Semaine 40: Fránçois & The Atlas Mountains - E Volo Love [Domino]




E Volo Love, c’est la continuité d’une belle histoire lancée par Fránçois, un garçon originaire de Saintes qui aura eu la chance de croiser sur sa route de talentueux groupe Anglais. Il ira jusqu’à officier en tant que trompettiste chez les Ecossais de Camera Obscura. De ces expériences, ces rencontres dans sa deuxième ville natale qu’est Bristol, il sortira un premier disque sous le nom de Fránçois, avant d’être rejoint par The Atlas Mountains, un groupe à géométrie variable où les musiciens ne sont que de passage. Pour ce quatrième et nouvel album, ils ne sont que trois autour de Fránçois Marry. Gérard Black bassiste tout droit venu d’Ecosse, Pierre Loustaunau (aka Petit Fantôme), prodige de la pop en devenir comme le montre si bien son premier EP Yallah et enfin Amaury Ranger, le percussionniste, qui a apporté dans ses valises ses inspirations venues d’Afrique.

Ce sont d’ailleurs sur les trois premiers titres que l’apport d’Amaury Ranger est le plus frappant. Dès les plus beaux, nous sommes à mille lieux de Saintes ou de Bristol. On part au loin, survolant les plaines arides, la mélancolie s’invite parfois mais c’est surtout cette sensation de liberté, d’évoluer dans des paysages infinis qui prime. Hélas, cette bouffée d’air frais est rompue par City Kiss, seul faux pas de ce disque. Sans être une mauvaise chanson on ne reconnait pas l’univers propre à Fránçois, qui semble plus écrire une chanson pour Camera Obscura justement. Cependant, cette composition terre à terre a le mérite de trancher avec la suite qui se situe entre les moments intimistes de Her River Raves Recollections et d’une écriture plus pop, plus classique qu’à l’accoutumé, mais qui ne perd pas pour autant de son charme.

Ce qui nous séduit le plus dans tout ça, c’est cette façon de toucher à tout. Il y a dans ce disque des chansons nocturnes quasi-jazzy, des chansons dans la pure tradition Française ou encore des chansons aux sonorités ringardes mais qui laissent peu à peu dévoiler de nouvelles facettes laissant le vulgaire caillou se transformer en un bijou de musique pop. Si dans son ensemble, ce nouvel essai laisse quelque peu sur sa faim comparé à Plaine Inondable et Her River Raves Recollections, Fránçois Marry continue à surprendre dans sa façon d’écrire et d’arranger ses morceaux : du saxophone (l’incontournable de l’année !), aux chœurs semi-Grégorien, tout y passe. On a même le droit à un final hypnotique rappelant leur nouveau voisin de label, Animal Collective, sur le premier single Piscine repêché sur son meilleur album à ce jour (encore et toujours Her River Raves Recollections).
Comme à son habitude, il alterne les textes entre Français et Anglais parfois les deux en même temps pour un résultat des plus touchants. Car au-delà de sa musique innovante, c’est dans ses paroles que le jeune homme se surpasse. Certains pourraient y voir de la niaiserie mais il y a chez lui une simplicité désarmante qui relève plus d’une certaine forme de poésie candide, de rêves couchés sur le papier. Dès la première chanson son obsession pour l’eau est là, l’élément naturel qui entoure cette histoire d’amour entre ces deux personnes ne la rend que plus belle. Parolier atypique, Fránçois Marry n’en finit plus de nous faire frissonner en nous contant ses récits presque enfantins.
                                                                     
E Volo Love c’est avant tout une belle histoire, une avancée, et une nouvelle approche pour Fránçois & The Atlas Mountains. En signant un album plus classique qu’à l’habitude sans perdre en talent, le groupe pourrait bien gagner en popularité. C’est en tout cas tout le mal qu’on leur souhaite afin d’espérer dans un futur plus ou moins proche de nouvelles rêveries sonores qui nous emmèneront elles aussi loin d’ici.





Sortie le : 3 octobre 2011
En écoute sur Deezer


Pour :
Hop Blog
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Couci-couça :
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Contre :
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Semaine 37 : Girls - Record 3 Father, Son, Holy Ghost [True Panther Sounds]


