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Top chansons 2013 : 10ème - 1er

Cette année n’aura pas été surprenante en matière de singles, on retrouve d’ailleurs 6 artistes en commun avec le top 10 des albums 2013 (HAAANNN comment je tue le suspens quoi!). Pas vraiment de petits nouveaux, tous ont déjà fais leurs preuves à l’exception de La Femme qui tire son épingle du jeu en plus d’être le seul groupe français de cette liste. Mais que voulez vous, on peut au moins se réjouir de voir des groupes confirmer leur talent, évoluer vers d’autres sphères et voir en eux le futur de la musique. Si certains continuent d’exploiter leurs styles bien à eux, d’autres se placent comme les futurs Neil Young ou Michael Jackson (ils sont 2 d’ailleurs cette année à se partager son héritage…). Quoi qu’il en soit bien que ce top chansons manque de pétasses ou de folie, ces 10 morceaux m’auront marqué, accompagné durant toute l’année 2013 et m’accompagneront longtemps dans les années à venir comme c’est le cas des titres de mes précédents tops 10. On vous donne rendez vous pour en finir une bonne fois pour toute avec le top 2013 dimanche… Ou lundi si le weekend est trop difficile…

Top chansons 2013 : 50ème - 11ème
Top chansons 2013 : 10ème - 1er
Top albums 2013 : 10ème - 1er


10. Vampire Weekend - Step


Every time I see you in the world, you always step to my girl”. C’est ainsi que Vampire Weekend a signé son retour en grande pompe. Retrouvant à l’occasion le clavecin qu’ils avaient remis au goût du jour dès le premier album, le groupe s’amuse à mélanger des instruments classiques avec des effets beaucoup plus modernes dont on ignorait leur intérêt pour ces derniers comme l’Auto-Tune. Ce retour surprenant et bouleversant n’est pas atténué par des paroles floues où d’innombrables références sont balancées. Mais d’Angkor Wat à Dar es Salaam en passant par San Francisco, c’est la beauté toute simple de ce morceau basé sur quelques notes de piano qui nous touche.

Issu de l’album : Modern Vampires Of The City
Label : XL Recordings


09. Yeah Yeah Yeahs - Sacrilege


Sans aucun doute la plus grosse déception de l’année. Yeah Yeah Yeahs c’est un disque tous les trois/quatre ans, autant dire que l’attente est grande! Surtout, Yeah Yeah Yeahs, c’est une carrière irréprochable. Alors quand on a écouté Mosquito on était un peu gêné à l’écoute de certains titres… Heureusement on peut encore compter sur eux pour nous sortir une ou deux grandes chansons comme c’est le cas avec  Sacrilege. Le coup de foudre n’a pas été immédiat, d’abord sympathique à sa sortie, cette composition s’est révélée petit à petit. Avec son groove lancinant, l’alchimie des guitares presque savantes qui surviennent comme des lames tranchantes, on finit par être conquis. Mais que serait ce morceau sans sa conclusion? Sacrilege n’est finalement qu’une longue montée qui se termine en apothéose avec ce final étonnant où des chœurs gospel viennent conclure, dans un moment des plus épiques, ce premier single occulte et envoûtant à vous en coller des frissons dans la nuque.

Issu de l’album : Mosquito
Label : Interscope


08. La Femme - Sur la planche 2013


Paru à l’origine fin 2010, on profite de la version 2013 pour le glisser dans notre top histoire de célébrer une nouvelle fois cet hymne. Sur un rythme frénétique, le quintet balance entre surf music et ambiance paranoïaque, une chanson singulière qui ne nous rappelle rien de connu en France. Au-delà de son originalité, Sur la planche possède une énergie sans pareille. La grosse caisse simpliste bat à la chamade,  tandis que la chanteuse se contente de quelques bons mots répétés à l’envie. Joué à toute vitesse, ce morceau en devient presque punk, presque abrutissant. Tout comme l’album que l’on considère comme le meilleur album de 2013, Sur La Planche mérite lui, le meilleur titre Français de cette année voire de ce début de décennie?

