Mardi 12 janvier : Woodpigeon - Such A Lucky Girl

Pas de bol pour eux, pas mal de gens avait loupé le coche avec Woodpigeon découvert l’année dernière avec Treasury Library Canada sortit en 2008 puis Songbook premier essai datant maintenant de quatre ans. Très vite affilié à un folk s’acoquinant avec Sufjan Stevens, ces Canadiens avaient reçu les honneurs par pas mal de critiques grâce à des compositions élégantes qui valaient leur pesant de cacahouètes. C’est donc avec surprise que j’apprenais l’arrivée d’un nouveau Woodpigeon en ce début d’année, pas de buzz ? Pas d’annonce ? Mais c’est quoi cette com de merde ? De la part d’un groupe qui a signé deux grands albums on était en droit de s’attendre à un peu plus d’engouement jusqu’ici assez absent… Peut être est ce parce qu’ils ont appelés leur album Die Stadt Muzikanten ce qui commercialement parlant n’est pas ce qu’on a fait de mieux.

Et pourtant, encore une fois, Woodpigeon fait des merveilles avec leur folk à l’orchestration impeccable. Les cordes sonnent de façon divine accompagnés par une flopée d’instruments souvent discret mais indispensable à la construction de leur édifice. Aidé par la voix toujours aussi belle de Mark Hamilton, ce collectif nous déballe pas moins de seize titres (chanson bonus comprise) sans temps morts mais sans temps forts non plus ce qui est peut être une des faiblesses du disque qui peut paraitre un poil linéaire. L’autre reproche majeur est aussi son manque d’originalité car des groupes comme Woodpigeon il y en a à la pelle mais on espère que leur talent suffira à les démarquer de la masse ce qui serait hautement mérité. Mais le salut pourrait venir de titres tel que Empty-Hall-Sing-Along ou My Denial In Argyle un poil plus couillu que d’habitude qui aide à faire passer la pilule de plus d’une heure de musique. Une pilule qui d’ailleurs passe relativement bien, l’ennui ne passant jamais nous faire un petit coucou pendant tout ce temps.

Difficile alors dans ce cas de n’en choisir qu’une mais c’est finalement l'étiré Such A Lucky Girl l’un des titres les plus Sufjanien (hé oui ils n’échapperont pas à la comparaison) de Die Stadt Muzikanten qui remporte le pompom pour avoir le mérite d’avoir les plus beaux arrangements où le piano et la guitare s’unissent pour un moment joli tout plein à l’image de ce disque qui on l’espère ne passera pas inaperçu cette fois ci.





Extrait de l'album : Die Stadt Muzikanten
sortie le : 12 janvier 2009
Label : End of the Road
Myspace
Un peu de justice tout de même avec une critique encore plus enthousiaste ici

4 commentaires:

Erwan a dit…

Je te rejoins sur les défauts. par contre moi j'ai vu l'ennui passer de temps en temps quand même. Ils auraient intérêt à espacer les sorties et à raccourcir tout ça (70 minutes c'est très très long quand même)(quand on ne s'appelle pas Sufjan Stevens ;-)

Panda Panda a dit…

Je déteste les disques trop long. Ils auraient virés 20 minutes le disque aurait put être bien meilleur c'est sur, mais non pas d'ennui à l'horizon, le dernier en date était de 2008 avec Visiter des Dodos qui avoisinait l'heure et là aussi pas d'ennui mieux chez eux car il n y a rien à jeter leur disque est (presque) parfait ce qui n'est pas le cas avec Woodpigeon.

Je crois que le dicton "plus c'est long plus c'est bon" ne peut s'adresser qu'à Sufjan Stevens!

gil a dit…

Si vous n’avez pas encore entendu ce dont sont capables des Clones-musiciens, passez à l’occasion les voir sur http://fr.akamusic.com/lesllbellullsuedoizz
Vous verrez que les prouesses bio-technologiques portent leurs fruits et résistent à la gravité avec grandiloquence.

Mmarsupilami a dit…

Ce diction "plus c'est long, plus c'est bon" n'est pas d'application pour le héraut des autoroutes.
Seulement pour Oneida!
Là, je sens que je risque d'ouvrir le débat...
:-D