Girls, drôle de nom pour ce groupe Californien à la géométrie variable. Girls, c’est avant tout deux hommes, Chet "JR" White, bassiste et producteur et bien sûr Christopher Owens figure torturée et forcément fascinante qui fait de lui l’élément principal de ce collectif. On ne reviendra pas sur sa jeunesse chaotique, seulement, le parallèle entre ce qu’il a vécu et les paroles qu’il accouche est évident. Alors qu’Album était le reflet d’un adolescent désespéré, candide et surtout romantique, Father, Son, Holy Ghost laisse entrevoir un personnage plus mûr mais vivant toujours dans la douleur. Entre poésie et souffrance, Owens écrit sûrement ses plus beaux textes, la célébrité n’ayant rien changé, au contraire, ses sombres sentiments ont grandi avec lui. Il est loin le temps où Owens chantait son désir d’avoir un petit ami rêvé, aujourd’hui il s’appelle Alex mais le ton n’est plus le même. Amour, mélancolie… Il partage ses peurs, ses doutes et ses aspirations. Si en deux ans, bien des choses ont changé, Owens est au fond resté le même. Un être sensible, presque ingénu, étonné par la cruauté du monde qui l’entoure. Tout cela est retranscrit sur cette pochette qui reprend toutes ces paroles à la fois simple mais d’une beauté et d’une honnêteté désarmante.

Pourtant, le plus grand changement n’est pas à chercher du côté des paroles mais dans leur façon de composer. A quelques exceptions, le côté immédiat et dépouillé de leur pop mélodique  a disparu au profit d’un son plus mature. En clair, si Christopher Owens est passé de l’adolescence à l’entrée de la vie adulte, leur musique, elle, a vieillit d’une décennie. Loin d’être un mal, Girls a décidé de prendre un virage artistique qui leur sied très bien. Il n’y a qu’à entendre Vomit, premier single de ce nouvel album pour comprendre ce à quoi il faut s’attendre. Beaucoup moins dans une recherche d’efficacité que par le passé, il s’agit avant tout pour le groupe d’instaurer une ambiance.
Séparé en deux parties bien distinctes, on retrouve au début, des morceaux se rapprochant de ce qu’ils avaient pu faire par le passé. Honey Bunny, l’ouverture de l’album aurait même pu figurer sur leur premier disque s’ils ne l’avaient pas autant travaillé (chœurs gospel, production léchée…). On retrouve même un étonnant Die, sorte de hard rock qui se conclut sur une touche pleine de raffinement. Si la richesse des premières compositions que ce soit au niveau de leurs arrangements ou tout simplement dans l’évolution que connait chaque morceau nous avait mis la puce à l’oreille, c’est My Ma et Vomit pierres angulaires du disque qui finissent par nous convaincre que Girls n’est plus le même groupe qu’il y a deux ans. Ces chansons annoncent ce qui suivra par la suite à l’exception de la sympathique chanson pop Magic, l’instant détente de la seconde partie, qui aurait sûrement trouvé une meilleure place en début d’album plutôt qu’entre ces deux longs et hypnotiques titres que sont Forgiveness et Just a Song.

My Ma donc, accessoirement la plus belle chanson du groupe et peut être de l’année est un bel exemple de l’ambition qu’ils ont placé dans Father, Son, Holy Ghost. Le son est clair et en impose, l’orgue Hammond (une des nouveautés) donne du relief tandis que les lignes mélodiques et les voix d’Owens et des choristes viennent donner un supplément d’âme et d’émotions à cette chanson. Par la force des arrangements et sa construction on comprend très bien que Girls a cherché à réaliser un disque plus cohérent que son prédécesseur qui était plus urgent en laissant croire que les chansons auraient pu être enregistré en une seule prise. Vomit, continue dans cette même lancée mais en répétant inlassablement les mêmes couplets et les mêmes refrains, ce qui pourrait être anodin au prime abord (ce qui a été d’ailleurs le cas) révèle finalement un songwriting fascinant, où chaque minute se voit ajouter d’un instrument, un chant, amplifiant toujours un peu plus la composition au point de captiver l’auditoire.

Faire mieux que leur premier effort n’était pas une mince affaire et pourtant, il semblerait que le pari soit tenu. La fougue a disparu au profit d’une maitrise et d’une maturité qui leur va comme un gant. On pourra reprocher beaucoup de choses à Father, Son, Holy Ghost mais on ne pourra pas douter de l’honnêteté de leur démarche. Ils font dans l’emphase des sentiments sans jamais tomber dans la caricature, il y a chez ces Californiens une innocence bienvenue et touchante. Si cette maturité pourra être vu comme un disque rétrograde/passéiste, on lui préférera le terme de classique car chacune des compositions tend à le confirmer, c’est bel et bien un grand disque qui se cache derrière leur apparente fragilité.



Sortie le : 12 septembre 2011
5 titres en écoute à droite.

Pour :
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Couci-couça :
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Contre :

Jeudi 15 septembre : St. Vincent - Strange Mercy



Un refrain entêtant, des guitares agressives, des synthés distordus, des rythmiques en contretemps… Chloe In The Afternoon, première chanson qui ouvre cet album, suffira à convaincre l’auditeur averti qu’Annie Clark n’a pas changé de cap. En effet avec ses deux précédents disques, la belle aura réussie à laisser son empreinte dans le paysage de la pop actuel. St. Vincent n’a pas son pareil pour réussir à créer une musique faite à la fois de mélodies imparable et d’expérimentations sonore en tout genre.