Issu de l’album : Psycho Tropical Berlin
Label : Barclay / Universal


07. Kanye West - Black Skinhead


Le blockbuster My Beautiful Dark Twisted Fantasy prenait la forme d’un album pop grandiloquent et ambitieux. West a frappé un grand coup avec son contraire Yeezus. Lorgnant du côté de Death Grips en beaucoup plus gentil, on retient surtout l’extrême noirceur de Black Skinhead. Saturé, agressif, ce titre tribal montre un nouveau Kanye West insoumis, qui n’a pas peur de partir au combat. Entre les voix chamaniques et les percussions qui envahissent l’espace, le patron du rap US dévoile un flow violent et dévoué qu’on n’avait pas encore entendu chez lui. Sans cesse en train d’explorer de nouveaux chemins et en évitant toute concession, il est certain que Yeezus a gagné encore un peu plus de fanatiques qui attendent son prochain album à paraitre en 2014 comme le messie.

Issu de l’album : Yeezus
Label : Roc-A-Fella / Def Jam


06. Justin Timberlake - Mirrors


Sur son dernier album, parmi toutes les chansons néo-soul alambiquées il y a Mirrors ou le pont parfait entre le style développé sur ses deux premiers disques et The 20/20 Experience. Débutant sur une guitare très cheesy, elle laisse très vite la place aux synthés et au beatboxing de Timbaland dont on reconnait sa production, nous rappelant alors les nombreux classiques qu’ils ont laissés derrière eux jusqu’ici. Avec Mirrors, cette alliance, qui est une véritable machine à tube, en produit un de plus, peut être pas le plus grand mais suffisamment de quoi le faire rentrer dans le panthéon. Ce qui est étonnant dans ce single c’est bien sûr sa longueur, une durée peu courante chez ces grosses stars FM destinés à tourner en boucle sur toutes les radios. Bien sûr ce discours est quelque peu biaisé à l’heure où l’on écoute plus de musique devant son ordinateur plutôt que sa chaine. Cependant, Il fait tout de même preuve de culot avec cette composition complexe où la fin, indissociable de son début est justement la plus belle partie du titre. Car c’est justement vers 4 minutes 30, lorsque les synthés laissent place à l’orchestre de violons, que le jeune Justin rejoint le nouveau Timberlake. Plus humble, la conclusion, qui voit un ensemble de chant se répondre les uns aux autres sur un piano discret, nous colle des frissons. Incroyable tour de force, Justin Timberlake finit ici sa mue et tue l’éternel adolescent qui transpirait jusque là dans sa musique pour devenir un homme émancipé.

Issu de l’album : The 20/20 Experience
Label : RCA


05. Drake - Hold On, We're Going Home (Feat. Majid Jordan)


Ce qui marque sur Hold On, We're Going Home c’est son intro. La rythmique qui accompagne la chanson sur toute sa durée fait mouche. Typiquement, c’est le genre de chanson qui, lorsqu’elle passe en soirée, attire votre attention, vous la reconnaissez et il est difficile de rester insensible face à ce mix entre R’n’B et pop. Il nous avait habitué à des compositions beaucoup plus rap et aux punchlines brillantes. Ici, il laisse son côté poetic lover prendre le dessus. Sirupeuse, Hold On, We're Going Home l’est du début à la fin mais évite de basculer dans la niaiserie. Malgré les paroles qui auraient pu facilement tomber dans le ridicule, lorsqu’il clame “You're the girl, You're the one, Gave you everything I love, I think there's something, baby” on est prêt à le croire. Lorgnant avec brio vers ce que Michael Jackson a fait de mieux, on est certain que s’il avait sorti un titre de cet acabit, le monde serait sûrement à ses pieds.

Issu de l’album : Nothing Was The Same
Label : OVO Sound, Young Money, Cash Money, Republic


04. The Knife - Full Of Fire


Pour leur grand retour, The Knife a signé une fresque Electro / Dance / Expérimentale longue de 9 minutes. Après le très pop Silent Shout, Karin et Olof Dreijer ont laissé tomber les couplets et les refrains au profit d’une longue montée où la rythmique est sans cesse malmenée. Peuplés de sons dissonants, la chanson qui ne faiblit jamais finit par nous avoir et on se laisse prendre au jeu du duo qui a réussi à faire quelque chose de neuf en 2013. Sur une musique parfois dérangeante mais toujours excitante, Full Of Fire évoque les différences ainsi que les plaisirs des hommes et des femmes, parfois tabous, dans la société actuelle. Dévoilé fin janvier ce titre annonçait la couleur de Shaking The Habitual sorti 3 mois plus tard : un gros foutoir conceptuel mais euphorique. Bordélique mais terriblement excitant les Suédois ont signé avec ce single le tube le plus étrange de cette année.

