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Top chansons 2012 : 10ème - 1er


Ne me jetez pas de cailloux s’il vous plait je n’y peux rien… 2012 marque le grand retour de la musique dite mainstream. On revient à l’époque où Britney Spears faisait déhancher les foules sur Toxic, tandis que Beyoncé nous faisait oublier les Destiny’s Child avec Crazy In Love et Timberlake s’émancipait de son Boys Band grâce à Timbaland et des titres comme Cry Me A River. Le début des années 2000 a été une époque bénie pour eux avant de se faire plus discret par la suite (une folle, une maman et un acteur. Super…). Si quelques joyaux ont éclaté les années d’après, c’était sans atteindre la qualité de la génération précédente. 2012 nous fait donc revivre cette époque avec des chansons sur lesquels on aime cracher aujourd’hui mais que personne n’aura oublié dans 10 ans. Bien sûr on retrouve un peu de rock (1 titre), des chansons obscures, mais quand même! Ce sont les titres radiophoniques qui se taillent une grosse part du lion et on ne pouvait pas être plus aux anges.

Vous trouverez tout en bas un lecteur pour écouter du bon son. En cas de problème (chanson inécoutable, lecteur absent/cassé…), n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour corriger le problème.

On se retrouve mardi ou mercredi pour les meilleurs albums de 2012 selon Ears Of Panda. Bisous.


                                           
10 : Nicki Minaj – Starships



A l’image de cette jeune femme (qui approche de la trentaine tout de même! Attention, péremption!), on ne fera pas plus pute cette année. Entre ce synthé dégueulasse façon Guetta, son riff de guitare à la con et les cris de supporter bourrés, Nicki Minaj a tiré le gros lot. Pourtant ça a beau être de mauvais goût, il y a dans Starships une euphorie exacerbée, une anarchie totale et une prise de drogue évidente. Même le clip très basique au départ (je me dandine moi et mes gros seins) part en couille. Le top du mauvais goût!

Extrait de l’album : Pink Friday: Roman Reloaded
Label : Cash Money Records, Universal Republic


09 : AlunaGeorge - Your Drums, Your Love


Et de deux pour le duo Londonien! Moins entraînant que son prédécesseur You Know You Like It, Your Drums, Your Love dévoile un univers plus sensible qui s’éloigne de ce R&B dopé au dubstep vers une musique plus pop et ce n’est pas ce refrain à vous coller la chair de poule qui viendra nous dire le contraire. Un de nos grands espoirs pour 2013 est donc ce duo qui s’approprie avec brio les genres pour créer une musique suave et innovante. Espérons que Your Drums, Your Love est une promesse d’un futur radieux, nos bras sont déjà grands ouverts.

Extrait du single : Your Drums, Your Love
Label : Island Records


08 : Solange – Losing You



Hiiiiii!!! Comme Beyoncé doit être fière de sa sister à l’écoute de ce titre écrit à quatre mains avec le compositeur et producteur Dev Hynes, plus connu sous les noms de scène de Lightspeed Champion ou Blood Orange. Dès les premières secondes on est charmé pas ces beats et ces samples de voix discrets mais festifs. Au-delà de cet aspect, c’est la conjugaison entre la musique Africaine et la pop 80’s qui nous séduit. Pas très loin d’une Madonna des débuts, la chanson de Solange est à l’image du clip, rayonnante et grisante.

Extrait de l’EP : True
Label : Terrible Records


07 : Nicolas Jaar – With Just One Glance (Feat. Scout LaRue & Will Epstein)



A peine remis de son premier excellent album que Nicolas Jaar nous a sorti en début d’année cette pépite house/jazzy à la bien. A ses côtés, on retrouve la fille de Bruce Willis et Demi Moore qui dévoile un timbre de voix collant parfaitement avec ce titre nocturne et hypnotique. Avec With Just One Glance, Nicolas Jaar continue d’explorer une musique dans la veine de Space Is Only Noise. Introspective, sa musique privilégie de plus en plus l’ambiance et l’environnement sonore que l’efficacité directe. Bien mal lui en a pris, il signe avec ce titre sa meilleure chanson à ce jour.

Extrait du monde fabuleux de l’internet
Label : -


06 : Death Grips – Hacker


Parmi les nombreux uppercuts que nous refilent Death Grips avec leur premier album The Money Store, on ne se remet toujours pas de la conclusion Hacker qui fait le même effet que si on vous éclairez la tronche avec un stroboscope pendant une heure tandis que des alarmes à incendies vous crieraient dans les oreilles. Déboussolant, frénétique, épileptique… Hacker est le produit d’un cerveau malade qui combine l’esprit des raves et du rap Hardcore. Malgré ces influences, Hacker est un réel tube, addictif qui vous en met plein la tronche durant 4min30. Bien que Death Grips ne nous laisse aucun répit, il est difficile de ne pas écouter en boucle ce titre aussi atypique qu’irrésistible.