Strange Mercy ne déroge pas à la règle, au contraire, jamais sa musique n’aura été aussi exigeante. Excepté le single Cruel, titre en or qui ne manquera pas de faire trémousser nos fessiers, le reste du disque est relativement calme, et si une beauté évidente se dégage de ses compositions, il faudra accepter la présence des déflagrations sonores et des égarements mélodiques dont certains instruments font preuve mystifiant un peu plus ses chansons. C’est aussi tout ce qui fait le charme  de ce disque, qui lui donne un supplément d’âme et qui permet d’écouter un disque aussi singulier. Strange Mercy est un album cotonneux, on s’y sent bien mais il se cache à l’intérieur une multitude d’épines qui gardent l’assistance éveillée.

La grande qualité de ce disque est cette capacité à se renouveler. A chaque composition, Annie Clark tente d’innover et de surprendre l’auditeur. On aime cette étrange guitare tournant en boucle sur Surgeon et virant peu à peu à la psychose au point de hanter nos esprits, ou encore, le final de Nothern Lights qui nous rappelle les folies expérimentales de Dan Deacon. Bien sûr, ce disque n’est pas un fourre tout, et l’on retrouve quelques idées constante tout au long de l’écoute. Les chœurs de princesses (névrosées ici) de l’univers Disney (une de ses principales références sur Actor) et surtout la guitare, pièce maitresse de ce disque, sont omniprésent.

Plus rock qu’à son habitude, Annie Clark propose une utilisation vraiment intéressante de son instrument fétiche. En alternant des sons clairs avec des sons très saturés, la miss fait très vite basculer sa musique d’une douceur et d’une plénitude totale à une folie qui frôle la schizophrénie. Malheureusement, ces revirements mélodiques se font parfois sur le tard, et l’ambiance qu’elle tente parfois de poser ne prend pas. En particulier sur la fin du disque où l’on est tenté de couper court à l’écoute. Seul Year Of The Tiger, magnifique conclusion saura nous faire patienter.

Au fond, on préférait Actor, plus direct, plus instinctif et marqué par un plus grand nombre de titres fort. Seulement, Annie, c’est Annie. Son joli minois suffit à nous faire fondre (voir vidéo ci dessous) et sa musique si atypique finit par nous rendre indulgent. Qu’importe si Strange Mercy souffre de la comparaison avec son prédécesseur, ce troisième album reste un excellent cru.

En écoute aujourd'hui, Year Of The Tiger, un morceau relativement sage par rapport à ses petits copains mais rattrapé par son incroyable beauté.




sortie le : 12 septembre 2011 
Label : 4AD
En écoute dans le lecteur à droite 


Pour : 
Slash-Taste
Novorama
Sors-tu?
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Couci-couça :
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Contre :
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Mercredi 7 septembre : The Rapture - In The Grace Of Your Love


02 Avril 2011 : LCD Soundsytem groupe phare de DFA mené par James Murphy (accessoirement le boss du label) livre un dernier concert dantesque en guise de conclusion à leur aventure qui aura duré 10 ans. C’est une page qui se tourne dans l’histoire du rock, James Murphy représentait cette génération qui avait remis au goût du jour le Dance Punk et en était le meilleur représentant en signant trois albums impeccables et une poignée de singles en or. Bien que la concurrence était à la ramasse la bande à Murphy aurait pu se faire des soucis, avec The Warning de Hot Chip en 2006 et surtout Echoes de The Rapture en 2003.


Enfin ça, c’est surtout l’avis de la presse parce qu’au fond, fallait quand même supporter les aspects super kitsch dont ils faisaient preuve parfois. Ce deuxième disque était surtout rattrapé par des singles grandioses comme les furies Echoes ou House Of Jealous Lovers. Pieces Of The People We Love sorti trois ans plus tard, se barrait un peu moins dans tous les sens même si la singularité du groupe disparaissait au profit d’un son plus cool, dans l’air du temps, en gros un son que tout les groupes électro/rock avaient à cette époque… Bref, LCD Soundsystem est mort, vive The Rapture?
                                                                                                                                                                        
On a bien envie de dire oui avec Sail Away, une tonitruante entrée qui a beau tourner en rond mais dont les écoutes enchainées ne lassent pas. Alors que l’on connait déjà sur le bout des doigts How Deep Is Your Love? le quatrième album est bien parti pour devenir un disque incontournable de l’année. Pourtant, arrivé au second titre c’est le drame. Enfin, n’allons pas jusque là, The Rapture redescend un cran en dessous avec une recette qu’on a l’impression d’avoir goûté beaucoup de fois chez eux. Blue Bird signerait il un regain de forme? Pas vraiment, le titre démarre au quart de tour mais ne tient pas toutes ses promesses sur la longueur. On évitera de se pencher sur le cas Come Back To Me, morceau qui fait dans la putasserie et qui semble déjà accuser l’âge…

