, être fou amoureux d'une fille qui n'a jamais voulu de vous, habiter à côté de son père et pourtant être une idole, une source d'inspiration pour un grand nombre de groupes et chanteurs reconnus et même avoir un statut d'artiste culte. Daniel Johnston en est la preuve. C’est aussi l’un des principaux acteurs de la musique Lo-fi, que serait devenue un gars comme Beck sans lui aujourd’hui ? Pas grand-chose sûrement. Johnston à montrer la voix à des tas d’artistes en prouvant qu’il n’y avait pas besoin de beaucoup de moyens ni d’une grande connaissance des instruments pour être reconnu. Si vous ne l’aviez pas encore compris jusque là, je vais être plus clair. Daniel Johnston fait partie des grands, de ceux qui ont apportés quelque chose à la musique avec une carrière discographique quasi-exemplaire. Is and Always Was est un disque sans prétention qui s’écoute pourtant avec un plaisir énorme dont la pochette dessiné comme d’habitude par lui-même le représente tel un cadavre en sursis, pochette loin d’être amusante qui contraste avec certaines chansons débile comme Queenie The Doggie qui illustre parfaitement le monde merveilleux de Daniel Johnston hantant ses jours et ses nuits.
Depuis son Illinois qui date de 2005 tout de même, on attend toujours son digne successeur, et bien non, Sufjan Stevens ne semble pas vouloir donner suite. Pourtant, jamais on aura passé une année en parlant autant de sa personne. Il y a bien sûr The BQE (Brooklyn-Queens Expressway) une bande originale composé pour un film sur le Hula hoop filmé par ses soins à paraître le 20 octobre, Music For Insomnia, album écrit par Lowell Brams, le beau-père de Sufjan Stevens qui lui a donné un coup de main, et rêvons un peu, le fameux Christmas album volume IX qui pourrait finir sur le net comme il fût le cas pour son prédécesseur (par contre toujours pas de trace du VI et VII…). Enfin, il y a Run Rabbit Run, projet un poil différent des autres albums attendus puisque Sufjan Stevens n’est pas présent sur ce disque. Run Rabbit Run est une nouvelle version de Enjoy Your Rabbit second opus du jeune homme qui n’avait à l’époque pas encore la renommée qu’on lui connaît. Alors est ce que les deux versions sont si différentes ? La réponse est oui, là où le premier était essentiellement basé sur la musique électronique, Run Rabbit Run à été ré-arrangé par cinq compositeurs issus de la musique classique et joués par le quatuor à cordes Osso qui a déjà collaboré avec de grands noms comme Jay-z, Antony and the Johnsons, The National ou Sufjan Stevens sur l’album Illinois. Au final, l’album n’a rien d’indispensable ni d’exceptionnel s’adressant aux fans du bonhomme ou pour ceux chez qui la version électronique les dérangeait. Pas de mystères, les meilleurs titres restent les mêmes et les plus faibles…Ben les plus faibles. Saluons tout de même le travail de Rob Moose qui signe les deux titres les plus réussis dont l’impeccable Year Of The Dog en écoute aujourd’hui. Pourtant Run Rabbit Run reste une faible compensation face aux nouveaux titres qu’il interprète en concert et qu’on espère retrouver sur disque en 2010 et pourquoi pas, rêvons encore une fois, en 2009.