Extrait de l’album : The Money Store
Label : Epic Records


05 : Jai Paul – Jasmine (Demo)


C’est l’histoire du mec le plus lent dans le monde la musique. En 2007, apparaît sur la toile une démo intitulée BTSTU qui sortira en version « Edit » en 2011… Alors quand on voit apparaître la démo de Jasmine on a un peu peur de devoir attendre encore quatre ans avant d’avoir droit à la suite. Heureusement sa signature chez XL Recordings devrait faire accélérer les choses et permettrait, on l’espère, de découvrir un premier album en 2013 et savoir si le buzz autour de ce mystérieux personnage est bien fondé ou non. Après le magnifique BTSTU, Jasmine tend à confirmer que l’on tient entre les mains un artiste prometteur qui nous surprend encore une fois avec cette ballade électro-pop-R&B futuriste. Cette chanson, finalement difficile à cataloguer, marche pourtant sur quelques ingrédients seulement et en particulier sur cette basse sombre et omniprésente, la porte d’entrée à l’univers si singulier de Jai Paul. Avec sa structure hachée, et cette boucle de guitare discrète mais limpide, cet Anglais mélange les genres pour mieux se les approprier  et nous fait découvrir son univers si singulier.

Extrait du single : Jasmine
Label : XL Recordings


04 : Usher – Climax


Si Usher Raymond IV (de son vrai nom) a déjà 20 ans de carrière derrière lui il aura fallu attendre l’intervention de Diplo pour apprécier enfin une chanson de celui qui a fait décoller la carrière de Justin Bieber (merci Raymond). Et quelle chanson! Tandis que les paroles racontent cette histoire de rupture déchirante pour les deux amants, la musique tend vers une ambiance beaucoup plus sexy.
Il faut saluer le travail de ce duo qui ne tombe jamais dans la surenchère avec cette instrumentation presque minimale qui transpire le désir entre ces deux amants et le chant tout en justesse où l’on ressent la tristesse vécue par Raymond. En clair Climax est la chanson idéale du «Post Break-Up Sex».

Extrait de l’album : Looking 4 Myself
Label : RCA


03 : Taylor Swift – We Are Never Ever Getting Back Together



Well I Know… Shame On Me… Celle que je juge comme la plus cruche des pop stars depuis qu’on les a inventées vient de placer cette foutue chanson dans le top 10. Passé la première écoute où l’on se surprend à trouver cette composition honnête voire catchy, le titre s’insinue dans votre cerveau jusqu’à ce que vous vous surprenez à chantonner le refrain crétin mais si facile à retenir de Taylor Swift. Il faut dire que derrière ce titre se cache un spécialiste du genre. Max Martin est un compositeur Suédois qui est responsable d’un grand nombre de tubes de ces 15 dernières années. Britney Spears, Katy Perry, Kelly Clarkson et les Backstreet Boys peuvent le remercier d’avoir fait décoller leurs carrières en composant pour eux de nombreux hits. Max Martin,  maître dans l’art pour placer ses chansons à la première place dans les charts, frappe encore un grand coup. L’adage : plus c’est con, plus c’est bon aura rarement été aussi bien porté qu’avec cette chanson.

Extrait de l’album : Red
Label : Big Machine Records


02 : Japandroids - The House That Heaven Built


Il suffit parfois de peu de choses pour vous renverser. En l’occurrence, on parle ici d’une batterie frappée comme si la vie en dépendait, d’une guitare, celle de Brian King, nerveuse et urgente ainsi que sa voix hurlant à s’en rompre les cordes vocales. C’est dans cette formule simple que le duo à composé ce qui est et restera leur chanson la plus marquante. Malgré toute la violence qui s’en dégage, guidée par une guitare abrasive, les sentiments contradictoires se bousculent dans notre tête. Elle fait partie de ces chansons où vous ne savez pas si vous devez pleurer ou avoir un sourire à vous crisper la mâchoire. La détresse, la joie, la tristesse se mélangent pour ne retenir au final que l’essentiel : cette fougue qui nous soulève et nous pousse à hurler les « oh oh oh oh » fédérateurs de Japandroids.