Heureusement, le morceau In The Grace Of Your Love vient remonter le niveau, ce n’est pas forcément démentiel et la conclusion est un peu longue mais il arrive à conjuguer des synthés dansant dans une atmosphère des plus sombres, classe. A ce stade, on ne sauve que deux chansons sur la moitié de l’album mais si les petits gars de New York City arrivent à assurer sur la seconde partie, rien n’est perdu, héééé oui! Mais non en fait. Ce qui arrive est en fait le ventre mou du disque, et on ne parle pas de deux mais quatre chansons… L’épique Children est autant une putasserie pour les Américains que l’est le funky Never Gonna Die Again pour les Anglais. Cependant, cette chanson a au moins le mérite d’être sauver du naufrage par un refrain euphorisant. Quand à Roller Coaster, c’est d’une platitude et d’une chiantitude admirable avec la partie chant la plus dégueulasse du disque. Bravo! Can You Find A Way? est un truc épileptique et sans intérêt mais qui est le morceau le plus court, on ne le blâmera donc pas trop.
                                                                                                                                                                
Enfin, arrive How Deep Is Your Love? et enfin arrive le premier vrai tube de cet album, une magnifique chanson qui renoue avec la grande époque de The Rapture. Le piano se fait disco, la rythmique vous fait taper du pied comme jamais et le saxophone est enivrant. Avec cette composition, le groupe clôture son quatrième disque de la meilleure façon qu’il soit, c’est toujours ça de pris...
                                                                                                                  
Ha non ! Y a encore une chanson en fait… Mais je vous assure, il ne vaut mieux pas s’attarder dessus.

LCD Soundsystem est mort, vive The Rapture? Que dalle! Pour un digne successeur on attendra.

En écoute aujourd’hui, Sail Away, une des rares réjouissances de cet album qui oscille entre fadeur et médiocrité…



sortie le : 05 septembre 2011
Label : DFA
En écoute dans le lecteur à droite


Pour : 
Du son
So Why One More Music Blog?
2MuchPoney
Fake Rebel
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Couci-couça :
Zlew Is Dead
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Contre :
Hartzine
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#0005 : Fats Domino – This Is Fats Domino! (1956)

Première grosse coquille du livre! En numéro 5, on retrouve This Is Fats sortit en 1956 seulement voilà, si la pochette correspond bien au nom de l’album son année de parution date d’un an après. Quand à la tracklist présentée, elle fait référence à This Is Fats Domino! qui lui, est bien sortit en 1956. On chroniquera donc la deuxième option même si un petit doute subsiste dans la véracité des propos énoncé ici (en même temps on n’est pas à une connerie près hein!). Une chose est sûre on parle du même disque. Vous n'avez rien compris?... Tant pis.



Benjamin d’une famille Créole de huit enfants, Antoine Dominique Domino grandit dans une famille pauvre certes, mais surtout aimante et passionnée de musique. Bercé par le blues et le jazz, il commence à jouer du piano sur un truc sans âge. Autodidacte, il reproduit ce qu’il entend à la radio et fait preuve de beaucoup de persévérance à défaut d’en faire autant à l’école. Dès l’âge de 14 ans, Antoine fait le tour des boites de la Nouvelle Orléans avec ses musiciens rencontrés sur la route. A 20 ans, alors qu’il se produisait dans le club «Robin Hood», on le présente comme Fats Domino en raison de sa corpulence et en hommage au pianiste Fats Waller (dont Michel Gondry tournera un film autour de ce personnage dans Be Kind, Rewind). A partir de là, ce surnom ne le quittera plus.

L’année 1949 signe le début de sa carrière professionnelle en signant sur le label Imperial Records, le succès est au rendez vous et ses chansons trustent le haut des charts, il en sera ainsi pendant dix ans. This Is Fats Domino! débarque alors qu’il amasse les dollars, il est constitué principalement de faces B de singles excepté quelques titres sortis sur la première face dont deux de ses plus grands succès, Blue Monday (rien à voir avec New Order!) et surtout Blueberry Hill. Bien que considéré dans la même vague que les rockeurs Little Richard ou Jerry Lee Lewis, la musique de Fats Domino est bien plus marqué par le Rythm’n’Blues et moins agité que celle de ses confrères. Pas de cris, ni d’acharnement sur les touches de son piano, l’artiste se fait étonnement sage.

