Mercredi 26 janvier : Deerhoof - Behold A Marvel In The Darkness

Pour certains, Deerhoof est sûrement un groupe culte, car il aura su au fil des années se construire une discographie conséquente sans signer d’horreurs, ou peut-être est ce aussi grâce à la construction d’une identité sonore à la fois originale et accessible bien à eux. Sans les trouver géniaux, le trio californien aura toujours su me séduire. Mes premiers amours avec le groupe fût avec le titre +81 présent sur l’excellent Friend Opportunity, qui était aussi pop qu’expérimental. Alors que la trompette faisait dans ma tête des ravages, la construction du titre était pour le moins étrange avec ses multiples cassures au sein de la composition. La voix extrêmement aiguë de Satomi Matsuzaki participait aussi à l’étrangeté de leur musique. Le temps est passé depuis, et quelques albums antécédents du groupe sont parvenus à mes oreilles sans jamais paraître déplaisant à défaut d’être remarquable. Deerhoof est ainsi, ils ont construit leur réputation sur une discographie conséquente sans faux pas, ni réelle déception, ce qui est aussi bien qu’un groupe qui doit tout à un seul et unique album.

Leur nouvel album ne déçoit pas, eux qui sont habitués à un rythme de diffusion quasi-annuel ont attendu trois avant de nous livrer leur onzième galette. On imagine que le temps anormalement long pour eux a joué en leur faveur pour peaufiner l’écriture des chansons. En gardant toujours le goût pour des sonorités étranges, Deerhoof n’a jamais été aussi pop et direct. Une fois passé le premier morceau qui pourra rebuter certains par son côté foutraque, la suite n’est que du bonheur. Le titre suivant est par exemple un petit bijou de pop chatoyante. Behold A Marvel In The Darkness qui est introduit par une guitare acoustique évolue très rapidement dans d’autres sphères, en variant les mélodies et le tempo.

Les titres s’enchaînent et ne se ressemblent définitivement pas sur le nouvel exploit du groupe qui saura aussi bien garder les anciens aficionados qu’en appâter de nouveaux. Après 16 années d’existence on ressent à travers ce disque un plaisir immense. Comme d’éternels adolescent, l’énergie communiquée est grande et le bonheur intense. Réfractaire aux groupes expérimentaux ou tout simplement à la musique de Deerhoof, il serait bien dommage de passer à côté de ce disque qui est une parfaite entrée en matière pour découvrir ce groupe aussi original que doué.

En écoute aujourd’hui, Behold A Marvel In The Darkness, qui est à la fois époustouflant, charmant, étonnant, et surtout grand.



Extrait de l'album : Deerhoof vs. Evil
sortie le : 25 janvier 2011
Label : Polyvinyl
Myspace
En écoute dans le lecteur à droite

Pour :
Hop
Random Songs
Feu à volonté
Visual-Music
Hartzine
Brainfeeders & Mindfuckers

Contre :
...

2 commentaires:

Erwan a dit…

D'habitude je prévois trois boîtes d'aspirine à chaque écoute d'un album de Deerhoof; pour celui-ci une demi-boîte semble suffire. De là à en devenir fan... ;-)

Panda Panda a dit…

A ce que je vois tu aimes te faire mal mon cher Erwan! On progresse en tout cas dans la deerhoofisation c'est déjà bon signe!