Extrait de l’album : Celebration Rock
Label : Polyvinyl Record Company


01 : M.I.A. - Bad Girls


Galang, Boyz, Paper Planes, Born Free… Les singles se suivent mais ne se ressemblent pas, la preuve avec Bad Girls, chanson annonçant sous les meilleurs auspices son prochain album Matangi attendu en 2013. Qu’importe la qualité de celui-ci, M.I.A. prouve encore une fois qu’elle est une incroyable faiseuse de singles. Les albums s’enchaînent et les tubes en or se multiplient. Bad Girls est le dernier en date. Après avoir touché à d’innombrables styles différents, c’est en Arabie et en Inde qu’elle à puisé son inspiration. A l’image du clip on se laisse imprégner par ces boucles synthétiques qui marient musique traditionnelle et R&B contemporain. Loin de ses homologues, M.I.A. trace une route en marge qu’elle semble être la seule à suivre. Si l’on peut rapprocher cet hymne féministe à Mundian To Bach Ke de Panjabi MC (sorti il y a 10 ans déjà !) on loue son inventivité et sa prise de risque allant toujours à l’encontre de la mode actuelle. Mieux, Bad Girls nous montre encore une fois une nouvelle facette de l’Anglaise qui est définitivement une personne à part dans l’industrie musicale actuelle, capable de rallier tous les publics possibles, Bad Girls ne déroge pas à la règle et signe au passage sa meilleure chanson.

Extrait du single : Bad Girls
Label : Interscope Records


Top chansons 2012 : 100ème - 51ème

Un jour, ou plutôt une année, ce blog aura un rythme régulier… En attendant ce n’est pas parce que je n’ai rien posté que je n’ai rien écouté au contraire! 2012 a été plutôt un bon cru mais un peu étrange. 2012 n’aura pas dévoilé un groupe majeur ou un album qui aura mis tout le monde d’accord. Si Kendrick Lamar et Frank Ocean ont su tirer leur épingle du jeu (surtout le second) on ne peut pas dire que ces artistes fassent l’unanimité et déchainent les passions. Pourtant, rarement sur Ears Of Panda on aura eu un top si serré. A l’heure où j’écris ces lignes je ne connais toujours pas mon top 10 puisque ce sont 15 disques, impossible à départager qui ont tiré leur épingle du jeu cette année.

En matière de chansons, 2012 a été une très bonne année aussi. Là aussi les choix ont été encore une fois difficile. On a sacrifié certains titres seulement parce que l’artiste figurait dans le top album, bref, après des débats passionnés avec moi-même le top chanson est lui figé (alors que le top album c’est pas ça encore…)

Comme chaque année, on trouve des come-back réussis, des espoirs, des confirmations, des sosies musicaux, du rap, de l’électro, du rock, de la folk, du classique, de l’amour, de la passion, de la tristesse, de la joie… Oui, il y a tout ça dans ces 50 chansons.

En attendant, les 50 premiers voici les meilleures chansons 2012 de la 100ème à la 51ème place. Comme d’habitude, une chanson par album (sauf si c’est une compil…),en cas de problème (chanson inécoutable, lecteur absent/cassé…), n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour que je corrige le problème.

On se retrouve au mieux dimanche, au pire mardi pour le lancement du top album. Je vous laisse j’ai du boulot là, des Bisous.

Top chansons 2012 : 50ème - 11ème
Top chansons 2012 : 10ème - 1er
Top albums 2012 : 50ème - 31ème
Top albums 2012 : 30ème - 11ème
Top albums 2012 : 10ème - 1er

100 : The Men - Turn It Around


En attendant le retour de Queens Of The Stone Age prévu pour 2013, on se contentera cette année de la musique pas dégueu de The Men qui a du être pas mal bercé au son des Californiens. On retrouve en tout cas dans Turn It Around le même goût pour les riffs efficaces et les solos dégoulinants (mais pas trop!).

Extrait de l'album : Open Your Heart
Label : Sacred Bones Records


99 : Porcelain Raft - Unless You Speak From The Heart


Derrière le nom de Porcelain Raft se cache l’Italo-anglais Mauro Remiddi qui a signé une œuvre où l’on retrouve des tas d’influences en vrac. Strange Weekend oscille entre électro et pop mais c’est bien une multitude de sous genres qui gravitent autour de ses 10 compositions. Ce nouveau talent a composé un album cohérent, encourageant pour la suite qu’on espère aussi bonne. Unless You Speak From Your Heart, est un des titres forts, une chanson électro-pop FM aux relents R&B très accrocheur mais beaucoup trop étrange pour rencontrer hélas, un quelconque succès.

Extrait de l'album : Strange Weekend
Label : Secretly Canadian


98 : Andy Stott - Numb


Un cran en dessous de ses productions passées, Andy Stott continue pourtant à fasciner avec cette house bruitiste qui comprime nos poumons. Après cette longue intro de 2 minutes, Numb, titre d’ouverture, explose et les voix légères laissent place à la rythmique écrasante. La machine lancée, on se laisse guider dans cette techno qui a su, malgré tout, garder son pouvoir de séduction.

Extrait de l'album : Luxury Problems
Label : Modern Love


97 : R. Kelly - Share My Love


On ne peut pas dire qu’on soit un grand fan du monsieur par ici, mais Share My Love est ce petit plaisir grisant qui renvoie à l’époque des années 70 et du grand Barry White. En quittant sa R&B un peu trop boursoufflée à notre goût, R. Kelly s’engouffre dans une soul à la production léchée et signe la chanson de lover par excellence.