Dès Blueberry Hill, la machine a du mal à partir avant de continuer sur un rythme de croisière, qu’importe la musique est bonne seulement il ne faut pas s’attendre à des chansons furieuses comme pouvaient l’être Johnny B. Goode ou Rock Around The Clock. C’est un autre genre de Rock’n’roll que nous propose Fats Domino, un rock que nous n’avons pas l’habitude d’entendre ici et qui pourra demander un certain temps d’adaptation pour certains. Cependant, la musique fait preuve d’élégance et n’est pas chiante pour autant. Bien que pianiste de son état, le clavier est loin d’être l’instrument le plus mis en avant mais plutôt les cuivres qui savent se faire aussi agressifs qu'élégants tandis que les percussions  se font étonnement discrètes.

Il est dommage que ce disque soit d’une telle sagesse, cependant, la qualité des compositions rattrape le tout bien que l’on regrette la répétitivité des rythmiques.  Fats Domino avait une recette qui marchait, un son bien à lui et a tenu cette ligne artistique jusqu’au bout. L’autre avantage est qu’avec 12 compositions en à peine une demi-heure, le temps passe très vite évitant ainsi la lassitude qu’on pourrait ressentir si le disque avait duré le double.

This Is Fats Domino! est charmant. Pas de grands frissons, ni de moments réellement exaltant, on ressent juste de la sympathie pour un album qui ne fera sûrement pas date chez le Panda Panda mais qui se réécoutera sans déplaisir. Ce disque est surtout le témoignage d’un personnage historique de la culture rock. Il aura vendu plus de 65 millions d’albums en 10 ans avec pas moins de trente neuf singles consécutifs figurant au hit parade entre 1954 et 1962, seul le King fera mieux. Aujourd’hui Fats Domino est redevenu Antoine et vit d’une retraite bien méritée à la Nouvelle Orléans.


Faut-il écouter ce disque au moins une fois dans sa vie? Pour sa culture musicale.
Label : Imperial

Blueberry Hill
Honey Chile


Semaine 35 : Balam Acab - Wander/Wonder [Tri Angle]




"Je veux dormir dans l’eau!" s’exclamait cette petite fille à ces parents alors que nous rentrions de la route du rock. C’est un souhait à la fois poétique mais assez étrange de la part de ce petit bout de chou, cependant, le disque de Balam Acab pourrait lui donner un aperçu de ce que peut provoquer ce désir. Balam Acab, c’est le nom de scène d’Alex Koone, un jeune Américain qui s’est fait remarquer l’année dernière avec son EP See Birds. Sa musique foutrement belle convainc très vite le label New-Yorkais Tri Angle de le signer afin de sortir un premier album, ce sera Wander/Wonder.

Avant de poser mes oreilles sur cet album, je tiens à préciser que je n’avais jamais entendu parler de cet artiste et c’est totalement vierge d’à priori que je me jetais corps et âme dans sa musique. Avec WelcomeAlex Koone nous plonge directement dans l’ambiance de son disque, c’est dans un climat aquatique que tout commence. Sous la terre ferme, les remous de l’eau parviennent à nos oreilles, chaque piste audio arrive alors à son tour, l’entrée est douce et incroyablement belle. Tout le long du disque, l’eau sera l’élément principal, Wander/Wonder se révèle être plus un album d’ambient que d’électronica pur et dur.
Une des autres composantes maîtresses est l’utilisation des voix, des chants solennels aux allures d’opéra et des voix féminines transformées font leurs apparitions sur toute la durée. Ces voix angéliques sont à l’image de la pochette, une lumière qui surgit des profondeurs de la mer. Décrié par certains pour son côté répétitif et l’utilisation des mêmes sons, cette prise de position est pourtant un atout qui permet de nous laisser s’immerger encore un peu plus dans son univers très singulier.

Les sonorités du disque se révèlent lumineuses mais les beats et l’environnement sonore viennent contraster cette impression, l’album joue sur une ambiance clair/obscur parfaitement maitrisé par Balam Acab excepté sur le final Fragile Hope où le musicien nous laisse sortir la tête de l’eau, la respiration est haletante et annonce un voyage sur le point de se terminer.

Vous l’aurez compris, Wander/Wonder, est surtout un disque immersif, qui selon l’humeur laissera l’auditeur sur la touche. Le disque a l’avantage d’être court, ainsi, jamais l’expérience n’en devient pénible évitant la lassitude pointer le bout de son nez. Au contraire, il nous donne envie de nous replonger encore et encore dans ce superbe album.




Sortie le : 1 août 2011
5 titres en écoute à droite.