Issu de l’album : Shaking The Habitual
Label : Rabid


03. Deerhunter - Monomania


La chanson Monomania, c’est d’abord un live au Late Night with Jimmy Fallon, là où Bradford Cox et sa bande ont signé leur retour. On découvre le chanteur grimé en Connie Lungpin, alter Ego rock’n’roll et Ramonesque, la bouche en sang et deux doigts en moins entourés dans des bandages ensanglantés et grossiers. La décharge est violente, jamais le groupe n’avait été aussi bourrin, la mise en scène brillante voit la caméra suivre un Cox l’air hagard filer dans les coulisses du Late Night. A la fois désabusé et sonné par sa prestation. Deerhunter ne faisait finalement qu’annoncer le cap très rock et très crade à venir. Mais la chanson titre reste le morceau phare de ce disque, Cox exploite ses thèmes préférés (l’amour, la mort) avec une plume toujours aussi poétique avant de conclure dans un final apocalyptique long de 3 minutes (la chanson n’en dure que 5). L’artiste hurle alors à la mort en répétant jusqu’à l’épuisement « monomania » dans un déferlement de guitares. Cette salve à la fois punk et rock montre un groupe plus hargneux que jamais. On les savait magnifique dans les chansons douces, ils ne le sont pas moins lorsqu’ils laissent parler la fureur qui est en eux.

Issu de l’album : Monomania
Label : 4AD


02. Kurt Vile - Wakin On A Pretty Day


Il y a des évidences comme celle-ci qui nous font tomber des nues. Bon dieu que c’est long mais que c’est bon… L’incroyable tour de force dont fait preuve Kurt Vile ici est ce naturel qui découle durant toute la chanson, jamais 10 minutes nous avaient paru si courtes. Parcouru d’un certain flegme et d’une sérénité à toute épreuve, l’homme de Philadelphie balance des solos de guitares avec un naturel forçant le respect. Véritable guitar hero à la cool, on suit Kurt dans cette longue ballade ensoleillée. Cet hymne à la contemplation semble avoir été écrit pour nous accompagner sur la route, à regarder les nuages défiler ou encore pour les réveils par un grand soleil printanier. Encore une fois c’est l’alchimie entre les guitares qui nous envoûtent, tout y est fluide, aérien tandis que la lead vient casser la routine avec des solos placés ici ou là. Leçon de songwriting, Kurt Vile compose une chanson intemporelle rappelant autant les grandes heures des 70’s que le style des 90’s.

Issu de l’album : Wakin On A Pretty Daze
Label : Matador


01.   Arcade Fire - Afterlife


Déjà 1er du top chansons avec The Suburbs il y a 3 ans, Arcade Fire enfonce le clou. Si cette dernière était une magnifique chanson sur le début d’un amour dans un monde qui s’écroule, Afterlife est la célébration de la fin. Encore une fois, la grandeur d’Arcade Fire est de réussir à mélanger des sentiments contradictoires. Sur un rythme dansant, les Montréalais réussissent à exprimer cette forme de mélancolie épique dont ils sont les maîtres depuis leur premier album. Ne sachant plus vraiment s’il faut danser, pleurer ou les deux en même temps, Afterlife a l’allure d’une fête d’enterrement. Bien que le début soit timide, le gimmick est imparable et le dévouement prend vite le dessus face au son qui gagne en ampleur au fil des minutes. L’arrivée des cuivres graves mais entêtant en est le feu d’artifice final qui finira par nous faire rejoindre leur cause. Après 10 ans de carrière, Afterlife est la preuve qu’Arcade Fire a su maintenir la flamme sacrée, d’un groupe qui aura gagné l’amour de son public toujours plus nombreux et dont la ferveur, n’est plus à prouver depuis bien longtemps.

Issu de l’album : Reflektor
Label : Merge


Top chansons 2013 : 50ème - 11ème



Doucement, on se rapproche de la fin et on continue aujourd'hui avec les meilleures chansons 2013 de la 50ème à la 11ème place. On retrouve du beau monde avec encore des grands oubliés du top albums, des déceptions mais aussi de belles promesses à venir en 2014...

Top chansons 2013 : 50ème - 11ème
Top albums 2013 : 10ème - 1er


50. Phosphorescent - Song For Zula


Muchacho est un beau gâchis lorsqu’on écoute Song For Zula, savant mélange de pop, de folk et d’Americana mais que Matthew Houck n’aura pas su tenir sur toute la longueur d’un album. Il reste cette merveille chanson mid-tempo qui évolue entre deux univers celle de l’ère moderne mais emprunt de classicisme, un signe qui ne trompe pas et qui lui permettra de perdurer dans le temps.