Extrait de l'album : Write Me Back
Label : RCA


96 : Angel Olsen - Miranda


On aime ces chansons qui commencent tranquillement avant qu’un nouvel élément débarque et qui, l’air de rien, vous fait chavirer. C’est ce qui se passe avec Miranda et l’arrivée de ces chœurs masculins glaçants soufflant comme le vent. A partir de ce moment tout s’emballe, du moins la voix unique d’Angel Olsen incroyablement mature pour son âge. Ce qui ressemblait à une paisible ballade se transforme alors en une complainte bouleversante.

Extrait de l'album : Half Way Home
Label : Bathetic Records


95 : Le1f - Wut


Il y a en ce moment des rappeurs très intéressants qui émergent dont Le1f. Ce gayngsta vient de sortir une première mixtape rafraichissante (mais un peu longue) produite par une pelletée d’artistes électro dont la plupart sont inconnus au bataillon. Sur Wut c’est 5skinAndBone qui s’y colle et qui propose une musique implacable où les cuivres rythment la voix grave de Le1f. Une petite bombinette comme on aime qui devrait faire shaker une multitude de culs sur le dancefloor, les petits comme les gros.

Extrait de la mixtape : Dark York (A télécharger gratuitement et légalement ici ou là)
Label : Greedhead Entertainment


94 : Matt Elliott - Dust Flesh And Bones


Avec cette voix de fumeur de gitanes et cette guitare ibérique on se croirait sur la côte espagnole mais alors avec un ciel gris et puis y a du vent, beaucoup de vent. Toujours enfermé dans son univers des plus sombres, Matt Elliott n’est pas à la fête mais livre cette magnifique prestation de 9 minutes intenses.

Extrait de l'album : The Broken Man
Label : Ici d'ailleurs


93 : Blur - Under The Westway


Hallelujah.

Extrait du single : Under The Westway
Label : Parlophone


92 : Dinosaur Jr. - Watch The Corners


Plus mollasson qu’à son habitude Dinosaur Jr. a balancé en guise de premier single Watch The Corners, une chanson mid-tempo qui reste dans le pur style du groupe, c'est-à-dire dans un esprit de revival du rock alternatif Américain des années 90 dont le groupe a été un fer de lance à l’époque. Comme à leur habitude, la mélodie est limpide, le solo à la bien, voilà une chanson de plus à rajouter dans leur setlist idéale.

Extrait de l'album : I Bet On Sky
Label : Play It Again Sam


91 : Chilly Gonzales – Kenaston


Ballade délicate, pas très loin du travail de Jon Brion dans Eternal Sunshine blah blah blah (c’est plus heureux ici tout de même), Chilly Gonzales compose une de ses plus belles mélodies. Quelle bonne idée de ne pas chanter.

Extrait de l'album : Solo Piano II
Label : Gentle Threat


90 : Joey Bada$$ - Survival Tactics (Feat. Capital STEEZ)


Yo yo yo, le jeune loup Joey Bada$$ envoie du lourd en allant piocher dans le rap underground cette production de Vin Skully. Le regard tourné dans le passé, ce petit gars  fait une entrée fracassante dans le milieu. On pourra lui reprocher de ne pas innover mais Survival Tactics se révèle être une chanson tellement excitante qu’elle réveille en nous les grandes heures du rap New Yorkais quand il sentait un peu plus la poudre et beaucoup moins le dollar.

Extrait de la mixtape : 1999 (A télécharger légalement et gratuitement ici)
Label : Cinematic / Creative Control


89 : Ariel Pink's Haunted Graffiti - Baby (Feat. Dam-Funk)


Décidément, Ariel Pink nous surprendra toujours. Délaissant le côté lo-fi 80’s et fou-fou qu’on ne connait que trop bien, l’Américain nous sort une chanson ramenant à la soul des années 50. Entre beauté pure et lascivité perverse on ne sait pas vraiment où ranger ce titre détonnant dans sa discographie mais réussi sur toute la ligne.

Extrait de l'album : Mature Themes
Label : 4AD


88 : Apollo Brown & OC - Anotha One


C’est dur de choisir une chanson en particulier dans un disque qui contient de nombreux bijoux mais puisqu’il le faut, on jette notre dévolu sur Anotha One. Hormis la superbe instrumentation et la production soignée on aime le ton mélancolique qui traverse la composition.

Extrait de l'album : Trophies
Label : Mello Music Group


87 : Holograms - ABC City


Si Holograms ne nous a pas pleinement convaincu avec leur premier disque, ils ne nous ont certainement pas déçus avec leur musique puisant dans l’esprit prolétariat Anglais des années 80/90. On retrouve le charme des groupes de l’époque avec une rage non contenue, cette envie d’en découdre et qui frappe là où ça fait mal, pas mal pour des Suédois plus authentiques que les jeunes pousses Anglais d'aujourd'hui, un comble.

