Extrait de l'album : East Of Eden
sortie le : 7 septembre 2009
Label : Rough Trade
Vitalic alias Pascal Arbez est un homme qui aime prendre son temps, il prend quatre ans avant de sortir OK Cowboy un disque électro taillé pour le dancefloor du début à la fin, et il lui faudra quatre années de plus pour sortir son Flashmob tant attendu. Pourtant, les premières écoutes ne sont vraiment pas à la hauteur de ce qu'on attendait de Vitalic. Le problème c'est que ça ne ressemble pas à du Vitalic mais à un mec qui tente d'imiter Vitalic. Les montées si réussies sur Ok Cowboy peinent à décoller sur Flashmob là où les synthés mécaniques nous enivraient, ils nous plombent définitivement ici. Ne parlons pas des mélodies faiblardes que l'on se tapera durant les trois quarts de l'album. Malgré ce qui vient d'être écrit, cet album n'est pas si mauvais, non en fait on est surtout déçu. On attendait plus de celui qui a sortit l'un des meilleurs disque électro Français de ces dix dernières années alors que Flashmob ne fera pas date dans l'histoire. Occasionnellement il pourra servir de remplaçant en cas de perte de votre Ok Cowboy et vous pourrez écouter certains titres avec plaisir comme ce Terminateur Benelux qu'on trouvait déjà sur son dernier EP sortit cette année.
L'une des sensations de la rentrée 2009 s'appelle Girls, un duo Californien originaire de San Francisco qui a sût faire monter le buzz à l'aide de singles bien fichus et servis par des clips de même qualité. On passera les épisodes "Owens à la secte", ou encore "Owens se drogue" pour se concentrer sur leur musique d'une incroyable fraicheur et de simplicité. C'est bien simple sur les 44 minutes, durée de l'album, 30 sont de potentiels singles (ils ont déjà 5 clips à leur actif!). D'autant plus classe que le groupe est tout jeune et se sont fais repérés on ne sait comment par le programmateur du Midi-Festival qui les a conviés pour l'édition de 2008. Les concernant on pourrait parler de pop rock shoegaze romantique mais ce serait trop simple parce que Girls à ce petit truc en plus, qui rend difficile de les ranger dans une case bien précise, sans réelle originalité, ils parviennent pourtant à se trouver une identité propres à eux. Dans ce cas là on ne parle pas de branleur mais de gens brillants tout comme leur album qui mérite tout le succès qui les attends. En écoute ma préférée même si la chanson a maintenant un peu de bouteille basée sur un enchainement d'accord simples, Lust For Life est un titre rapide et efficace qui parait facile et c'est ce qu'il est... Mais fallait y penser.
Sous ses allures de nouveau chanteur Français qui fait de la nouvelle chanson française, David Lafore s'en sort bien avec des compositions élégantes et des textes pas trop couillons on retrouve même un titre fait pour passer à la radio (un baiser, une bombe) qui a tout de même plus de classe qu'un au hasard toi plus moi titre du plus tête à claque des artistes Français du moment le bien nommé Grégoire! (Je sais c'est facile, c'est méchant mais parfois ça fait du bien!). En écoute tu m'en diras tant un truc de Dandy débile digne de Katerine qui énervera ou amusera selon les gens.
Dire qu'ils sont adulé par Dominique A et par un papa exigeant avec ses enfant à qui il ne donne pas souvent des 8/10 devrait suffire à faire bouger vos fesses jusqu'au trois baudets. Mais je vais en rajouter une couche parce que Holden a signé cette année Fantomatisme qui fait partie des meilleurs disque français de 2009, ce duo composé d'Armelle Pioline et de Mocke a du talent et surtout un univers propre à lui n'hésitant pas à conjuguer la pop la plus noble et des arrangements qui ne tombent jamais dans la facilité. Mes favoris!
A l'écoute de Bertrand Belin, on a l'impression que le bonhomme a déjà vingt ans d'expérience et une dizaine d'album à son actif, que nenni! Bertrand Belin n'en est qu'à son troisième album (ce qui est déjà pas mal) et puise ses références dans Dominique A ou Bashung mais fait déjà preuve d'une certaine maturité dans ses compositions jamais tape à l'oeil. En écoute le chaleureux Postulons tout en discrétion qui ne fait que rajouter du charme à sa chanson.