Issu de l’album : Muchacho
Label : Dead Oceans


49. Iceage - Morals


On pourrait dire de Morals, qu’il est le seul moment de répit du deuxième album des Danois mais cela serait un bien grand mot lorsqu’on entend le cataclysme qui survient par moments. Les couplets ne sont pas en reste avec ce piano martelé dans une rage retenue mais qui finit indéniablement par exploser. Morals permet en tout cas de découvrir une facette du groupe plus mélancolique malgré toute la violence dont regorge ce morceau.

Issu de l’album : You're Nothing
Label : Matador


48. Generationals - Put A Light On


A chaque fois que Generationals sort un album on se dit que ça va être notre sortie pop de l’année et puis non, ça finit toujours par couiller quelque part… Anyway, ces Phoenix Américains ont en tout cas le mérite d’avoir toujours un tube ou deux dans la sacoche comme ce Put A Light On entêtant de bout en bout qui nous aura égayé un bon bout de notre été avec ces cloches cheloues et sa mélodie imparable.

Issu de l’album : Heza            
Label : Polyvinyl Records


47. Jon Hopkins - Open Eye Signal


Moins émouvant que son prédécesseur, Immunity n’en reste pas moins le témoignage de la grande forme et maitrise de son créateur. Après avoir collaboré avec un tas d’artistes plus prestigieux les uns que les autres, Hopkins est revenu en solo avec en tête de gondole, le single Open Eye Signal, une longue épopée électro de 7 minutes à la fois frontale et aérienne. Rien de mieux pour nous faire danser les yeux rivés vers les étoiles.

Issu de l’album : Immunity   
Label : Domino


46. Jai Paul - Track 2


Jai Paul ou pas Jai Paul? C’est le grand imbroglio de cette année avec le leak de ce disque que le principal intéressé nie comme étant son œuvre. Pourtant, tous les éléments sont là, sa voix, sa musique syncopée et surtout son talent comme sur l’enivrant Track 2 qui part dans tous les sens. A la fois pop et néo R&B, l’artiste n’hésite pas à y placer des influences Indiennes du plus bel effet. Extatique, Track 2 est un gros tube. Le vrai faux album est pas mal du tout non plus mais dans le doute, on attendra une réelle sortie en se délectant en attendant avec ces compositions épatantes et innovantes.

Issu de l’album : Jai Paul?     
Label : -


45. Ludovico Einaudi - Waterways


On retrouve dans cette ballade classique tous les éléments qui nous ont charmés sur son disque. Cette sensation de plein air, ces violons chargés en émotion et ce piano aux mélodies imparables. Waterways, nous pousse à la contemplation et laisse en nous un sentiment de plénitude… A la bien quoi.

Issu de l’album : In A Time Lapse            
Label : Decca


44. Aufgang - Kyrie


Au fil des chansons l’album se dégonfle comme une baudruche mais quoi de plus normal après cette entrée en matière aussi impressionnante! En à peine 2 minutes, le trio fait monter la pression avant d’exploser en plein vol. Entre électro et classique la recette fait ici des miracles et malgré les expérimentations dont ils font preuve sur le piano jamais l’auditeur n’est largué bien au contraire.

Issu de l’album : Istiklaliya   
Label : Infiné


43. AlunaGeorge - Attracting Flies


Bien que toutes leurs meilleures chansons aient été balancées en 2012, le duo Anglais nous avait gardé sous le coude Attracting Flies qui délaisse l’ambiance lascive pour un résultat plus frondeur et pop mais toujours aussi efficace.

Issu de l’album : Body Music     
Label : Island


42. Charli XCX - You (Ha Ha Ha)


En reprenant un sample de Gold Panda, Charli XCX prouve qu’elle n’est pas une chanteuse pop FM de plus mais une fille curieuse qui va dénicher les bons Gimmicks pour habiller sa musique. La grande performance derrière ce You (Ha Ha Ha) reste son chant qui ne se repose en aucun cas sur la musique de Gold Panda mais vient au contraire l’enrichir encore un peu plus. Au final Charli XCX réussit entre de multiples ponts à faire cohabiter électro et pop pour notre plus grand bonheur.

Issu de l’album : True Romance               
Label : IAMSOUND


41. Deafheaven - Irresistible


C’est un peu étrange de choisir le titre Irresistible pour notre top chanson et pour illustrer l’album de Deafheaven puisque cette chanson n’a rien à voir avec le reste excepté cette même mélancolie solaire. Mais que voulez vous, Irresistible est… irrésistible justement, par sa délicatesse, sa ligne de guitare claire et rayonnante qui vient nous transpercer le cœur et puis ce piano final franchement? Qui ne tomberait pas sous le charme d’une aussi puissante mais simple mélodie?