Extrait de l'album : Holograms
Label : Captured Tracks


86 : BADBADNOTGOOD – CMYK (James Blake cover)


Sur BBNG2, le (jeune) groupe de jazz/rock enchaine les reprises étonnantes et notamment celle de James Blake avec un de ses premiers tubes. Sans égaler la version originale (en même temps c’était pas facile hein), BADBADNOTGOOD propose une relecture intéressante et plus nerveuse délaissant les voix pour se concentrer sur la rythmique.

Extrait de l'album : BBNG2 (A télécharger gratuitement et légalement ici)
Label : -


85 : Sufjan Stevens - Christmas Unicorn


Pas vraiment une surprise mais on a été vachement content de l’apprendre, c’est la sortie des volumes 6 à 10 de ses musiques de noël. Composées entre 2006 et 2012, les 58 chansons de ce coffret permettent de découvrir le passionnant travail de Sufjan Stevens à travers les années. La bonne nouvelle de Silver & Gold est de s’apercevoir que le Souf est en ce moment au sommet de sa forme puisque les volumes 9 et 10 s’élèvent clairement au dessus du lot. Christmas Unicorn, feu d’artifice final, est le lien entre son passé d’homme orchestre et de bidouilleur électro. Une superbe épopée de 12 minutes (plus c’est long et plus c’est bon avec lui) où il déclare être une licorne de noël… Ouai bon, on va faire obstruction des paroles.

Extrait de la compilation : Silver & Gold
Label : Asthmatic Kitty Records


84 : Daniel Rossen - Saint Nothing (Listen Above)


En attendant la sortie du dernier Grizzly Bear, Daniel Rossen avait sorti un EP comme ça, l’air de rien, tranquille, de chansons qui n’avaient pas été retenu pour l’album de son groupe d’origine. PAF, on  vous le met dans le mille cet EP est une très belle réussite en particulier Saint Nothing, chanson intense, chanson frisson, chanson émotion.

Extrait de l'EP : Silent Hour / Golden Mile
Label : Warp Records


83 : Chromatics - Into The Black (Neil Young cover)


Plus connu sous le nom à rallonge Hey Hey, My My (Into The Black) ou My My, Hey Hey (Out Of The Blue) (c’est compliqué tu me fais chier va voir sur Wikipedia), Chromatics s’attaque avec succès à un classique du rock Américain. Pas si loin que ça de la version de Neil Young (on par de la version Out Of The Blue!), le groupe de Portland y ajoute de timides touches électroniques mais plutôt bienvenues. C’est surtout la voix de Ruth que l’on retient qui s’approprie parfaitement la composition. Une très belle ouverture pour leur sympathique dernier album.

Extrait de l'album : Kill For Love
Label : Italians Do It Better


82 : Bobby Womack - The Bravest Man In The Universe


Dès le titre d’ouverture tout est là, cette classe, ce mariage de la soul avec d’autres genres, une instrumentation audacieuse et puis bien sûr la voix magistrale de Womack. Rauque et puissante son chant survole la musique aussi groovy que triste concoctée par Richard Russell et DamonAlbarn.

Extrait de l'album : The Bravest Man In The Universe
Label : XL Recordings


81 : YACHT - Le goudron (Brigitte Fontaine cover)


YACHT qui décidément aime surprendre son petit monde a décidé de reprendre la folk psyché et surréaliste de Brigitte Fontaine datant de 1969. Oubliez la version de Fontaine, YACHT a passé son tube à la moulinette DFA et en résulte une chanson électro/disco aussi entêtante que la composition originale. A noter la diction parfaite de Claire L. Evans qui s’exprime dans un français excellent.

Extrait du single : Le goudron (A télécharger gratuitement et légalement ici)
Label : DFA


80 : Bob Mould - Keep Believing


Franchement, tout est bon dans le dernier Mould même si une légère préférence se fait sentir pour les deux derniers titres. Keep Believing donc, une chanson à tiroir qui refuse de tourner en rond comme si le gugus avait aligné 3 refrains à la suite. Ca mouline sec du début à la fin et ça arrive même à dégager une mélodie plus mélancolique sur la fin avec cette ligne de guitare claire pas piqué des hannetons. TROP COOL QUOI.