Pour :
Rock It To The Moon
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Couci-couça :
Chroniques Électroniques
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Contre :
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#0004 : Louis Prima – The Wildest! (1957)



Lorsque The Wildest! sort en 1957, Louis Prima a déjà roulé sa bosse. D’un groupe de jazz au combo swing, il changea autant de registres que de villes. Au début des années 50, le succès de son Big Band commence à décliner et décide alors de tenter sa chance à Las Vegas où il trouve le club Sahara qui consent à le produire. Entouré de nouveaux musiciens et accompagné de sa femme de l’époque Keely Smith, il connaitra un regain de popularité grâce à des shows pleins d’énergie et d’humour. Leurs prestations amènera même Walt Disney à confier le rôle de King Louie dans le Livre de la jungle à Louis Prima, le personnage étant directement inspiré de lui par cette même façon de se mouvoir sur scène. Avec sa femme ils ont contribué à faire monter la popularité du Sahara qui a fermé ces portes cette année. The Wildest! est enregistré à ce moment, Louis Prima voulait capter l’essence de leurs performances live sur un disque et c’est ainsi que parait cette petite pépite…

Il faut comprendre que cet album est bien plus qu’un disque de cabaret. The Wildest! résume une grande partie de la carrière de Louis Prima, du jazz au swing en passant même par la pop il représente le meilleur de ce qu’il a pu faire jusqu’ici. Cependant, au-delà du mélange des genres, le disque est à l’image de cette pochette, sa musique est pleine de vie, les onomatopées chantées par Prima nous revigore. C’est un album plein de vie, de joie où l’on s’attend à tout moment à un éclat de rire de sa part. On est forcément un peu déçu quand Keely Smith est au chant n’ayant pas le même talent et la même énergie, mais Louis Prima n’est jamais bien loin quand il s’agit de remettre un peu d’entrain sur les refrains ou de la bonne humeur comme sur le très sage (Nothing’s Too Good) For My Baby électrisé par les vocalises du "King Of The Swing".

En plus d’être un formidable chanteur, Louis Prima était aussi un grand trompettiste. Quand les voix se font muettes, c’est son instrument fétiche qui parle et qui participe aux plus grands moments du disque. The Wildest!, le plus fou, le plus sauvage, voilà une définition qui sied très bien à cet album. Dans les rares moments d’accalmie comme sur Body And Soul, la trompette pleine de grâce au début vire peu à peu dans un solo endiablé et fiévreux. Il y a quelque chose de très improvisé dans leur musique et de très instinctif, on ressent cette intention qui était de capter toute l’énergie de leurs concerts à Vegas.

C’est aussi l’occasion pour Louis Prima de délivrer une chanson écrite par ses soins car il faut le savoir comme beaucoup de disques de l’époque, qu’il n’est constitué que de standards du jazz à l’exception de Jump, Jive, an’ Wail donc. Une chanson qui brasse les genres (Jazz, Rock, Swing) pour 3 minutes 30 délirantes où les cuivres s’enflamment autant qu’un Prima euphorique. Le reste n’a pas à rougir, on pense notamment à cette formidable version de Night Train popularisé grâce au film retour vers le futur 1 & 2 joué lors de "la féerie dansante des sirènes" où le groupe dynamite la composition et où la trompette (encore elle) fait preuve de fulgurances.

Une douce folie traverse ce disque, une folie heureuse, c’est un réel plaisir communicatif qui nous emporte. Si on devait lui reprocher une chose, c’est sa durée. Une petite demi-heure seulement … Mais quelle demi-heure! Louis Prima est mort à l’âge de 67 ans le 24 août 1978 laissant derrière lui une collection de chansons remarquable. On gardera en tête cet album, cette pochette, figeant son rire éclatant et laissant ainsi l’image d’un homme radieux et hilare. Sur sa tombe était inscrit ces quelques mots issus de son plus grand succès : "When the end comes, I know, they'll all say 'just a gigolo' as life goes on without me". Bien plus que ça, Louis Prima aura définitivement gravé son empreinte dans la musique actuelle.


Faut-il écouter ce disque au moins une fois dans sa vie? Incontournable.
Label : Capitol

Just A Gigolo/I Ain't Got Nobody
Buona Sera

Mercredi 31 août : Male Bonding - Tame The Sun

Les apparences sont parfois trompeuses! Male Bonding est un groupe en provenance de Londres, pourtant, c’est bien chez les Américains que ce trio rock est allé puiser son inspiration en particulier chez Dinosaur Jr. où l’on retrouve ce même goût pour les riffs accrocheurs et cette urgence dont ils font preuve en ne voulant jamais baisser le rythme.

Endless Now fait suite au plébiscité Nothing Hurts complètement loupé ici. 1 an après ce premier effort, les revoilà déjà pour faire parler la poudre. Excepté le très court mais très beau The Saddle, les guitares n’en finissent plus de rugir tandis que la batterie semble partir dans tous les sens alors que tout ce joyeux bordel montre une certaine envie de ne jamais perdre cette fougue, cette rage adolescente, comme le font si bien leurs ainés depuis plus de 25 ans maintenant.