Issu de l’album : Sunbather           
Label : Deathwish


40. Bill Ryder-Jones - He Took You In His Arms


Plus vraiment un débutant, Bill Ryder-Jones peine pourtant à être reconnu par un public plus large malgré la grande qualité de ses compositions. He Took You In His Arms a encore une fois des allures de classique de la pop Anglaise. C’est une chanson mature, sans fioritures (un piano, des guitares et c’est parti mon kiki), une belle montée et une mélodie bien trouvée. A croire que cela ne suffit pas ou bien est ce tout simplement parce que Ryder-Jones se fout des mouvances et préfère continuer son petit bonhomme de chemin? On espère en tout cas qu’il ne s’en écartera pas.

Issu de l’album : A Bad Wind Blows In My Heart                             
Label : Domino


39. Arctic Monkeys - Do I Wanna Know?


AM a été une des belles surprises de cette année. Sachant qu’on n’a jamais vraiment aimé Arctic Monkeys qui a en plus sorti son pire disque juste avant, on pensait les enterrer définitivement mais non. Car ce cinquième disque est peut être leur meilleur ou en tout cas le plus régulier celui où on n’a pas vraiment envie de sauter une piste sur deux. En prime on a le droit à un vrai single qui tabasse avec Do I Wanna Know? qui tape bien comme il faut et avec classe s’il vous plait !

Issu de l’album : AM                         
Label : Domino


38. Pusha T - Numbers On The Boards


Pusha T a encore une fois tout bon avec le sombre et envoutant Numbers On The Boards qui ne fait jamais dans la fioriture. Minimal, Malsain, les boucles se font hypnotiques, le gimmick et la musique répètent en boucle les mêmes secondes jusqu’à l’abrutissement mais le résultat est là : ce titre vous aspire.

Issu de l’album : My Name Is My Name                              
Label : Def Jam Recordings


37. Alba Lua - Hermanos de La Lluvia


Beaucoup de Français s’essayent à l’imitation de la pop/surf Californienne mais la plus belle est sans aucun doute celle d’Alba Lua qui égalerait presque les maitres du genre (Real Estate) avec cette chanson de toute beauté. Avec sa guitare limpide et son chant clair qui s’unissent ensemble pour mieux créer des harmonies rêveuses et estivales, Alba Lua vient sans surprise se poser sur le podium Français de ce top chansons.

Issu de l’album : Inner Seasons               
Label : Roy Music


36. Foxygen - On Blue Mountain


C’est peut être sur On Blue Mountain qu’on capte au mieux leur folie et sans aucun doute leur talent. Chanson 4 en 1 par excellence on oscille entre ballade désabusée, couplets rock avec un swing sans pareil, refrains héroïques et un final épique qui explique le pourquoi du comment on trouve cette chanson si haute dans le classement.

Issu de l’album : We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic                      
Label : Jagjaguwar


35. Janelle Monáe - Primetime (Feat. Miguel)


Avec un disque R’n’B de haute tenue sorti l’année dernière (dans notre top 10 pour rappel), Miguel gagne du galon et s’invite ici et là dont chez Monáe qui semble être tombé sous le charme. Il y a de quoi lorsqu’on entend le résultat à la fois suave et triste qui donne la part belle au bassiste. Miguel confirme en tout cas ici (car ce morceau c’est toute l’écriture de Miguel ne nous mentons pas hein) son goût pour un R’n’B épuré qui préfère la classe et l’intemporalité des guitares aux synthés qui dégoulinent.

Issu de l’album : The Electric Lady                          
Label : Wondaland Arts Society / Bad Boy


34. M.I.A. - Y.A.L.A.


Dur dur dur de n’en choisir qu’une mais M.I.A. tape fort sur le surexcité Y.A.L.A. qui en fait des tonnes. Bien qu’un peu Tagada Tsoin Tsoin sur les bords, la chanson de M.I.A. résume bien l’univers brutal et avilissant de la jeune femme qui a tendance à saborder ses propres tubes en en faisant trop. Y.A.L.A. est un bel exemple de ce trop plein d’énergie et de générosité qui fait d’elle une artiste définitivement à part.