Extrait de l'album : Silver Age
Label : Merge


79 : Fiona Apple - Every Single Night


Oh chouchou ! Comme on aurait aimé la mettre dans notre top album et puis en fait non… Alors on lui fait tout de même honneur avec une modeste place pour Every Single Night qui donne envie de lui faire des poutous quand on l’écoute même si c’est pas forcément une bonne idée quand on regarde son clip où elle semple un peu (beaucoup) siphonné…

Extrait de l'album : The Idler Wheel Is Wiser Than the Driver of the Screw and Whipping Cords Will Serve You More Than Ropes Will Ever Do
Label : Clean Slate / Epic / Sony Music


78 : Airhead - Wait


Sorti tout droit de l’usine R&S Records, Airhead est plus à ranger de l’intimiste James Blake que certains de ses compères du même label. Basé sur un sample de la plus belle et sexy des voix, celle de Karen O bien sûr, Airhead crée un étrange morceau pas loin de la poésie des CocoRosie (des débuts bien sur) et du rock mélancolique des Yeah Yeah Yeahs. Pas vraiment électro, pas vraiment folk, pas vraiment rock… Airhead nous fait chavirer avec ce bricolage propre à lui seul qui laisse le temps en suspension.

Extrait du single : Wait / South Congress
Label : R&S Records


77 : Mac Demarco - Ode To Viceroy


Quand on entend cette chanson on imagine bien le type affalé à l’arrière de sa bagnole, grattant les cordes avec une certaine mollesse mais non dénué de classe tandis que les paysages défilent. Quand on écoute Ode To Viceroy on a un peu envie d’être Mac Demarco en fait.

Extrait de l'album : 2
Label : Captured Tracks


76 : Max Richter –Spring 1


Quelle entrée guillerette! Le bourgeonnement des fleurs ne se fait pas tarder, les animaux sortent de la tanière et puis les cordes plus sombres, introduites par Richter, font leur entrée permettant d’éclairer le travail de Vivaldi d’un œil nouveau. Très vite la musique se fait bien plus contemplative et, n’ayons par peur des mots, plus belle que l’originale. Ces 2 minutes 30 sont un grand moment de frustration tant on aurait aimé que le plaisir dure encore et encore.

Extrait de l'album : Recomposed By Max Richter: Vivaldi - The Four Seasons
Label : Universal Music Classics & Jazz / Deutsche Grammophon


75 : AU - Get Alive


Orchestration à l’extrême, bordel math-rock sans nom, l’album de AU est une jolie réussite. On retient en particulier Get Alive et son banjo (?)même pas ridicule joué à toute vitesse. Au contraire la chanson est à la fois bouleversante et revigorante un peu comme les pubs Nutella et la chanson Travis là, si tu vois ce que je veux dire…

Extrait de l'album : Both Lights
Label : Leaf


74 : The Sea And Cake – Harps


The Sea And Cake, presque 20 ans de carrière et jamais écouté, ok. A l’écoute de Harps, il va bien falloir trouver du temps à leur accorder. Conjuguant pop et musique disco il y a un côté dansant indéniable mais le tout est enrobé dans de jolies mélodies, le résultat est des plus choupis.

Extrait de l'album : Runner
Label : Thrill Jockey


73 : Flying Lotus - Between Friends (Feat. Earl Sweatshirt & Captain Murphy)


La meilleure chanson de Flying Lotus n’est pas sur son dernier disque mais sur une compilation où il convie le temps d’une chanson Earl Sweatshirt et le mystérieux rappeur Captain Murphy. Quand on écoute le résultat, on a envie que d’une chose, c’est que Steven Ellison réalise un album de rap tant le résultat est superbe. Ca tombe bien, Captain Murphy, c’est lui (twist de malade).

Extrait de la compilation : Adult Swim’s Singles Program 2012 (A télécharger légalement et gratuitement ici)
Label : Williams Street


72 : King Tuff - Bad Thing


Nouvelle signature du label Sub Pop, Kyle Thomas est une vraie pile électrique. Avec son deuxième album, King Tuff nous offre un condensé de Power pop et de garage rock estival. Celui qui s’est fait connaitre avec le groupe Witch (où l’on retrouve le leader de Dinousaur Jr., J. Mascis), nous gratifie même de ce tube à la bien pour l’été. Bon ok c’est l’hiver mais ça marche aussi.

Extrait de l'album : King Tuff
Label : Sub Pop


71 : Kendrick Lamar - Sing About Me, I'm Dying Of Thirst


Ok l’album est bien mais Kendrick mérite t-il vraiment toutes ces louanges sans déconner? Sur Good Kid, M.A.A.D City on trouve beaucoup de bonnes choses mais rien de vraiment nouveau dans le monde du rap. Cependant, on retient l’étonnant morceau qui arrive en fin de parcours, 12 délicates minutes basées sur un apaisant arpège avant de partir dans une toute autre direction avec ces chœurs aériens de toute beauté. Enfin, la prière concluant la chanson installe un silence religieux et mérité nous laissant pantois. Superbe.