Roken Is Dodelijk est un peu un des espoirs Français exportable outre-manche, ces Lillois ont un talent certain pour composer des mélodies pop/folk qui donnent chaud au cœur. N'hésitant pas à jongler avec les instruments, leur premier EP R.I.P. annonce un avenir prometteur alors profitez en tant que c'est pas cher et que le lieu ne sois pas trop grand pour assister à l'une des futures valeurs sûres. Cerise sur le gâteau, le chanteur possède une voix cassées du plus bel effet!
Il est vrai que ce genre de photo promo ne donne pas forcément envie d'aller voir ce que fait ce jeune Rennais un peu fou fou dans sa tête alors qu'il n y a qu'à voir ces prestations vidéos sur son myspace pour se rendre compte du phénomène usant jusqu'à la cordes des boucles rythmiques et mélodiques afin de créer une musique prenant forme petit à petit. Le bonhomme y met du sien, le concert devrait valoir le coup!
L'année dernière sortait Alopecia, troisième album de la bande à Yoni Wolf, toujours mal digéré par chez moi à cause d'un manque flagrant de pop et de légèreté, c'est aussi parce que leur précédent opus Elephant Eyelash fait partie de mes albums préférés des années 2000, un chef d'œuvre gorgés d'innombrables tubes, l'écart entre ces deux opus ressemblait donc à un gouffre trop profond pour y voir le fond... C'est donc avec une certaine appréhension que j'accueillais Eskimo Snow sortant un an et demi après Alopecia. D'autant plus perplexe que ce quatrième album studio n'est autre que les chutes d'Alopecia, les chansons non retenus par le groupe ce qui peut s'avérer être parfois les fonds de poubelle sortis par des mecs trop flemmards qui veulent s'enrichir sans un minimum de travail. Bah là c'est pas le cas, ceci est un vrai quatrième album studio remplis de titres complètement différents d'Alopecia, un album moins sombre privilégiant la mélodie et ce côté aérien que l'on ne retrouvait plus depuis Elephant Eyelash. C'est sûr, on est loin de ce dernier n'empêche Eskimo Snow a de la gueule et Why? prouvent une nouvelle fois qu'ils savent pondre des chansons avec des refrains percutants et de jolies mélodies, rien d'exceptionnel c'est certains mais ça me suffit à avoir le sentiment de retrouver un groupe si cher à mon cœur.
Ce n'est ni la BO du village de M. Night Shyamalan ni le nouvel album de Midlake, ni un mix entre les deux mais le nouvel album du prolifique Justin Vernon (chanteur de Bon Iver) qui revient avec un nouveau projet intitulé Volcano Choir où notre barbu originaire de ce bon vieux Wisconsin s'associe avec les Collection of Colonies of Bees pour réaliser ce Unmap qui nous fait découvrir une autre facette de Justin Vernon. Les racines folk sont toujours présentes, mais Volcano Choir fait la part belle à la pop et aux expérimentations sonores, peut être trop même... Soyons clair Island, IS mettait l'eau à la bouche le reste est en dessous. Alors oui d'autres titres sont très bon tel que Cool Knowledge ou Still, problème, le premier dure une minute tandis que le deuxième est un ré-enregistrement de Woods déjà présent sur l'EP Blod Bank signé...Bon Iver. Durant ces quarante petites minutes on assiste à des truc totalement sans intérêts ou au mieux sympa. Un disque qui ne restera sûrement pas dans les annales qui laisse cette désagréable impression que Justin Vernon voulait montrer qu'il savait aussi faire autres choses que de gratter une guitare. Après cette première tentative on en doute... Pour celui qui a finit premier de mon top albums 2008 j'en attendais un peu plus du bonhomme...