Issu de l’album : Matangi               
Label : Interscope


33. FIDLAR - Cocaine


Quand ils ne parlent pas d’alcools ou de skate FIDLAR parle bien sûr de drogues. Pas besoin de vous dire que ces gars là sont plutôt pour en bons adeptes de la défonce qu’ils sont. Si les fournisseurs cherchaient à faire une campagne de pub la musique serait toute trouvée puisque quelques écoutes suffisent pour avoir envie de beugler en chœurs avec eux ce refrain déjà mythique : "Cocaine running round in my, Cocaine running round in my brain"!

Issu de l’album : FIDLAR                  
Label : Mom + Pop


32. Nick Cave And The Bad Seeds - Jubilee Street


C’est avec Jubilee Street que Nick Cave & The Bad Seeds ont signé un retour en grâce. Une chanson intense de presque sept minutes où la pression monte constamment, Cave nous raconte son histoire avec une plume toujours aussi élégante. Celle de Bee et de son client accro aux plaisirs de sa chair. Loin du rock poussiéreux de Dig Lazarus Dig, Jubilee Street est le retour en grande pompe d’un groupe qui n’a pas son pareil pour nous conter des histoires fantastiques.

Issu de l’album : Push The Sky Away                    
Label : Bad Seed Ltd.


31. Fuck Buttons - The Red Wing


Il aura fallu attendre 4 ans avant que Fuck Buttons refasse signe de vie avec The Red Wing, un single lent, poisseux et écrasant. Empruntant aussi bien au rap pour sa rythmique, à l’électro ou encore au shoegaze, le duo de Bristol a su une nouvelle fois surprendre avec ce titre plus sombre qu’à leur habitude. Hypnotique, on se laisse emporter par leur musique drone qui n’a pas fini de faire vriller notre cerveau.

Issu de l’album : Slow Focus          
Label : ATP Recordings


30. Toro Y Moi - Rose Quartz


Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour Chaz Bundick qui continue au gré des albums à explorer de nouveau horizons avec plus (surtout plus ici) ou moins de succès, Rose Quartz en fait partie. Cette chanson moite et dansante convoque l’esprit d’une pop mainstream et l’ambiance des clubs house.

Issu de l’album : Anything in Return                     
Label : Carpark Records


29. Jagwar Ma - The Throw


Si l’album a fini par nous lasser, on surveillera ce groupe qui est une machine à danser terrible que ce soit sur scène ou sur disque comme The Throw qui nous fait voyager dans le temps entre la pop 60’s et la musique sous psychotropes des Happy Mondays. The Throw est en soit une célébration, une fête où les guitares laissent peu à peu la place aux beats électro l’esprit dancefloor prenant alors le pas.

Issu de l’album : Howlin                  
Label : Marathon Artists


28. Mutual Benefit - Golden Wake


Dès les premières notes les frissons sont là, entre Sufjan Stevens, Midlake et Beirut, Jordan Lee ressuscite tout un pan du pop/folk indé Américain avec brio. Marchant presque essentiellement sur quelques notées répétées à l’envie, il n’y a en soit rien d’original mais il faut bien avouer que la mélodie est des plus attachantes.

Issu de l’album : Love's Crushing Diamond                        
Label : Other Music


27. Mariah Carey - #Beautiful (Feat. Miguel)


Et de deux pour Miguel qui apporte son savoir faire à Mariah Carey dont on n’aurait pas penser mettre une de ses chansons dans un top un jour. Mais voilà, Miguel fait encore une fois des miracles avec cette production sobre et efficace. Avec ce son de guitare que l’on entend nulle part ailleurs dans les productions R’n’B de ce genre, Miguel se démarque de tous ses petits camarades. Finalement le seul problème de cette chanson est peut être la diva qui a tendance à en faire des caisses avec sa voix… Elle ne peut vraiment pas s’en empêcher celle là…

Issu de l’album : The Art Of Letting Go                 
Label : Island


26. Sky Ferreira - You’re Not The One


La mannequin, chanteuse, it-girl, fêtarde Sky Ferreira a prouvé avec ce titre qu’elle ne serait pas une simple potiche. Dans une veine revival entre esprit 80’s et 90’s, ce You’re Not The One nous a convaincu à la première écoute grâce à sa guitare agressive et pop. Véritable madeleine de Proust, Ferreira nous renvoie 15 ans en arrière à une époque où l’on abusait de ce genre de guitares un peu ringardes mais finalement très efficaces.