Extrait de l'album : Good Kid, M.A.A.D City
Label : Aftermath Entertainment / Interscope Records


70 : Rhye – The Fall


Rhye fait partie des jolies découvertes de cette fin d’année, on ne sait pas grand-chose de lui ou elle et on s’en fout un peu puisque c’est seulement la chanson The Fall qui nous intéresse ici. Un truc tout simple, tout bête avec juste un piano, une voix et quelques cordes ici et là.  Souvent, c’est dans les idées les plus épurées que l’on succombe le plus facilement, en voici la preuve.

Extrait de l'EP : The Fall
Label : Innovative Leisure


69 : Wavves - Hippies Is Punk


Wavves me manque putain. Leurs hymnes punk Californien, leurs histoires de weed et leurs riffs efficaces. Maigre consolation, une compo, Hippies Is Punks (officiellement devenu mon titre de chanson préféré), un brûlot comme ils savent le faire, redoutable et efficace.

Extrait de la compilation : Adult Swim’s Singles Program 2012 (A télécharger légalement et gratuitement ici)
Label : Williams Street


68 : Tilly And The Wall - Love Riot


Sorti de nulle part, Tilly And The Wall a pourtant déjà 4 albums à son actif et il semblerait qu’on n’ait pas choisi la meilleure pioche en découvrant le groupe via leur dernier album. Décevant la critique, il faut avouer que Heavy Mood est un disque seulement sympathique dont le niveau ne cesse de baisser au fil des chansons. C’est donc naturellement que l’on prend le premier titre, une salve dévastatrice, croisement entre la furie des Yeah Yeah Yeahs et le joyeux bordel de The Go! Team.

Extrait de l'album : Heavy Mood
Label : Team Love Records


67 : Schoolboy Q - There He Go


Trop facile, le mec sample la meilleure chanson de Menomena comment ne pas aimer dans ces cas là ? On retrouve le cuivre menaçant, la mélodie mélancolique et rêveuse… Par par-dessus tout ça, il y a le flow de Schoolboy Q un peu, beaucoup fou, complètement en roue libre et qui arrive parfaitement à s’insérer dans leur univers qui ne tourne, de toute façon, pas rond non plus.

Extrait de l'album : Habits & Contradictions
Label : Top Dawg Entertainment


66 : Metz - Headache


Grosse chanson qui ne fait pas dans la dentelle, Metz (des Canadiens CQFD) est plus brutal que jamais sur Headache. Malgré la violence qui sévit sur ce titre, c’est fou toutes les nuances et mélodies qu’on peut déceler, limpide comme c’est pas permis, Headache surprendra sûrement les amateurs de sons qui tâchent.

Extrait de l'album : Metz
Label : Sub Pop


65 : Bass Drum Of Death - White Fright


Découvert sur le tard (cette année en fait), on s’est vraiment pris une grosse claque avec le premier album GB City de ce groupe en provenance du Mississippi. On espère que son successeur, qui commence à se faire pas mal attendre, enverra lui aussi du son qui tabasse. C’est en tout cas en bonne voie à l’écoute du tranchant White Fright premier aperçu qui utilise la même recette que le précédent, tant mieux!

Extrait du single : White Fright
Label : 3qtr


64 : Stik Figa - The Skinny


BAM! Un groove à l’ancienne qui claque comme c’est pas possible, Stik Figa balance en ouverture cette chanson qui nous donnerait presque envie de nous mettre au rap. Durant 3 minutes on se met dans la peau de MC Panda complètement transporté par la joie et l’énergie qu’il véhicule sur The Skinny.

Extrait de l'album : As Himself
Label : Mello Music Group


63 : Perfume Genius – Hood


Un jour on aimerait vraiment mettre un de ses albums dans notre top mais on n’a pas encore trouvé le disque qui enchainerait les perles comme peut l’être la chanson Hood, une poignante ballade qui s’emporte (et nous avec) en nous comptant ses déceptions amoureuses.

Extrait de l'album : Put Your Back N 2 It
Label : Matador


62 : Kate Boy - Nothern Lights


D’abord détesté puis finalement adulé, c’est sûrement le côté The Knife qui nous avait échappé au début qui a fini par nous séduire. Puis il y a ce refrain en or, ce chant dévoué aussi… Bref, Nothern Lights est finalement un gros tube en puissance, trop étrange pour les ondes, trop facile pour les esthètes, une chanson dans l’air du temps en somme.

Extrait du single : Nothern Lights
Label : -


61 : Hot Chip - Flutes


Le jour où Hot Chip sortira un Best-Of on hallucinera face au nombre affolant de tubes que le groupe a écrit. Quelque soit la qualité du disque, quelque soit la direction prise, les Anglais arrivent toujours à nous sortir un tube de derrière les fagots. Flutes, qui n’est pas le seul hit de In Our Heads, en est la preuve avec ses 7 minutes qui ne cessent de faire monter la pression.