Sans renouveler un genre vieux comme le monde (ou presque), le groupe fait preuve d’une recherche d’efficacité bluffante qui fait mouche à chaque fois. A cela, on pourrait les rapprocher aux derniers albums de No Age et Wavves pour cette envie de proposer un rock décomplexé où la mélodie importe plus que tout le reste. Comme des adolescents répétant dans leur garage, leur musique est instinctive, on ressent chez eux un plaisir immense à partager cette musique frontale et brutale.

C’est avant tout une énergie positive et communicative qui ressort d’Endless Now. Un disque primaire, sans fioriture qui va droit au but, le genre de disque qui nous donne envie de taper du pied, de lever les bras en l’air et louer notre dieu du rock pour avoir la chance d’écouter des disques comme celui-ci en 2011. Amen.

En écoute aujourd’hui, Tame The Sun, le premier morceau du disque qui nous renvoie plus vers le soleil Californien que la grisaille Londonienne.


Extrait de l'album : Endless Now
sortie le : 01 septembre 2011
Label : Sub Pop
En écoute dans le lecteur à droite

Pour :
Le Golb
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Couci-couça :
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Contre :
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Mardi 30 août : Other Lives - For 12

En 2009 sortait Reservoir, un premier coup de maitre signé par les Londoniens de Fanfarlo. Malheureusement le trop plein de références leur avait permis de n’avoir que quelques encouragements en lieu et place d’un plébiscite mérité. En 2011 sort Tamer Animals, un premier essai signé par les Américains d’Other Lives. Bien que n’ayant pas grand-chose à voir au final, ce disque souffre lui aussi de la comparaison d’illustres prédécesseurs à tel point que cela en devient embarrassant. Patrick Watson, Midlake, The National, Grizzly Bear, Arcade Fire, Get Well Soon… Faire la liste de toutes les influences du groupe serait trop long.

Bon, je suis un poil agacé car ce disque rencontre un certain succès comparé à Reservoir ce qui est prometteur pour l’avenir du groupe. Néanmoins, j’ai bien aimé, et puis il possède un argument de poids qui a dû peser dans la balance. Au-delà de l’influence de tous ces groupes indé, il y en a une qui se fait particulièrement ressentir, celle de Morricone. Contrairement à Danger Mouse qui lui a rendu un hommage semi-raté en rappelant bien plus l’esprit de Jean Claude Vannier (ce qui est cool aussi) que du maitre Italien. Ici, les ficelles sont beaucoup moins grosses (l’objectif n’est pas le même, il faut l’avouer), la musique d’Other Lives se fait bien plus aérienne, qu’elle soit folk ou plus pop. La plupart du temps, accompagnés d’un véritable orchestre de musique classique, les musiciens convoquent les grands espaces sur une tonalité des plus dramatiques. As I Lay My Head Down ressemblent à la bande sonore d’un western, une chevauchée dans les plaines du Midlake euh... midwest, c’est principalement à cette Amérique historique que nous fait penser Other Lives.

Tamer Animals est un beau disque mais qui sonne parfois un peu toc, sans vraiment le vouloir, le groupe a réussi à signer une œuvre aussi jolie qu’agaçante. Deux choix se présentent, soit vous vous laissez emporter par cette musique qui est comme une bouffée d’air frais, soit vous finissez écrouler par le poids de tant de références si prestigieuses.En écoute aujourd’hui, For 12, un titre à la Radiohead (tiens encore un !) rappelant l’époque d’Amnesiac où les violons et les guitares dessinent un paysage aride sous nos yeux comme le groupe l’a si bien fait dans le clip à visionner ci dessous.





Extrait de l'album : Tamer Animals
sortie US le : 10 mai 2011
sortie Europe le : 29 août 2011
Label : TBD
Myspace
En écoute dans le lecteur à droite.

Pour :
Ce que j'écoute
Interlignage
Gonzaï
Sensation Rock
A l'écoute
Du son
Mes Critiques / Playlist Society
Black Box Baby
...

Contre :
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Lundi 29 août : Beirut - A Candle's Fire

Oui, je l’avoue, il y a tricherie. Techniquement, le disque est sorti le 2 août en digital tout ça à cause d’affreux pirates qui ont poussé Zach Condon à livrer son troisième album un peu en avance, mais bon ça tout le monde s’en fout dans le fond. Ce qui nous intéresse, c’est bien la musique du californien qui a su conquérir beaucoup de Français. Sa musique, inspirée parfois des Balkans ou même de notre cher pays a en effet permis à ce petit prodige de 25 ans de rencontrer un joli succès sur notre territoire. A l’occasion de sa sortie physique, il est temps de revenir sur un disque qui sera déjà tombé dans l’oreille de nombreuses personnes mais qu’importe, The Rip Tide le mérite amplement.