Issu de l’album : Night Time, My Time                  
Label : Capitol


25. Angel Olsen - Forgiven / Forgotten


L’année dernière on découvrait Angel Olsen une chanteuse folk à la voix puissante, de quoi vous faire hérisser tous vos poils tant que c’était beau, mignon et tout et tout. On ne sait pas bien ce qui s’est passé depuis mais la belle revient sur le devant de la scène avec un titre d’une rare violence. Pas tout à fait garage mais pas loin quand même, Olsen plie l’histoire en deux minutes où les guitares se font rageuses et nerveuses. Surprenant, ce revers nous donne encore un peu plus l’eau à la bouche quand à ce disque prévu début 2014.

Issu de l’album : Burn Your Fire For No Witness prévu pour 2014
Label : Jagjaguwar


24. Suuns - 2020


On l’attend encore leur album qui mettra tout le monde (ou presque) d’accord. A défaut d’un grand disque, les Canadiens continuent cependant d’écrire de grands singles. 2020 en est un malgré sa ligne de guitare parfois distordue mais qui correspond bien à l’ambiance légèrement psycho qui se dégage de cette chanson. Ok ils pillent sans vergogne Clinic mais on ne s’en plaindra pas tant que la barre sera aussi haute.

Issu de l’album : Images du futur           
Label : Secretly Canadian


23. Wavves – Afraid Of Heights


Moins cool que King of the Beach qui était de toute façon au sommet de la coolitude, son successeur possède néanmoins quelques perles, la chanson titre en tête où l’on retrouve ce goût pour les lignes de guitares accrocheuses et un son toujours plus pop. S’ils continuent dans cette lancée ces branleurs en plus d’être les rois de la défonce ne devraient pas tarder à être les rois de MTV en matière de rock.

Issu de l’album : Afraid Of Heights                        
Label : Mom + Pop


22. Still Corners - Future Age


Capable de rivaliser avec la dream pop hautement addictive de Beach House, Future Age est un chef d’œuvre de pop héroïque qui a même de quoi faire envier le duo de Baltimore qui aura rarement fait mieux l’année dernière sur Bloom. A la fois conquérante et émouvante, on se laisse porter par les tourbillons de synthés et sa rythmique galopante qui font de cette chanson une des plus enivrantes de l’année.

Issu de l’album : Strange Pleasures                       
Label : Sub Pop


21. Darkside - Paper Trails


Paper Trails est la conjugaison parfaite des deux talents réunis sur ce projet. On retrouve l’électro à tendance Jazz de Nicolas Jaar, tandis que Dave Harrington y insuffle un esprit Blues Rock donnant à ce titre son aspect de pur produit rock destiné à traverser les âges, mais suffisamment moderne pour faire évoluer ce titre dans une autre sphère.

Issu de l’album : Psychic                  
Label : Matador


20. Foals - My Number


A l’écoute de Holy Fire, on ne peut s’empêcher de penser que Foals vient de creuser sa tombe tant ce disque sonne comme un pur produit taillé pour le succès oubliant au passage la rage et la folie qui faisaient tout le sel de ce groupe sur leur premier album. Oui Holy Fire est nul mais on ne peut pas s’empêcher de se dandiner sur l’entêtant My Number.

Issu de l’album : Holy Fire
Label : Transgressive Records


19. Courtney Barnett - Avant Gardener


Une des personnalités qui aura attiré l’attention cette année est sans conteste cette Australienne débarquée de nulle part qui a, avec la chanson Avant Gardener, excité son monde ainsi que Panda Panda. On a pris beaucoup de plaisir à écouter A Sea Of Split Peas et en particulier cette chanson donc, une sorte de Loser de Beck en plus poussiéreux.

Issu du double EP : The Double EP: A Sea Of Split Peas
Label : Marathon Artists


18. Todd Terje


Pas un, ni deux, ni trois mais bien quatre chansons pour Todd Terje qui aura cette année, après son brillant EP Inspector Norse, plus que confirmé avec trois singles et une face B tout le bien qu’on pense de ce garçon qui enchaine les bombes dancefloor. La recette n’est pas follement originale mais menée avec brio. Chaque titre possède une montée, des basses bondissantes et des mélodies efficaces. Taillées pour les clubs Todd Terje est devenu en l’espace de deux ans le maitre en matière de Disco House. L’attente va être longue avant de pouvoir écouter son premier album attendu en 2014.