Extrait de l'album : In Our Heads
Label : Domino


60 : Rover - Aqualast


Le gros Robert a signé un sympathique album mais est surtout responsable du très beau Aqualast, une chanson un peu boursouflé, un peu trop dramaturgique mais qui fonctionne à tous les coups et reste dans les têtes, c’est toujours ça de gagné.

Extrait de l'album : Rover
Label : Cinq7


59 : ∆ (Alt-J) - Matilda


C’est bon ils m’ont saoulé là, j’en peux plus d’eux, de leurs louanges immérités, de les voir se faire vendre comme les nouveaux radioheadalors que leur musique n’est que de la resucée d’autres trucs indés déjà périmés. Bon après, ce serait un peu de la mauvaise foi de ne pas admettre que certains titres sont réussis comme le très joli Matilda. Donc voilà on le met dans le top. Bisous.

Extrait de l'album : An Awesome Wave
Label : Infectious Records



58 : Angel Haze – New York


On prend un sample de Gil Scott-Heron et c’est ti-par, Angel Haze déballe son flow plus rapide que l’éclair sur fond de guitare cafardeuse et de quelques clappements de mains (pour égayer la vie t’as vu). Avec peu de choses Angel Haze réussit à s’approprier l’univers du regretté Scott-Heron, un joli hold-up.

Extrait de la Mixtape : Reservation (A télécharger légalement et gratuitement ici)
Label : True Panther / Noizy Cricket!! / Biz 3


57 : The XX - Angels


Avec ce premier extrait l’attachant trio a repris les choses où ils les avaient laissés en 2009. Minimalisme, sensibilité à fleur de peau, une voix timorée… Tout y est. La mélodie n’est pas en reste, ces quelques arpèges nous rassurent et nous réconfortent, on est toujours aussi charmé par cette sobriété. The XX revient, sur la pointe des pieds, de la plus belle des manières.

Extrait de l'album : Coexist
Label : Young Turks


56 : Animal Collective - Today's Supernatural


Gloubi boulga sonore, Today’s Supernatural possède tout de même une belle énergie et une puissance de frappe montrant un Avey Tare plus hargneux qu’à l’habitude. Lors de sa parution sur le net, ce premier single a définitivement tourné la page de leur période Merriweather Post Pavilion un album plus pop et doux qui avait rencontré un succès conséquent. Animal Collective prévient qu’ils ont ressorti les griffes et c’est pas mal non plus.

Extrait de l'album : Centipede Hz
Label : Domino


55 : Daughn Gibson - Lookin' Back On '99


La chanson nocturne par excellence de l’année. Lookin' Back On '99 a qui plus est quelque chose de très frontale malgré son rythme plutôt mid-tempo. Cette chanson peut s’emballer vite et devenir agressive, c’est une chanson combattante qui vient vous mettre au tapis. Idéale pour les ballades au milieu de la nuit sous les lumières de la ville.

Extrait de l'album : All Hell
Label : White Denim


54 : Christian Löffler - Eleven (Feat. Mohna)


Pour une des nombreuses perles de son premier album, Löffler invite Mohna et nous fait découvrir sa voix morne mais belle. Les chants s’enchevêtrent et se mêlent aux sonorités féeriques qu’il construit. Triste et rêveur la chanson nous laisse agréablement songeur.

Extrait de l'album : A Forest
Label : Ki Records


53 : Menomena - Heavy Is As Heavy Does


Si Blur ne veut pas sortir de disque on peut toujours se raccrocher à Menomena qui signe avec Heavy Is As Heavy Does un titre plus Blur que Blur lui-même. Il suffit d’écouter la voix qui fait dans le mimétisme vocal pour croire entendre Damon Albarn. Au-delà de ce mimétisme, Menomena signe avec Heavy Is As Heavy Does une de leur plus belle chanson à ce jour (et n’a pas à rougir de la comparaison avec les dieux Anglais).

Extrait de l'album : Moms
Label : Barsuk Records


52 : The Tallest Man On Earth - There's No Leaving Now


Et pouf. Quand Kristian Matsson lâche sa guitare pour prendre place au piano, le Suédois nous lance cette superbe ballade d’une sobriété bienvenue. C’est dans cette simplicité que l’on est touché par There's No Leaving Now un titre vachement émouvant quand même.

Extrait de l'album : There's No Leaving Now
Label : Dead Oceans


51 : Passion Pit - Take A Walk


Pas mal décrié, il faut avouer que malgré son penchant putassier (encore plus que le premier album), Passion Pit a signé une très bonne suite à Manners. C’est rempli de musiques entêtantes et oui, cette suite est meilleure que leur premier disque qui était finalement très décevant. Take A Walk est d’ailleurs à l’image de Gossamer : on trouve une pointe de mélancolie, il y a des synthés qui débordent de partout, et on a une rythmique entrainante. Nous voilà aux anges.

Extrait de l'album : Gossamer