Dès les premières minutes nous tombons dans un univers bien connu, l’accordéon, la batterie et les trompettes sonnent comme une fanfare, celle du quartier qui réunit petits et grands. Le savoir faire est là, une seule écoute suffit pour nous rappeler à quel point Beirut nous avait manqué depuis son double EP, March Of The Zapotec / Holland datant déjà de deux ans et demi. La suite arrive avec Santa Fe qui renvoie justement à Holland, une collection de morceaux électroniques, où Condon y injecte encore une fois une ribambelle d’instruments à vent comme il en raffole.

La suite est du même acabit, si vous avez aimé les précédents disques, vous aimerez celui-ci auquel on ne pourra sûrement pas reprocher la faiblesse des compositions tant l’artiste fait preuve une nouvelle fois d’une inspiration mélodique qui force le respect. Cependant, The Rip Tide nous laisse sur notre faim. En sortant un Best-of de tout ce qu’il a pu faire jusqu’ici, Zach Condon laisse l’esprit d’innovation en studio pour nous offrir seulement une poignée de chansons bien troussées.

Bien qu’il soit encore capable de nous surprendre comme sur les débuts de Goshen et son piano intimiste ou The Peacock et sa lente ascension émotionnelle, le californien se croit obligé de foutre des trompettes partout ! Il est dommage de constater qu’après seulement trois disques certains automatismes se soient installés dans sa musique. Après avoir surpris son monde avec Gulag Orkestar, on est aujourd’hui en rien étonné, excepté par son talent indéniable pour écrire de bonnes chansons.

Et si cet album Best-of était une façon de tourner une page afin d’en mieux écrire la suite ? On l’espère, voir Zach Condon explorer de nouveaux territoires vierges serait le plus beau cadeau qu’il puisse nous offrir car tout le monde le sait, Beirut n'a pas besoin de ses artifices pour briller. En attendant, délectons nous de The Rip Tide qui, mine de rien, est un fantastique album pop.

En écoute aujourd’hui, A Candle’s Fire, une entrée en fanfare qui résume à elle seule toute la carrière (ou presque) de ce groupe si atypique.


Extrait de l'album : The Rip Tide
sortie digitale le : 02 août 2011
sortie physique le : 30 août 2011
Label : Pompeii
En écoute dans le lecteur à droite

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Lundi 22 août : Ganglians - Sleep

Ganglians, c’est l’histoire d’un rendez-vous manqué. Croisé il y a quelques temps à l’occasion d’un concert gratuit, leur musique avait fait le même effet que l’ombre de ce grand arbre qui me protégeait alors des rayons menaçant d’un soleil un peu trop insistant lors de leur performance. A la fois estivale et rafraichissante, la musique de ce trio californien avait été plus qu’un moment agréable passée en leur compagnie mais définitivement un groupe à suivre. Seulement voilà, bien que possédant leurs deux premiers albums, le temps, la motivation et l’oubli ont joué leur rôle, laissant ces deux premiers disques dans les fins fonds de mon disque dur.

La sortie de leur troisième album est donc une bonne occasion pour rattraper mes erreurs et pourquoi pas me plonger une bonne fois pour toute dans leurs débuts. Malheureusement, à moins que ma mémoire flanche, ce disque n’est pas réellement ce à quoi je m’attendais. Croyant me trouver face à un groupe de pop garage, on tombe finalement sur un disque pop, un peu garage certes mais aussi teinté de psychédélisme, de rock, de chansons plus ou moins lumineuses et aussi un tas d’autres trucs dont je serai incapable de donner un nom. Sur le papier cela paraît alléchant seulement, la sauce ne prend pas à chaque fois. Par exemple, Things To Know bizarrerie 80’s que n’aurait pas renié Ariel Pink ne trouve pas vraiment sa place sur ce disque où se côtoie tout et n’importe quoi.

Arrivé à terme de ces 56 minutes (ha oui quand même…) on en sauvera finalement que la moitié, les préférant quand ils restent proches des souvenirs tels que je les avais fantasmé. Ganglians reste un groupe sympathique mais dont la confirmation n’est pas pour tout de suite malgré quelques pics de créativité (l’envoûtant California Cousins tout droit échappé des récentes sessions de Kurt Vile). Au risque de passer à côté de grandes œuvres, on attendra leur prochain effort avant de se replonger dans la discographie de ce groupe sympathique mais plutôt inoffensif.

En écoute aujourd’hui, Sleep, un des rares titre fort de ce disque, une comptine envoûtante emportée par un brasier de guitares sur les refrains. Pop et psychédélisme sont au rendez vous pour nous offrir un moment plein de charmes.



Extrait de l'album Still Living
Sortie le : 23 août 2011
Label : Lefse
Myspace



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