Issu des singles : Strandbar / Lanzarote(With Lindstrøm) / Spiral
Label : Olsen


17. Daft Punk - Get Lucky (Feat. Pharrell Williams)


Combien de fois avons-nous entendu, "We’re up all night to get lucky" cette année? Hein franchement? Au point que l’on a fini par saturer, ne plus avoir envie d’écouter cette chanson qu’on nous a imposé toute l’année. Pourtant, il suffit de se forcer de l’écouter au moins une fois pour apprécier ce titre. Force est de reconnaître que Daft Punk tient là un tube de plus. Get Lucky possède un groove exceptionnel et un riff déjà culte. Un petit coup de maître.

Issu de l’album : Random Access Memories
Label : Columbia


16. A$AP Rocky - Phoenix


Il est dommage qu’A$AP Rocky n’ai pas réussi à signer un meilleur disque que celui-ci (mais honnête malgré tout). Dans la veine de sa mixtape, l’esprit embué en moins, A$AP a eu la folie des grandeurs invitant tout et n’importe quoi sur ce premier disque pour des résultats plus ou moins heureux. La belle surprise reste la présence et le retour de Danger Mouse à la production d’un morceau rap ce qui n’était pas arrivé depuis un bail. Dommage quand on écoute le résultat qui est de toute beauté.

Issu de l’album : LONG.LIVE.A$AP
Label : A$AP Worldwide


15. St. Vincent - Birth In Reverse


Oh what an ordinary day. Take out the garbage, masturbate" c’est sur ces quelques mots que St. Vincent dévoile un premier extrait de son nouvel album. Les années ont beau passé son état mental ne semble pas s’améliorer, mieux il ne fait qu’empirer pour notre plus grand bonheur. Ici, St. Vincent a décidé de montrer les crocs avec Birth In Reverse loin de la délicatesse de la plupart de ses précédentes compositions. On aurait du s’en douter, après le single corrosif qu’était Krokodil sorti l’année dernière, néanmoins, Birth In Reverse reste une belle surprise. Catchy et extatique, St Vincent impressionne encore et encore.

Issu de l’album : St. Vincent prévu pour 2014.
Label : Loma Vista


14. Hiss Golden Messenger - Red Rose Nantahala


On a beau dénicher chaque année une chanson rock Americana, on ne pensait pas qu’elle se trouverait aussi haut dans le classement mais voilà, Red Rose Nantahala a tout pour elle. MC Taylor et Scott Hirsch réveillent en 4 minutes le rêve Américain dans une veine Dylanienne loin d’être déplaisante. Mais la grande réussite reste cette musique entraînante qui nous laisse peu à peu un goût amer. La mélancolie prend peu à place et fini par bouleverser l’auditeur.

Issu de l’album : Haw
Label : Paradise Of Bachelors


13. Speedy Ortiz - No Below


C’est dans l’apparente fragilité que Speedy Ortiz nous a séduit le plus et No Below a été sans aucun doute notre compagnon parfait pour nos moments de solitude. Profondément mélancolique, Speedy Ortiz ne joue jamais la carte du trop plein d’émotions. Pas de bullshits ici, deux guitares, une basse, une batterie suffisent pour enregistrer une des compositions les plus brutes et émouvantes de cette année.

Issu de l’album : Major Arcana               
Label : Carpark Records


12. Chelsea Wolfe - The Waves Have Come


L’année dernière Chelsea Wolfe nous bouleversait avec la chanson Flatlands qu’on retrouvait 12ème de notre top chansons, encore une fois, elle vient nous asséner un nouveau coup avec The Waves Have Come. Longue de 8 minutes, cette chanson est tout simplement une montée basée sur quelques accords de piano mais c’est dans l’intensité dont elle fait preuve qui impressionne. Parfaitement gérée, la tristesse laisse place au désespoir puis à la rage. Intimiste puis épique, Wolfe arrive encore une fois à nous coller la chair de poule.

Issu de l’album : Pain Is Beauty
Label : Sargent House


11. Youth Lagoon - Dropla


You’ll never die, You’ll never die”! Quel romantique ce Trevor Powers, et quel garçon doué surtout. Délaissant l’aspect lo-fi et épuré de son précédent disque, ses chansons se font beaucoup plus puissantes et complexes comme Dropla qui fourmille d’idées et de sons différents. Mais là encore c’est la mélodie que l’on retient, ce gimmick au piano qu’il joue à n’en plus finir et cette envolée de violons qui se passe de commentaires. Dropla réussit à combiner une ambiance solaire tout en étant émouvante. La Feel-Good song de 2013.

Issu de l’album : Wondrous Bughouse
Label : Fat Possum Records