C'est l'histoire d'un jeune homme fraichement rentré de Bristol où il a passé 5 ans de sa vie, un jeune homme ayant enregistré deux albums et tourné avec des groupes prestigieux (Gravenhurst, Camera Obscura), un jeune homme qui se met en tête d'enregistrer son troisième disque dans sa Charente natale avec son groupe les Atlas Mountains et qui s'appellera Plaine Inondable, un jeune homme un peu rêveur sur les bords qui est venu avec ses chansons pop mélancolique dans ses valises, un jeune homme à la voix chétive et maladroite qui ne fait que rajouter du charme à ses chansons. Ce jeune homme c'est Frànçois fait d'eau comme il nous chante sur ce Be Water plein d'entrain et point d'orgue de son album qui est d'ores et déjà l'une des plus belle découverte Française de cette année.
Pour son septième album, Miossec a décidé de changer quelque peu la recette puisque c'est l'ami Tiersen lui aussi Finistérien (d'où le titre de l'album) qui s'est principalement occupé des mélodies tandis que l'ancien s'occupe de cette écriture toujours aussi belle et poétique, car si il y a bien une chose qui n'a pas changé, c'est la plume de Christophe Miossec toujours menée avec talent (Fermer la maison destiné à Bashung est à chialer). Mais parlons des changements plutôt dont Yann Tiersen en est la cause, le Brestois multi-instrumentiste s'applique à balancer des mélodies mélancoliques joliment troussées donnant à l'œuvre de Miossec ce qui lui manquait parfois, une ambiance particulière, des sentiments (bordel) qui s'allient à sa musique, bref son dernier album est tout simplement beau et Seul ce que j'ai perdu est sûrement le titre où le duo Miossec/Tiersen fonctionne le mieux et où plane le fantôme d'Alain Bashung. Un petit chef d'oeuvre...
L’année dernière, le monde faisait la connaissance de Grand Archives, un groupe de Seattle sans grande prétention et sans grande ambition qui n’avait rien de particulier pour lui excepté des musiques bien troussées, un label Ô combien reconnu (Sub Pop) et un leader qui avait fait ses armes en montant un certain groupe portant le nom de Band Of Horses. Après un premier album sympa, Grand Archives est donc de retour avec la même recette, les mêmes chansons…Et c’est là qu’on s’aperçoit que sans l’effet de découverte, ces sympathiques barbus (ils ne sont que deux mais sonnent comme un groupe de barbus…) n’ont vraiment rien pour attirer l’attention de l’auditeur… Un album qui passera en toute logique à la trappe par manque de nouveauté mais qui se laisse pourtant écouté avec un certain plaisir comme le mignon tout plein Silver Among The Gold en écoute aujourd’hui.
C’est à travers le groupe Battles que j’ai découvert Tyondai Braxton, guitariste, chanteur et claviériste au sein de ces derniers, ils nous avaient servi en 2007 Mirrors, un album qui faisait la part belle aux boucles mélodiques et aux rythmiques complexe. Nous sommes maintenant en 2009 et ce fils de jazzman (Anthony Braxton) qui a déjà dix ans de métier derrière lui revient avec un nouvel album tout solo tout beau chez Warp qui est décidément en grande forme cette année. En grande forme car ils ne cessent de sortir des albums innovants et de qualités, Central Market ne déroge pas à la règle. Tyondai Braxton nous met dans le bain dès le premier titre avec Opening Bell, un croisement entre musique classique baroque et pop déglinguée qui nous souhaite la bienvenue dans son univers halluciné/hallucinant. Et si son album accuse le coup avec une fin trop sage (J. City), il est aussi capable de véritables moments de bravoure comme ce Platinum Rows, durant plus de dix minutes qui devrait sacrément remuer vos méninges.
Et c’est ainsi, avec deux semaines de retard que Panda Panda reprend ses fonctions avec quelques changements superflus. La présentation déjà, on remerciera d’ailleurs au passage puppet qui a pris le temps de me faire une jolie bannière et je n’ai pas pût résister aux sirènes de la notation…Tous les jours une note de 1 à 10 sera attribué à l’album dont la chanson du jour est extraite. Cette volonté a bien sur pour vocation d’encourager le lecteur (s’il y en a) à se plonger dans certains disques plutôt que d’autres.